Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures.

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jeudi 5 août 2021

Gravitation : tombée pour elle ( Cliquer sur l'image ) | France culture 04/08/2021

À retrouver dans l'émission EURÊKA ! par Antoine Beauchamp

Comment le concept de gravité a-t-il été appréhendé ? Comment est-on passé d’une simple observation, à la découverte d'une loi physique, fondamentale et universelle ? Quelles ont été les différentes figures scientifiques qui ont participé à la dissémination de ce savoir ?

Main détenant une pomme, sur fond noir

"Si j’ai vu plus loin, c’est en montant sur les épaules des géants”, ainsi parlait >>> Isaac Newton, celui par qui les >>> principes de la gravitation ont trouvé leur explication. 

Il ne s’agit pas là d’un simple hommage de la part du savant anglais, il a bien fallu plus de mille ans et que des grands noms comme Aristote, Copernic, Kepler ou encore Galilée, s’attèlent à ce problème pour comprendre la chute des corps.

"C'est finalement la question du mouvement qui se pose. Qu'est-ce qui fait qu'un corps semble accélérer, ou s'arrêter ? Comment prévoir le déplacement d'un corps ? Il y a aussi des questions militaires derrière ces interrogations… Aristote proposera un modèle de la propension naturelle des corps à se déplacer, dans un sens ou dans un autre…" Sébastien Charnoz

Cette découverte des principes de la gravitation universelle est l’une des grandes révolutions scientifiques de l’histoire et c’est en chute libre que nous ferons ce voyage ensemble.

"Gravitation : tombée pour elle" c'est la découverte du jour. Une découverte vertigineuse. 

"Albert Einstein, qui venait de travailler sur la relativité restreinte, montrera le deuxième renversement majeur. Il montrera que la gravitation est une non-force, que les corps tombent tout droit, dans un espace temps modelé lui-même par les corps qui le composent ; mais cette théorie de la réalité restreinte n'est pas encore tout à fait achevée, même si c'est un immense apport…" Gabriel Chardin

Gabriel Chardin, physicien, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, au laboratoire « Astroparticules et Cosmologie » à l’Université de Paris,  et auteur de l'ouvrage >>> “L’insoutenable gravité de l’univers” aux éditions le Pommier, avec Sébastien Charnoz, chercheur à l'Institut de Physique du Globe, narreront l'histoire de cette loi physique fondamentale.

Les références musicales :

  • Le titre du jour : "Tombé du ciel" par Jacques Higelin
  • Le générique de fin : "Gravité" par Flavien Berger

mercredi 4 août 2021

samedi 31 juillet 2021

Covid-19, la course aux vaccins | ARTE 26 juil. 2021


Comment quatre des cinq vaccins autorisés en France contre le Sars-CoV-2 ont été mis au point et distribués en un temps record. Une bataille scientifique sans précédent racontée de l'intérieur, au plus près de cinq équipes de chercheurs. 

Le 30 décembre 2019, le virologue chinois George Fu Gao, directeur du Centre national de contrôle des maladies de Pékin, voit tomber sur son écran une information qui va bientôt affecter l'ensemble de l'humanité : une pneumopathie d'origine inconnue s'est déclarée à Wuhan, dans le centre de la Chine. Onze jours plus tard, le 10 janvier 2020, son équipe a déjà séquencé le génome de ce nouveau coronavirus et partagé mondialement les résultats. Pour les chercheurs à la pointe de la virologie, l'alerte chinoise sonne le branle-bas de combat. La pandémie est probable, voire inéluctable, et il leur faut tenter de la prendre de vitesse en créant un vaccin efficace. Cinq équipes vont prendre la tête de cette course scientifique, qui va s'accélérer à mesure que le nombre de malades et de morts augmente et que les contaminations gagnent un continent après l'autre : celle de George Fu Gao et de sa collègue, l’épidémiologiste Wu Guizhen (vaccin Sinopharm), celle de Barney Graham et de sa jeune adjointe Kizzmekia Corbett, du National Institutes of Health de Washington (Moderna), celle de Kathrin Jansen, du centre de recherche Pfizer, à New York, associée à Ugur Sahin, directeur de la société allemande BioNTech, à Mayence, celle de Teresa Lambe et Katie Ewer, du Jenner Institute d'Oxford (AstraZeneca) et enfin le staff de Keith Chappell, de l'université du Queensland, à Brisbane. Ce dernier devra renoncer en décembre 2020. Son vaccin, créé à l'aide d'une souche inactivée du sida, a en effet provoqué une réaction positive au VIH d'une partie des volontaires ayant subi les tests à grande échelle.
 
Pour la science

Des premières hypothèses au déclenchement de la vaccination de masse, en passant par les tests menés aux États-Unis ou en Afrique du Sud, ce documentaire tourné sur cinq continents restitue de l'intérieur le combat mené par cette dizaine de scientifiques, entre coopération et compétition internationale. Couronné de victoires sans précédent dans l'histoire de la médecine, cet immense défi est encore loin d’être entièrement relevé, car si les variants du Covid-19 se répandent plus vite que les vaccins, la pandémie ne pourra être vaincue. Avec une remarquable pédagogie, et l’art du récit, Catherine Gale révèle à la fois les coulisses d'une épopée aux enjeux collectifs colossaux et les engagements individuels qui l'ont rendue possible. Filmés chez eux comme au travail, interviewés au jour le jour et après coup, ses interlocuteurs, qui jettent toutes leurs forces dans la bataille, livrent un poignant plaidoyer pour la science.

Covid-19, la course aux vaccins
Documentaire de Catherine Gale (Royaume-Uni, 2021, 1h30mn)
Disponible jusqu'au 18/09/2021

mercredi 21 juillet 2021

Nous avons le droit d'être intelligents ! : Le variant Delta & le futur des vaccins | IHU Méditerranée-Infection 13 juil. 2021


Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents !
Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

jeudi 17 juin 2021

Climate change: 'Exceptionally hot' 2020 concludes warmest decade, by Matt McGrath | BBC Environment correspondent 14 January 2021

COP26

Temperature anomalies

Global meteorological agencies agree that 2020 was a scorching year but they are divided on just where it ranks in the temperature records.

For Nasa, last year is in a statistical dead heat with 2016 as the warmest year.

Others, including the UK Met Office, believe it is second in the rankings dating back to the 19th Century.

But all the agencies reporting on Thursday agree that last 12 months are part of the warmest decade on record.

>>> US emissions in 2020 in biggest fall since WWII

>>> Has coronavirus made us more ethical consumers?

>>> Call for massive expansion in vegetable growing

Just last week, >>> a report from the EU's Copernicus Climate Change Service indicated that 2020 was tied with 2016 as the warmest year.

Thursday's reports, from five key agencies around the world, show some dissent from this view, but all agree 2020 is in the top three.

Wildfires raged in many parts of the world
 as temperatures soared

Nasa says 2020 is tied with 2016, while the US National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa) and the UK Met Office have it second.

The Japan Meteorological Agency (JMA) has 2020 as the third warmest year.

The differences between the datasets are all within the margin of error, says the World Meteorological Organization (WMO) which has consolidated the information from the agencies.

Some key facts about 2020 temperatures

  • The average global temperature across the year was around 14.9C, putting it around 1.2C above the average between 1850-1900
  • The 10 years from 2011-2020 were the warmest decade on record
  • The warmest six years on record have all occurred since 2015
  • The differences between the top three, 2020, 2019 and 2016 are "indistinguishably small".

Source: WMO

Taken together they show the global temperature is now around 1.2C above the 1850-1900 average, sometimes referred to as the "pre-industrial figure".

Ongoing emissions of carbon dioxide (CO2) from human activities are the key element in driving up temperatures, say researchers.

While greenhouse gases declined by around 7% globally last year in response to the coronavirus shutdowns, this wasn't enough to affect temperatures.

"Because we haven't stopped doing that and, in fact, we continue to do that even with the pandemic, we're still putting our foot on the accelerator of climate change," Dr Gavin Schmidt, director of the Nasa Goddard Institute for Space Studies, in New York, told BBC News.

"We anticipate that the planet will continue to warm at the rate that it has and maybe even accelerate, unless we get those emissions down, and that's a big task."

Why are there different temperature analyses ?

By Jonathan Amos, Science Correspondent

Temperature curve

Every January we get a report on the surface temperature of Earth in the previous year. Or rather, we get several. Different leading agencies around the globe do their own particular analysis. Ignore the funny labels like HadCRUT5 by the UK Met Office or JRA-55 used by the Japan Meteorological Agency - what lies behind these names are some sophisticated statistical approaches.

All the different temperature curves you see above are built on broadly the same raw data. This comes from millions of temperature measurements gathered by instruments on land and at sea (some ship-borne, some floating). What sets the individual analyses apart is the different ways the agencies go about handling quirks and biases in the data. For example, how do you incorporate the Arctic where we have relatively few measurements but where we know temperatures are rising faster than most other places?

The different agencies have their own ways to extrapolate from nearby instrument stations to gauge what's going on in this region. It's best not to get hung up on the small differences between the curves. Look instead at the trend. On this they all absolutely agree 100%. Planet Earth is warming.

One of the key concerns in the data from 2020 is the way that the warming driven by humans is over-compensating for natural events that help reduce temperatures.

"The exceptional heat of 2020 is despite a La Niña event, which has a temporary cooling effect," said WMO Secretary-General, Prof Petteri Taalas.

"It is remarkable that temperatures in 2020 were virtually on a par with 2016, when we saw one of the strongest El Niño warming events on record. This is a clear indication that the global signal from human-induced climate change is now as powerful as the force of nature."

The fact that 2020 saw global temperatures rising 1.2C above the pre-industrial figure is a growing concern.

Under the Paris Agreement, governments have promised to make their best efforts to keep global temperature rise below 1.5C this century, as >>> scientists have shown it makes a massive difference to keeping our planet habitable.

In fact, if you just look at the temperatures on land, 2020 breached this limit.

According to Noaa, the globally-averaged land surface temperature for 2020 was 1.59C above the 20th Century average. This is the highest among all years in Noaa's 141-year record and surpasses the previous record set in 2016 by 0.05C.

In a record season for North Atlantic hurricanes,
Iota caused considerable damage in Nicaragua

"2020 has proved to be another notable year in the global climate record," observed Dr Colin Morice, senior scientist in the Met Office's climate monitoring team.

"With all datasets showing a continued rise in global average temperature, the latest figures take the world one step closer to the limits stipulated by the Paris Agreement."

Another factor that helped drive up temperatures in 2020 was air pollution, or the lack of it.

Global lockdowns meant fewer cars on the roads and airplanes in the sky.

As the dirty air disappeared this allowed more sunlight to hit the Earth's surface, boosting temperatures.

"The cars that we drive produce a lot of what's called NOx, nitrogen oxides. And those went down pretty much everywhere, where we had restrictions," said Dr Schmidt.

"And what that has done is it has removed a little bit of that reflective air pollution. Our calculations and (those of) others suggest that that may have warmed the climate just a little bit over the last year."

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dimanche 6 juin 2021

La notion de vérité perdrait-elle connaissance ? ( Cliquer sur l'image ) | france culture 05/06/2021

À retrouver dans l'émission LA CONVERSATION SCIENTIFIQUE par Etienne Klein

Est-ce l'affaiblissement de l’idée de vérité qui explique comment l’art du mensonge a pu devenir si florissant ?

Pinnochio dolls for sale in Florence.

C’est une vieille histoire. Le doute et la certitude forment un couple turbulent mais inséparable, dont les aventures taraudent la philosophie depuis ses origines : les lignes de démarcation entre ce qu’on sait, ce qu’on croit savoir, ce qu’on sait ignorer, ce qu’on ignore sans savoir qu’on l’ignore, n’ont cessé de hanter les philosophes. Socrate, Pyrrhon, Descartes, Wittgenstein,… Avec quelle fièvre ont-ils ausculté les critères du vrai, chaque siècle apportant son lot de discussions et de remaniements ! Qu’entend-on par « certain » ? Ce qui a résisté à tous les doutes ? Ou ce dont on ne peut imaginer douter ? La vérité plane-t-elle au-dessus du monde, tapie en quelque empyrée inaccessible ? Ou est-elle déposée dans les choses mêmes, au sein du monde empirique ? Dans cette dernière hypothèse, les scientifiques peuvent-ils aller l’y chercher ?

Voilà d’inusables sujets de dissertation pour classes de terminale, devenus aujourd’hui d’une brûlante actualité.  Car à l’heure d’Internet et des bobards (aussi appelés « fake news »), la vérité ne semble plus avoir autant de valeur à nos yeux : peut-elle être autrement, nous demandons-nous, que relative, subjective, temporaire, locale, partielle, instrumentalisée, culturelle, corporatiste, contextuelle, factice ? 

Est-ce cet affaiblissement de l’idée de vérité qui explique comment l’art du mensonge a pu devenir si florissant ?

Invitée : Catherine Monroy, journaliste et romancière, auteur de « L’Art du mensonge » (Larousse, Essais et Documents)

jeudi 3 juin 2021

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Est-ce qu’on en fait trop avec les risques pandémiques ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 02/06/2021

À retrouver dans l'émission LES IDÉES CLAIRES, LE PODCAST

Champignon noir, grippe aviaire : est-on à la merci d'une nouvelle épidémie ? C'est la question au cœur des Idées Claires, notre programme hebdomadaire produit par France Culture et franceinfo destiné à lutter contre les désordres de l'information, des fake news aux idées reçues.

Est-ce qu'on en fait trop avec le risque
épidémique ? 

Depuis quelques semaines, l'Inde fait face à une autre maladie liée au Covid-19 : la mucormycose. Un champignon qui touche de nombreux patients se rétablissant de Covid. Selon les autorités indiennes, plus de 12 000 cas de mucormycoses ont été recensés et le traitement est introuvable dans le pays. 

Un risque pandémique qui affole la scène internationale au moment où la Chine annonce avoir découvert un cas humain de grippe aviaire, H10N3. 

Le Covid nous a-t-il rendu paranoïaques ou faut-il réellement se méfier de ces maladies ? Pour répondre à notre question, Éric d’Ortenzio, médecin épidémiologiste et responsable de la stratégie à l’ANRS. 

Est-ce qu’on en fait trop avec les risques pandémiques ?

Éric d’Ortenzio : "Je pense qu'au niveau où on est, il faut regarder tous les signaux avec attention et ne pas les prendre à la légère. Le Covid nous rend un petit peu paranoïaques, puisqu'on est face à un événement exceptionnel dans la société et donc tous les signaux qui nous arrivent maintenant, avec des pathogènes en Chine, en Inde, aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde, vont être regardés avec plus d'attention. Mais c'est peut-être, au fond, pas plus mal pour mieux anticiper les crises et mieux se concentrer sur les facteurs de risque d'expansion de ces pathogènes."

Quels sont ces champignons qui se développent en Inde ?

Éric d’Ortenzio : "On parle surtout de la mucormycose qui sévit en Inde. Cela provoque des lésions qui peuvent aller jusqu'à la nécrose et entraîner la mort des patients, mais pour l'instant, en France, on n'a pas de signal particulier. Il faut savoir que ce champignon se développe sur des terrains très particuliers, ce sont souvent des patients qui sont immunodéprimés et ont un diabète déséquilibré. Il se développe aussi plus favorablement dans des climats chauds et humides, comme beaucoup de mycoses, d'ailleurs. Ce qui se passe en Inde n'est pas forcément ce qui peut se reproduire dans un pays tempéré en France ou en Europe. Il faut regarder, le Centre national de référence nous signale qu'il y a très peu de cas, Santé publique France également. La surveillance est là pour justement regarder ce qui se passe, mais ce n'est pas en France un élément pour l'instant inquiétant."

On parle aussi d’une nouvelle grippe aviaire en Chine, H5N8 ?

Éric d’Ortenzio : "Concernant les grippes aviaires, effectivement, ce sont des signaux qui sont vraiment à regarder avec attention, on n'est pas à l'abri d'une nouvelle pandémie grippale. Il y a eu en 2009, A-H1N1, on attendait H5N1 qui était beaucoup plus grave et il y a eu d'autres pandémies de grippe au 20e siècle, donc c'est quelque chose à regarder avec attention. Il faut à chaque fois analyser le passage de la barrière, les virus grippaux mutent, on retrouve ça chez les cochons, chez les poulets et chez les poulets, etc. C'est vraiment un sujet très important et c'est probablement une des futures pandémies."

Est-ce que le Covid nous a appris à réagir plus vite ?

Éric d’Ortenzio : "Si on prend l'exemple d'une maladie à virus comme Ebola, à partir du moment où on va avoir un cas dans un pays où il n'y en a jamais eu, on va parler d'épidémie parce que c'est une maladie nouvelle, dangereuse, avec un taux de létalité très important. Donc, ce sont plusieurs paramètres qui vont déclencher un niveau d'alerte et de configuration. On lance l'alerte, on lance la recherche et on lance les mesures de contrôle. Toute l'analyse qui doit être faite maintenant, en amont, c'est ce qui se passe chez les animaux en termes de prévention, de détection de pathogènes, d'analyses de virus, d'anticipation, de barrières de passage, de barrières d'espèces. 70 à 75 % des maladies infectieuses épidémiques proviennent des animaux, vous voyez le poids de ces animaux ?"

Certaines maladies émergentes sont-elles à surveiller de près ?

Éric d’Ortenzio : "Actuellement, avec l’ANRS, on travaille sur une maladie qui s'appelle la fièvre hémorragique de Crimée-Congo qui a sévi dans les Balkans, en Afrique également et depuis quelque temps, on observe une augmentation du nombre de cas, par exemple en Turquie (il y a eu quelques milliers de cas dans les années précédentes) et plus récemment, en Espagne. C'est une maladie qui est transmise par une tique et ensuite, il peut y avoir une transmission d'homme à homme par les fluides sanguins ou les fèces. Cette maladie est prise avec considération parce qu'on la retrouve également dans du bétail. On a trouvé des anticorps contre cette maladie, chez les animaux, ce qui prouve que les animaux ont été infectés ou en contact avec ce virus. Les tiques sont également retrouvées dans certaines aires géographiques en Europe, en Espagne, mais aussi en France et en Corse. C'est une maladie qu'on regarde avec attention, elle a un potentiel épidémique certain donc, c'est en anticipant mieux, en travaillant sur ces pathologies, en lançant de la recherche, peut-être en avançant sur le diagnostic, le traitement voire sur le vaccin, qu'on pourra mieux réagir s'il y avait une épidémie d'ampleur en Europe de cette maladie, par exemple."

Les futures pandémies seront toujours inattendues comme SARS-CoV-2 ?

Éric d’Ortenzio : "Le scénario pandémie Covid, l'émergence d'un coronavirus, peut se reproduire. Quand on fait face au début, en janvier 2020 à ce phénomène SARS-CoV62, on était beaucoup à dire “ça va aller”, on est mieux préparés qu'avant parce qu'on travaille sur les maladies émergentes. Bon, ça n'a pas été le cas, il faut le dire clairement. Là, de nouveau, il y a une communauté scientifique internationale qui se mobilise encore sur coronavirus, mais qui s'élargit sur les maladies infectieuses émergentes. Mais des virus, des pathogènes, il en existe et il y a des facteurs qui font que l'homme est de plus en plus en contact avec des animaux, on parle de déforestation par exemple. Que provoque la déforestation ? Elle fait que l'homme entre en contact avec des animaux alors que ce n'était pas le cas avant. Il y a aussi la mondialisation, avec les échanges internationaux qui se font en quelques heures maintenant, on se retrouve à l'autre bout de la planète, donc on peut diffuser un virus d'un endroit à l'autre. Il y a beaucoup de facteurs qui compliquent un peu l'anticipation et la réponse, mais en tout cas, oui, on n'est pas à l'abri d'une autre pandémie."

mercredi 2 juin 2021

Covid 19 - comment sortir du désordre pandémique ? ( Cliquer sur l'image | France culture 01/06/2021

À retrouver dans l'émission LA GRANDE TABLE IDÉES par Olivia Gesbert

Il rassemble son expérience des pandémies pour analyser "l'ouragan sanitaire" qu’est le Covid-19 : le Professeur Didier Houssin, nommé à la mission pour le déconfinement du printemps 2020 et président depuis janvier 2020 le Comité d’urgence Covid-19 de l'OMS, est notre invité.

Des gens attendant d'être vaccinés à l'Université
normale de Fuyang en Chine (05/15/2021)

Le Professeur Didier Houssin a été directeur général de la Santé et délégué interministériel pour la préparation à une pandémie grippale de 2005 à 2011. 

Depuis janvier 2020, il préside le Comité d’urgence Covid-19 de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il a été nommé auprès de Jean Castex, ancien collègue et ami, à la mission pour le déconfinement du printemps 2020. Membre de l’Académie nationale de médecine et président de la filiale internationale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, il a publié Face au risque épidémique (Odile Jacob, 2014).  

L’OMS n’a pas de pouvoir d'inspection ni de sanction. Ça reste une organisation politiquement limitée par ce que les Etats membres ont bien voulu lui accorder comme pouvoir. Pr. Didier Houssin

Au terme de plus d'un an de pandémie, et alors que la campagne de vaccination semble indiquer le possible bout du tunnel, paraît son ouvrage L'Ouragan sanitaire. Comment sortir de la pandémie du Covid-19 et préparer l'avenir (Odile Jacob, 26 mai 2021). Un retour sur la pandémie de Covid-19 pour tirer les premières leçons de la crise, mais pas seulement. Car comprendre ce que nous vivons aujourd'hui, montre-t-il, implique de revenir aux maladies du passé et aux leçons qu'on a su en tirer, ou pas, notamment avec les maladies émergentes des années 2005 à 2009.

Un événement de santé publique ne joue pas sur le même registre de temps que l’urgence médicale. Pr. Didier Houssin

En outre, il met en avant le piège de 2009, lorsque les pouvoirs publics furent accusés d'en avoir trop fait face à l'épidémie de grippe A (H1N1). Soulignant la tendance des épidémies à tomber dans l'oubli, il craignait ainsi une démobilisation dans la prévention du risque épidémique. Ce qui, semble-t-il, est bien arrivé, d'où les difficultés de la France et de ses hôpitaux pour faire face à l'épidémie de covid-19.

"On attendait un virus pandémique H5N1 devant d’Asie et on a reçu un virus pandémique H1N1 venant du Mexique. Il y a eu une sorte d’effet de surprise. Par contraste, toute la préparation qu’on avait faite est apparue surdimensionnée." Pr. Didier Houssin)

"On c’était préparés très activement, aiguillonnés par la menace de pandémie H5N1. Malheureusement, il y a eu une sorte d'abandon à partir du début des années 2010, 2012. (...) La menace restait là et on a un petit peu posé les valises." Pr. Didier Houssin

Mais des leçons peuvent être tirées de cette pandémie qui nous touche aujourd'hui. Ainsi ce livre pédagogique s'adresse-t-il aux futurs “participants” d’une autre grave épidémie qui pourrait advenir dans le futur.

"La science n'est qu'une science du moment, elle est susceptible d’être confrontée à des nouvelles évidences qui vont faire modifier les conclusions. Mais aujourd’hui, plutôt que la décision arbitraire ou “pifométrique”, il me semble que l'argument scientifique est un bon argument pour fonder une décision politique." Pr. Didier Houssin

Extraits sonores : 

Trois innovations pour la croissance future ( Cliquer sur l'image ) | France culture 01/06/2021

À retrouver dans l'émission ENTENDEZ-VOUS L'ÉCO ? par Tiphaine de Rocquigny

TOUS LES ÉPISODES

>>> La révolution blockchain

Pour être valide, un échange doit être encadré, comme une transaction monétaire l'est par une banque, ou bien reposer sur une relation de confiance entre...

Une >>> blockchain, ou chaîne de blocs1,2, est une technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s'agit d'une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne. L'ensemble est sécurisé par cryptographie. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuée qui gère une liste d'enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage ; c'est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.

Il existe une analogie avec le réseau Internet, car dans les deux cas les technologies emploient des protocoles informatiques liés à une infrastructure décentralisée. Internet permet de transférer des paquets de données d'un serveur « sûr » à des clients distants (charge aux destinataires de vérifier l'intégrité des données transmises), alors qu'une blockchain permet à la « confiance » de s'établir entre des agents distincts du système. Avec la technologie blockchain, le « tiers de confiance » devient le système lui-même : chaque élément réparti de la blockchain contient les éléments nécessaires pour garantir l'intégrité des données échangées (par un algorithme cryptographique).

>>> 5G, 6G : quand les objets communiquent

Les débats qui entourent la technologie 5G ne se sont pas taris, malgré le déploiement de la nouvelle génération de technologie réseau mobile dans les...


>>> Technologies quantiques : et tout s’accélère

Le 21 janvier, Emmanuel Macron a annoncé un plan d’envergure, à hauteur de 1,8 milliard d'euros, en faveur des technologies quantiques. Ces technologies,...

jeudi 27 mai 2021

Empathie : ta souffrance est mienne ( Cliquer sur l'image ) | France culture 12/10/2020

À retrouver dans l'émission LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin

Qu’est-ce que l’empathie ? Quelles sont ses causes ? Comment cette capacité a-t-elle évolué ? Comment l’étudie-t-on ?

Les recherches récentes ont amené à distinguer
le concept d'empathie émotionnelle, qui désigne
la capacité à ressentir les états affectifs d'autrui,
du concept d'empathie cognitive, c'est-à-dire
la capacité à comprendre les états mentaux d'autrui.

Imaginez une personne en cuisine, avec un couteau bien aiguisé, cette personne découpe, mettons, une carotte. La lame est rapide, agile, elle remonte le légume, se rapproche dangereusement des doigts, la personne est distraite un instant, le couteau coupe tchak tchak tchak et TCHAK ! 

Bon, ça marche mieux avec l’image mais si malgré tout, vous avez eu un petit mouvement ou un petit pincement de douleur à cette évocation. C’est que vous avez fait indirectement preuve d’empathie, vous avez partagé la douleur à venir de cette personne qui a risqué d’y laisser un bout de doigt. 

On a souvent pensé que l’empathie était le propre de l’humain. Que nenni ! C’est même un trait fortement conservé par l’évolution !

Empathie, ta souffrance est mienne : c’est le programme partageur qui est le nôtre pour l’heure qui vient, bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour comprendre exactement ce qu’est l’empathie, et comment elle s’exprime tant chez les êtres humains que chez les autres animaux… nous avons le plaisir de recevoir Catherine Belzung, neuroscientifique, professeure à l’université de Tours, autrice de « neurobiologie des émotions » aux éditions UPPR et Aurélien Miralles, chercheur au MNHN.

Le reportage du jour

Comment évaluer l’empathie dans les groupes d’oiseaux ? A travers les vocalisations, qui informe sur la contagion émotionnelle entre les individus en situation de détresse. Reportage dans les volières de cockatiels et diamants mandarins, au Laboratoire Ethologie Cognition Développement de l’université de Nanterre avec son directeur, Sébastien Derégnaucourt. Par Céline Loozen :

Les références musicales

  • Le titre du jour : "Empathy for the devil" par Tim Burgess
  • Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy
  • Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

The World After Coronavirus: The Future of Globalization | BU Pardee Center Ian Goldin 26 juil. 2020


The COVID-19 pandemic is a global crisis of unprecedented scale, with aftershocks that will be felt in virtually every aspect of life for years or decades to come. The Frederick S. Pardee Center for the Study of the Longer-Range Future at the Pardee School of Global Studies has launched a new video series called "The World After Coronavirus," in which we ask leading experts and practitioners from Boston University and across the world to explore the challenges and opportunities we will face in our post-coronavirus future.

The series is hosted by Prof. Adil Najam, the Inaugural Dean of the >>> Pardee School of Global Studies and former Director of the Pardee Center. In this episode, Dean Najam speaks with Ian Goldin, Professor of Globalization and Development at the University of Oxford and Founding Director of the Oxford Martin School (2006-2016), about the future of globalization after COVID-19.

[ La pandémie COVID-19 est une crise mondiale d'une ampleur sans précédent, avec des répliques qui se feront sentir dans pratiquement tous les aspects de la vie pendant des années ou des décennies à venir. Le Frederick S. Pardee Center for the Study of the Longer-Range Future de la Pardee School of Global Studies a lancé une nouvelle série de vidéos intitulée "Le monde après le coronavirus", dans laquelle nous interrogeons les principaux experts et praticiens de l'Université de Boston et monde pour explorer les défis et les opportunités auxquels nous serons confrontés dans notre avenir post-coronavirus.

La série est animée par le professeur Adil Najam, premier doyen de la Pardee School of Global Studies et ancien directeur du Pardee Center. Dans cet épisode, le doyen Najam s'entretient avec Ian Goldin, professeur de mondialisation et de développement à l'Université d'Oxford et directeur fondateur de la Oxford Martin School (2006-2016), sur l'avenir de la mondialisation après COVID-19. ]

lundi 24 mai 2021

Brussels in all its splendor in 1908 in color ! | Rick88888888 22 mai 2021 Via notre F P V


This film shows the Belgian capital Brussels in color as it was more than a century ago in 1908. 

At the time Leopold II was still King of Belgium. He died one year later on 17 December 1909. 
Many well-known parts of Brussels pass by the camera man's lens like the famous Stock exchange, The Jubelpark, the town hall on the Grote Markt, the cathedral, the Kings Palace, the huge building of the Palace of Justice, the woods surrounding Brussels and much more. 
The film ends with a tram ride into the woods to the Musée Colonial de Tervueren, i.e. The Royal Museum for Central Africa at Tervueren.  It was built to showcase King Leopold II's Congo Free State in the International Exposition of 1897 [Wikipedia]. This tram line still exists: Tram 44.

It was a time when no cars were yet on the streets, only horse and carriages and early electric trams. Today Brussels is the residence of the European Parliament that forms the centre of the cooperation of the countries of the European Union.

This film has been motion-stabilized, speed corrected, enhanced and colorized by means of Artificial Intelligence software.

Note: As usual on this channel you are requested not to make race-related comments and please stay clear from obvious comments like "everybody in this film is now dead" and "not a fat or obese person in sight". Kindly try to make more profound comments that relate to Brussel's history and what life was like in that city over a century ago. Thank you very much for helping to make this video interesting to watch and its comments a joy to read.

samedi 22 mai 2021

La Chine se prépare à une longue guerre froide technologique, par Arnaud Leparmentier et Simon Leplâtre | Le Monde 21 mai 2019

Huawei est dans le collimateur du président Donald Trump. En réalité, les Américains refusent que les Chinois, adversaires stratégiques, se hissent au même niveau qu’eux.

Face à l’Amérique, Xi Jinping en appelle aux mânes de Mao Zedong. Le président chinois s’est rendu, lundi 20 mai, à Yudu, dans le Jiangxi, où commença, en 1934, la « Longue Marche » des communistes pour échapper aux nationalistes de Tchang Kaï-chek. Flanqué de son négociateur commercial en chef, Liu He, M. Xi a aussi visité, à Ganzhou, une usine de terres rares, ces métaux indispensables à l’industrie informatique mondiale et largement contrôlés par Pékin. Chacun a compris le message : la Chine se prépare à un long conflit commercial et stratégique avec les Etats-Unis. Elle est prête à en supporter les affres et à riposter.

Cette sortie illustre la montée des tensions, alors que les Etats-Unis ont engagé avec la Chine une guerre froide technologique. Huawei, numéro deux mondial des télécoms derrière le coréen Samsung, mais devant l’américain Apple, est dans le collimateur du président Trump. Estimant que le groupe chinois représente un risque pour la sécurité nationale et la violation de la vie privée de ses utilisateurs en raison de ses liens étroits avec Pékin, Washington l’a placé sur la liste des entreprises menaçant la sécurité nationale.

Les firmes américaines doivent désormais demander une licence avant de commercer avec Huawei – licence dont il a été indiqué qu’elles ne l’obtiendraient pas. Les fournisseurs américains s’exécutent, à commencer par Google. L’entreprise a décidé de priver Huawei de l’accès à certains de ses services, comme le système d’exploitation Android, et applications (Chrome, YouTube, Gmail, Maps). Un coup dur pour le chinois. La décision de Washington touche aussi de grands fabricants américains de semi-conducteurs, tels que Qualcomm ou Intel, ces derniers ayant informé leurs employés qu’ils cesseraient, eux aussi, de fournir Huawei, selon l’agence Bloomberg.

>>> Google coupe les ponts avec Huawei : ce que ça change pour les utilisateurs

Devant ces inquiétudes, Washington a semblé vouloir calmer le jeu, en décrétant, lundi, un délai de quatre-vingt-dix jours avant d’imposer ces sanctions. Tergiversations qui ne font que refléter l’absence de stratégie fiable à la Maison Blanche. Il n’empêche, Huawei est dans la ligne de mire. En Chine, ces sanctions suscitent plus de patriotisme que d’angoisse.

Les appels à boycotter Apple en signe de représailles sont nombreux sur Weibo, l’équivalent local de Twitter. Longtemps empreints de retenue, les médias d’Etat chinois ont renforcé leurs programmes patriotiques. Au menu notamment La Bataille de la montagne de Shangganling, une production de 1956 qui relate la résistance héroïque de soldats chinois face aux Américains lors de la guerre de Corée (1950-1953), seul conflit armé qui vit leurs troupes opposées dans des combats directs.

Le président de HiSilicon, la filiale de Huawei qui fabrique ses puces électroniques, au cœur de la stratégie d’indépendance technologique du groupe chinois, a écrit un texte passionné à ses employés, le 17 mai, dans lequel il explique que l’entreprise a, de longue date, préparé un plan B, au cas où elle serait privée de produits américains. « Aujourd’hui, la roue de la fortune a tourné, et nous voici arrivés à ce moment extrême et sombre où une supernation bouleverse sans pitié le système industriel mondial », explique He Tingbo.

Le patron de Huawei a également répliqué, mardi, en avertissant les Etats-Unis qu’ils « sous-estimaient » son entreprise. « En matière de technologie 5G, ce n’est pas en deux, trois ans que les autres entreprises pourront rattraper Huawei », a souligné Ren Zhengfei, ajoutant : « En cas de difficultés d’approvisionnement [de semi-conducteurs], nous avons des solutions de rechange (…) On ne pourra pas nous isoler du reste du monde. »

Entreprise symbole de la Chine innovante

Trois lectures, pas forcément exclusives, peuvent être faites de la crise Huawei. 

Première interprétation : les Américains prennent Huawei, fierté nationale chinoise, en otage pour peser sur les négociations commerciales bilatérales. Celles-ci ont capoté, le mois dernier, parce que Xi Jinping aurait fait une erreur d’analyse. Il aurait jugé Donald Trump affaibli par un possible ralentissement économique – inexistant, du moins pour l’instant – et aurait moins cédé que promis aux Américains sur les transferts forcés de technologie et les brevets.

En riposte, M. Trump a augmenté les droits de douane et attaqué Huawei. « Huawei est devenu un levier clair de la négociation globale américaine. Dans les colloques, on explique que, pour parler à la Chine, il faut parler à Huawei », estime Philippe Le Corre, spécialiste de la Chine à Harvard. Très populaire auprès des consommateurs chinois, le gouvernement de Pékin ne peut pas abandonner cette entreprise, symbole de la Chine innovante.

Deuxième lecture : le dossier est en réalité décorrélé, et répond à une inquiétude stratégico-militaire réelle. Les Américains ont de facto banni les produits Huawei de leur territoire depuis 2012 et veulent empêcher l’entreprise de déployer sur la planète la technologie dite de la 5G. Bien plus puissante que la 4G, elle est plus stratégique, puisqu’elle traitera des données extrêmement délicates, en lien avec Internet, pour les piloter les voitures autonomes, les équipements médicaux ou les usines.

>>> La guerre commerciale entre Washington et Pékin s’envenime

Retard dans les microprocesseurs


Troisième lecture : il s’agit d’une guerre technologique tout court, les Américains refusant que les Chinois, adversaires stratégiques du XXIe siècle, se hissent au même niveau qu’eux. Dans cette querelle, le fait que les Chinois volent, copient, pillent les technologies devient secondaire : il ne faut pas qu’ils y aient accès. Depuis un an, on s’est aperçu que les Chinois étaient plus dépendants des Américains que ne le pensaient les observateurs, en raison de leur retard dans les microprocesseurs. Au printemps 2018, il a suffi d’interdire les exportations de puces informatiques pour que ZTE, numéro deux des télécoms chinois, mette la clé sous la porte pendant trois mois. L’administration Trump veut maintenir cette avance.

Si cette stratégie est durable, il s’agit d’un renversement de la globalisation. La diffusion des technologies s’est faite très rapidement depuis un demi-siècle, exportée à coût marginal hors des Etats-Unis et, le cas échéant, d’Europe et du Japon. En voulant isoler la Chine, les Américains créent deux mondes, avec des technologies parallèles, à supposer qu’il soit possible d’éviter les imitations et diffusions technologiques. En tout cas, ils incitent la Chine à développer ses propres technologies, dans tous les domaines, pour s’affranchir durablement des Etats-Unis.

Arnaud Leparmentier (New York, correspondant) et Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)

samedi 15 mai 2021

Pasteur et Koch : un duel de géants dans le monde des microbes | Arte 5 mai 2020


Légendes de la science, le Français Louis Pasteur et l’Allemand Robert Koch se sont affrontés à l'heure de la découverte de la transmission des maladies par les microbes. Un tournant captivant dans l’histoire de la médecine.

À la fin du XIXe siècle, le chimiste Louis Pasteur, déjà célèbre pour ses travaux sur la fermentation, a l’intuition que des micro-organismes pourraient être à l’origine des maladies infectieuses. Mais c’est à un total inconnu que l’on en doit la démonstration scientifique : médecin de campagne, Robert Koch est parvenu à identifier la bactérie responsable de la fièvre charbonneuse, qui décime les troupeaux. 

Vexé, Pasteur affine les résultats de son concurrent avec un coup d’éclat : en 1881, il inocule une forme atténuée de la maladie du charbon à une cinquantaine de moutons. La campagne de vaccination est couronnée de succès et le Français est acclamé par-delà les cercles scientifiques. Mais publiquement, Pasteur omet de mentionner les travaux de Koch. La rivalité entre eux s’intensifie alors, exacerbée par l'antagonisme entre leurs deux pays. Tuberculose, choléra, rage, peste, diphtérie… : à travers leur duel, la lutte contre les pandémies de l’époque connaît des avancées 

Documentaire de Mathieu Schwartz (2018, 96 Min)

La fabrique de l'ignorance | ARTE 24 févr. 2021


Comment, des ravages du tabac au déni du changement climatique, on instrumentalise la science pour démentir... la science. Une vertigineuse investigation dans les trous noirs de la recherche et de l'information.  

Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux pour la santé ? Comment expliquer qu'une part importante de la population croie toujours que les activités humaines sont sans conséquence sur le changement climatique ? Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ? Pourquoi la reconnaissance du bisphénol A comme perturbateur endocrinien n'a-t-elle motivé que de timides interdictions ? 

Au travers de ces "cas d'école" qui, des laboratoires aux réseaux sociaux, résultent tous de batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros, cette enquête à cheval entre l'Europe et les États-Unis dévoile les contours d'une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950, quand la recherche révèle que le tabac constitue un facteur de cancer et d'accidents cardiovasculaires. Pour contrer une vérité dérangeante, car susceptible d'entraîner une réglementation accrue au prix de lourdes pertes financières, l'industrie imagine alors en secret une forme particulière de désinformation, qui se généralise aujourd'hui : susciter, en finançant, entre autres, abondamment des études scientifiques concurrentes, un épais nuage de doute qui alimente les controverses et égare les opinions publiques.

Agnotologie 

Cette instrumentalisation de la science à des fins mensongères a généré une nouvelle discipline de la recherche : l'agnotologie, littéralement, science de la "production d'ignorance". Outre quelques-uns de ses représentants reconnus, dont l'historienne américaine des sciences Naomi Oreskes, cette investigation donne la parole à des acteurs de premier plan du combat entre "bonne" et "mauvaise" science, dont les passionnants "découvreurs" des méfaits du bisphénol A. Elle expose ainsi les mécanismes cachés qui contribuent à retarder, parfois de plusieurs décennies, des décisions vitales, comme le trucage des protocoles, voire la fabrication ad hoc de rats transgéniques pour garantir les résultats souhaités. Elle explique enfin, au plus près de la recherche, pourquoi nos sociétés dites "de l'information" s'accommodent si bien de l'inertie collective qui, dans le doute, favorise le business as usual et la consommation sans frein.

La fabrique de l'ignorance 
Reportage de Franck Cuvelier et Pascal Vasselin (France, 2020, 1h37mn)
#cigarette​ #complot​ #ignorance

mercredi 12 mai 2021

Brésil : une usine à variants ? Le Dessous des cartes | ARTE 21 avr. 2021


Chers amis du DDC, veuillez nous excuser pour la qualité du son de cette “Leçon de Géopolitique”. En espérant que vous apprécierez tout de même son contenu.

Comment le Brésil de Bolsonaro est-il devenu une usine à variants ? Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio, s’entretient avec Émilie Aubry sur la situation pandémique de ce géant de l’Amérique du Sud.

Mardi 13 avril 2021, la France a annoncé qu’elle suspendait tous les vols en direction ou en provenance du Brésil. Une décision radicale qui intervient alors que le Brésil est devenu l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 depuis plusieurs semaines. 

Variant P1, système médical saturé, retard dans la campagne de vaccination et mesures sanitaires quasi inexistantes ont fait de ce géant d’Amérique du Sud une véritable bombe à retardement. 
Face à l’urgence de la situation, le président Bolsonaro a-t-il fait évoluer son discours ? Sur la scène internationale, quelles sont les conséquences pour le Brésil ?

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Comment les variants retardent la fin de l'épidémie | LN24 9 mai 2021


Depuis fin 2020, des mutations du Sars-Cov-2 viennent perturber la gestion de la pandémie de Covid-19. 

Plus contagieux, plus mortel, Britannique, Brésilien, Sud-Africain, double mutant... que signifient réellement ces appellations ? Faut-il s'en inquiéter ? Quand et comment allons nous sortir de la crise ?

On fait le point avec Sophie Lucas, épidémiologiste à l'Institut de Duve et Benoît Muylkens, virologue à l'UNamur.

Réalisation : Brieuc Beckers
Équipe éditoriale : Guillaume Denil et Vincent Schmitz

dimanche 9 mai 2021

Cris et chuchotements des cellules | Zeste de Science / Les séries originales du CNRS 25 mars 2021


Le monde des cellules embryonnaires semble sombre, mystérieux et silencieux... Mais vous allez découvrir dans cet épisode que grâce à de nouvelles technologies, les scientifiques ont découvert comment celles-ci communiquent, entre cris, et chuchotements !

samedi 1 mai 2021

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Sciences et recherche : de l’expertise à la sphère publique | France Culture 28 avr. 2021


Depuis l’apparition du coronavirus, la recherche scientifique a réalisé des avancées spectaculaires en développant des vaccins en quelques mois, mais elle a aussi été le théâtre de disputes entre experts, révélant les allers-retours et les incertitudes propres à la méthode scientifique. Autant d’événements sur-médiatisés qui se sont accompagnés d'une certaine méfiance à l’égard des institutions scientifiques et des experts. Une défiance que l’on peut relativiser à travers les chiffres même si elle se cristallise particulièrement aujourd’hui contre le vaccin Astra Zeneca. 

La crise sanitaire a-t-elle changé les relations entre le peuple et la science ? Comment rétablir la confiance des Français dans les institutions scientifiques, tout en les aidant à développer un esprit critique ? La recherche scientifique peut-elle faire l’objet d’un débat démocratique ? 

Etienne Klein est directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), docteur en philosophie des sciences, auteur de "La physique selon Etienne Klein" et "Idées de génies" (Flammarion, 2021). Producteur de La conversation scientifique.

Bernadette Bensaude-Vincent est professeure émérite de philosophie des sciences et techniques à l’université Paris1 Panthéon-Sorbonne. Auteure de  “L'opinion publique et la science. A chacun son ignorance” (2000, La découverte) et  “Temps-paysage. Pour une écologie des crises" paru en janvier 2021, ed du Pommier.