Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures. Force, Sagesse et Beauté / Liberté, Égalité, Fraternité

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mercredi 15 juin 2022

Comment la clim a changé la face du monde | Le Monde 2 août 2018


Chaque seconde, dix climatiseurs sont vendus dans le monde. En 2050, on en comptera près de six milliards. Inventé en 1902 par l’ingénieur américain Willis Carrier, le climatiseur a profondément modifié nos sociétés contemporaines. L’industrie culturelle, d’abord, en accompagnant l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Les entreprises se sont ensuite équipées en masse, la climatisation étant réputée augmenter la productivité des salariés.

S’il a fallu attendre les années 1950 pour que les climatiseurs entrent dans les ménages américains, ils représentent aujourd’hui, aux Etats-Unis, une dépense énergétique équivalente à celle du continent africain tout entier.

mardi 31 mai 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Leçon inaugurale de Jean-Marc Jancovici | SciencesPo campus de Paris 30 août 2019


Jean- Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie et climat, a proposé une leçon inaugurale sur la transition écologique. "Le monde qui ne s'occupe pas du changement climatique, c'est un monde conflictuel et violent dans lequel vous pouvez oublier les promesses de croissance perpétuelle. "

Sciences Po est une université de recherche internationale, sélective, ouverte sur le monde, qui se place parmi les meilleures en sciences humaines et sociales

lundi 30 mai 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ « Climat : comment repousser la fin du monde » – Quartier Libre avec Jean-Marc Jancovici | QG TV 19 mai 2022


Ce soir sur QG, Aude Lancelin reçoit Jean-Marc Jancovici, inventeur du bilan carbone et membre du Haut Conseil pour le climat, pour un entretien exceptionnel sur l'écologie. Épuisement des stocks de pétrole, réchauffement climatique, montée des eaux, la décroissance semble inévitable pour notre invité. Alors que le >>> GIEC publie des rapports toujours plus alarmants sur la crise écologique mondiale, les dirigeants politiques continuent à faire l'autruche quant à l'urgence de la situation. 

Empêcher un effondrement est-il encore possible ? Les énergies renouvelables peuvent-elles vraiment changer la donne ? Jusqu'à quel point la guerre en Ukraine influe-t-elle sur nos ressources énergétiques ? 

Le fondateur du think tank « >>> The Shift project » examine tous les dossiers chauds dans cette émission grand format.

>>> Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique Relié – Illustré, 29 octobre 2021

mardi 24 mai 2022

La théorie des Cordes | ScienceClic 2 juil. 2021


Comment unifier gravitation et physique quantique ? Pourquoi existe-t-il différents types de particules ? Comment vérifier l'existence de dimensions supplémentaires ?

mardi 1 février 2022

Comment Google est devenu un empire | Le Monde 14 sept. 2018


>>> Google
>>> Android
>>> YouTube
>>> Chrome
>>> Google Maps
>>> Google Play et 
>>> Gmail… 
Chacun de ces sept services de la multinationale >>> Alphabet compte plus d’un milliard d’utilisateurs par mois. La maison mère de Google est devenue un géant en à peine vingt ans et domine des secteurs entiers du numérique

Pour comprendre comment l’entreprise Google est devenue un empire, il faut revenir sur les étapes fondamentales de son développement. A l’origine, il y a le moteur de recherche autour duquel se crée l’entreprise, le 4 septembre 1998. Google n’est alors qu’une start-up comptant ses deux fondateurs, les Américains Sergey Brin et Larry Page. Leur premier coup de génie, c’est leur algorithme >>> PageRank qui simplifie la recherche sur Internet. Grâce à cela, ils devancent d’autres concurrents comme Yahoo! ou Lycos.

L’autre idée révolutionnaire de Google concerne leur modèle publicitaire. En effet, la publicité ciblée permet à l’entreprise de générer une gigantesque manne financière à partir des années 2000. Google va alors se diversifier et s’imposer dans de multiples secteurs.

jeudi 27 janvier 2022

mercredi 26 janvier 2022

CRISPR : une éthique mondiale de la modification génétique ? | Polytechnique Insights 22 septembre 2021

Depuis la naissance en 2018 de Lulu et Nana, les deux jumelles chinoises issues d’embryons dans lesquels un gène impliqué dans l’infection au VIH a été modifié, une ligne rouge a été franchie. Annoncé lors du deuxième sommet international sur l’édition génomique humaine à Hong Kong, cet événement a été qualifié d’« échec de l’autorégulation de la communauté scientifique en raison d’un manque de transparence » par le prix Nobel David Baltimore, alors coprésident de la session.

Un problème dont l’OMS s’est aussitôt saisie. Elle a mandaté un Comité consultatif d’experts, dont je fais partie, afin de produire les premières recommandations mondiales concernant la modification du génome humain. Après plus de deux ans de travail, ce comité vient de présenter un ensemble de règles de bonnes pratiques pour accompagner, d’un point de vue éthique et légal, la révolution technologique que représente l’édition des génomes, facilitée par le système CRISPR-Cas9 (prix Nobel de chimie 2020).

Depuis sa mise au point, cette technologie constitue une source d’espoir pour le traitement de maladies rares ou de cancers. Mais, même dans le cadre de modifications non héritable, acceptées par la plupart des cultures, on ne peut ignorer les enjeux de pertinence médicale, d’équité d’accès aux traitements indépendamment du développement médical du pays des patients, ou de viabilité économique d’approches à forte propriété intellectuelle.

CRISPR, la technologie qui permet tout ou presque

CRISPR (prononcez crispair) est un ciseau moléculaire qui permet de modifier l’ADN avec une précision inégalée, de l’ordre du nucléotide unique (l’unité de base de l’ADN : A,T, C ou G). Ses découvreuses, Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, ont reçu le prix Nobel de Chimie en 2020, soit seulement 8 ans après leur découverte. Une récompense rapide qui s’explique par la facilité et la fiabilité de l’utilisation de CRISPR.

Ce système est composé d’une enzyme, Cas 9, et d’un court brin d’ARN, la séquence guide, qui cible avec précision l’endroit dans le génome que l’on veut couper. Les mécanismes naturels de réparation de la cellule corrigent ensuite la cassure de l’ADN et finalisent sa modification. CRISPR constitue aujourd’hui l’outil de référence pour la biologie moléculaire et la thérapie génique.

Sur des cellules du muscle, de la peau ou même du cerveau, le recours à CRISPR doit répondre aux enjeux éthiques de la modification du génome humain (pertinence médicale, respect des donneurs de matériel biologique, consentement, sécurité…). Si la modification cible des cellules embryonnaires ou des gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes), elle peut être transmise à la descendance. Héritable, elle soulève alors des questions additionnelles.

Modification des gènes : quelle pertinence ?

Dès le début de nos travaux, nous avons établi les grands principes d’une gouvernance adaptée à l’utilisation de systèmes de modification du génome humain. Il revient avant tout de tenir compte du contexte. Le développement économique, l’accès aux soins de santé ou le niveau d’expertise scientifique varient d’un pays à l’autre. Ces facteurs influent la pertinence médicale ou l’acceptation sociale des approches médicales. Il est également essentiel d’établir une supervision des projets de modification du génome humain. La communauté scientifique doit être capable d’analyser a priori les implications de chaque programme et de suivre a posteriori leur mise en œuvre.

L’institution onusienne propose aussi d’accompagner les institutions et les gouvernements dans l’élaboration de leur régulation sur l’utilisation des technologies d’édition du génome humain. Enfin, ce processus doit se faire en dialoguant avec le public. Il est crucial d’améliorer la compréhension des populations sur les enjeux de l’édition des génomes, afin de favoriser un débat inclusif et apaisé. L’OMS a choisi de proposer un cadre de gouvernance plutôt que de tenir une convention internationale. Plus souple, cette approche peut intégrer l’évolution rapide des technologies et accompagner les programmes actuels d’édition du génome humain à des fins médicales tout en anticipant la suite.

Les risques de la modification héritable

Si le recours aux outils d’édition du génome pour traiter un cancer ne heurte pas par principe la bioéthique, d’autres finalités sont discutables. L’option la plus inquiétante implique des modifications héritables, c’est-à-dire concernant soit le gamète soit l’embryon. Dans ces cas, les modifications seront transmises à la descendance du patient. Cette pratique est interdite dans la plupart des pays du monde. Il existe toutefois des zones grises sur le plan légal, dans lesquelles des cliniques peu scrupuleuses peuvent s’engager. Pourtant, en l’état actuel de la science, il est irresponsable de modifier le génome d’un individu de manière héritable : les mécanismes de modification de l’ADN ne sont pas les mêmes dans les cellules somatiques (qui assurent le fonctionnement et la structure de l’organisme) et dans les cellules germinales (susceptibles de former les gamètes et dont le matériel génétique peut être transmis à la descendance). Or, on ne sait pas comment ces outils fonctionnent en dehors des cellules somatiques et tout indique qu’ils ne sont pas fiables dans le contexte germinal.

Une modification héritable du génome devra répondre à une triple pertinence : scientifique, médicale et sociétale. Si un jour, une technique fiable et maitrisée, présentant un risque d’erreur proche de zéro, devait être développée, la pertinence scientifique serait remplie et la décision d’y recourir pour induire une modification héritable pourrait être étudiée. Une maladie génétiquement transmissible grave, incurable, pour laquelle le diagnostic pré-implantatoire, c’est-à-dire la sélection d’embryon non porteur de la mutation, ne serait pas possible, comme dans le cas d’une maladie génétique récessive où les deux membres du couple seraient atteints, constitue un contexte médical où la modification héritable pourrait être discutée. La gravité de la pathologie et l’absence d’autres réponses possibles pourraient conduire à une approbation sociétale qui reste en dernier ressort nécessaire.

L’OMS : les règles de bonne pratique

Cette réflexion ouverte favorise-t-elle une pente glissante menant à des modifications du génome pour convenance personnelle ? Non, si nous maintenons l’exigence de la triple pertinence. Par exemple, pour réduire l’impact humain sur les ressources naturelles, un groupe écolo-transhumaniste proposait qu’un humain ne mesure que 80 centimètres et envisageait de modifier le génome de sa descendance pour en limiter la taille, aucune raison médicale ne justifierait l’intervention.

Pour mener cette réflexion, l’OMS propose d’accompagner les pays dans l’élaboration d’une régulation responsable. Il ne s’agit pas d’imposer une règlementation standard. Des nations avec des approches légales différentes, comme l’Allemagne et le Royaume Uni, garantissent un régime d’interdiction strict bien que complètement dissemblables. Plusieurs voies de règlementations responsables sont possibles. L’OMS ne pourra néanmoins pas empêcher un état voyou de franchir les barrières éthiques. L’organisation onusienne est un pouvoir d’influence et non de contrainte. Néanmoins, depuis le début de cette mission de réflexion, la Chine s’est dotée de nouvelles lois plus restrictives, la Russie a formellement interdit à ses chercheurs la modification héritable du génome humain et des cliniques pour la fertilité en Turquie ont supprimé de leurs sites internet des offres de modification du génome germinal. Un bon début.

Propos recueillis par Agnès Vernet

Pour aller plus loin

Auteurs

Herve Chneiweiss, médecin neurologue, neurobiologiste et directeur de recherche au CNRS

Hervé Chneiweiss préside le comité d’éthique de l’Inserm depuis 2013. Il est membre du Comité consultatif d’experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur l’élaboration de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance des éditions du génome humain.

L’océan, un garde-fou climatique | Polytechnique Insights 25 janvier 2022

En bref

L’océan est un « régulateur climatique » pour la planète. En 50 ans, il aura absorbé 93 % de l’excès de chaleur sur terre, limitant ainsi le réchauffement de l’atmosphère.

C’est toutefois au prix de répercussions importantes sur son fonctionnement chimique et physique, entre réchauffement, acidification, désoxygénation et élévation du niveau de la mer.

L’océan propose différentes solutions pour limiter le réchauffement climatique, que les chercheurs ont catégorisé, on a ainsi des solutions dites Décisives, À faible regret, Non prouvées et Risquées.

Si les mesures Décisives et À faible regret sont à l’évidence à prioriser pour l’action, elles ne seront pas suffisantes. La recherche scientifique doit continuer à explorer le champ des solutions Non prouvées et à comprendre les conditions d’application des solutions Risquées.

L’objectif est clair : maintenir le réchauffement global « bien en dessous de +2°C » en 2100 – hausse considérée par rapport à la période préindustrielle. Cependant, les efforts mondiaux mis en place pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre sont insuffisants. Pour favoriser l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations unies, il est désormais critique de relever l’ambition politique tant en matière d’atténuation que d’adaptation des écosystèmes et des sociétés. Dans cette perspective, la question des opportunités offertes par l’océan pour soutenir l’action climatique internationale se pose.

« À la fois acteur et victime, l’océan est une source de solutions »

L’océan — mers comprises — est un « régulateur climatique » pour la planète (Fig. 1). Depuis les années 1970, il a absorbé 93 % de l’excès de chaleur sur terre, limitant ainsi le réchauffement de l’atmosphère. Il a également piégé 25 à 30 % des émissions de CO2 d’origine humaine depuis 1750. Tout cela en plus d’avoir reçu la quasi-totalité de l’eau libérée par la fonte des glaciers et des calottes polaires. Sans l’océan, le changement climatique serait donc beaucoup plus intense qu’il ne l’est aujourd’hui.

C’est toutefois au prix de répercussions importantes sur son fonctionnement chimique et physique, entre réchauffement, acidification, désoxygénation et élévation du niveau de la mer. Ces bouleversements ont des implications, déjà détectables, sur les écosystèmes et leurs services, et sur les sociétés à travers le monde12.

L’océan est donc à la fois un acteur et une victime du changement climatique, et à ce titre, il est également une source de solutions potentielles. Nous avons évalué les principales mesures fondées sur l’océan qui ont été décrites dans la littérature3. Elles couvrent à la fois l’atténuation et l’adaptation45 et font référence à la lutte contre les causes du changement climatique, la promotion de l’adaptation biologique, écologique et sociétale, ainsi que la gestion des radiations solaires.

Catégoriser pour mieux agir

Selon différents critères — l’efficacité, la faisabilité, la durée des effets, les co-bénéfices, les désavantages, la rentabilité et la gouvernabilité — ces approches fondées sur l’océan ont été évaluées puis regroupées en 4 catégories (Fig. 2) : Décisives, À faible regret, Non prouvées, et Risquées. Une telle catégorisation a vocation à guider l’élaboration et la mise en œuvre de politiques climat, mêlant atténuation et adaptation, et ce à diverses échelles d’action. Du niveau international, dans le cadre de la révision des Contributions déterminées au niveau national, au niveau local, par des stratégies d’actions concrètes et planifiées, et en passant par le niveau national lors de la définition de Plans Climat.

Cette catégorisation suggère que, quelle que soit l’échelle de décision pertinente, des contributions plus ambitieuses devraient stimuler l’action reposant sur des solutions fondées sur l’océan en donnant la priorité aux mesures Décisives (par exemple, les énergies marines renouvelables) et À faible regret (par exemple, la conservation et la restauration de la végétation côtière, l’implication des communautés locales dans les actions d’adaptation, ou encore la révision des politiques de réduction du risque pour mieux tenir compte des évolutions climatiques anticipées).

Les mesures Non Prouvées ont une efficacité potentielle très élevée, mais ont pour l’heure été peu ou pas testées, certaines d’entre elles, comme l’amélioration de la productivité en haute mer et l’alcalinisation, pouvant présenter des inconvénients potentiels élevés. Il convient d’améliorer les connaissances sur ces mesures Non prouvées ainsi que celles qui sont jugées Risquées compte-tenu de leurs potentiels effets collatéraux négatifs (par exemple, la régulation des radiations solaires).

Pas d’action sans planification

Il est également crucial de noter que la pertinence de certaines mesures dépendra fortement du contexte dans lequel elles seront déployées. Si l’adaptation fondée sur les infrastructures (digues côtières par exemple) peut, dans certaines situations, offrir une solution durable pour la réduction du risque climatique (Décisive), dans d’autres contextes elle s’avérera contre-productive sur le long terme (Risquée). De même, la relocalisation des personnes et des activités économiques peut être déterminante à terme pour les littoraux de basse altitude (Décisive), à condition cependant qu’un long processus de planification et d’accompagnement lui soit associé en amont, et sans lequel il y a un risque élevé d’accroissement de la vulnérabilité des populations et activités délocalisées (Risquée).

Un autre élément de complexité repose sur le constat qu’aucune des mesures ne se suffira à elle seule, et donc que c’est dans des combinaisons de réponses — en fonction des spécificités contextuelles — qu’il faudra chercher l’identification d’une « solution climat » robuste. Si les mesures Décisives et À faible regret sont à l’évidence à prioriser pour l’action, il est important de comprendre que la mise en œuvre intégrale des mesures Décisives n’éliminera pas complètement les risques côtiers. De même que l’efficacité à long terme des mesures À faible regret, en particulier les solutions fondées sur la nature, sera en partie déterminée par le niveau futur de réchauffement planétaire. Dès lors, la recherche scientifique doit continuer à explorer le champ des solutions Non prouvées et à comprendre les conditions d’application des solutions Risquées.

Cet élément de diagnostic renvoie à un principe clé de l’action climatique : ne pas penser en termes de solutions individuelles idéalisées, mais en terme de « trajectoires » d’atténuation et d’adaptation. Des trajectoires reposant sur le séquençage d’une diversité de réponses dans le temps, en fonction des nouvelles connaissances sur le changement climatique et de ses impacts au niveau global comme territorial.

1 https://doi.org/10.1126/science.aac4722↑

2 https://www.iddri.org/sites/default/files/import/publications/pb0415_am-et-al._oceans-and-climate-fr.pdf↑

3 https://doi.org/10.3389/fmars.2018.00337↑

4 https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/propositions/le-role-potentiel-de-locean-dans-laction-climatique↑

5 https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/3/2019/11/05_SROCC_Ch01_FINAL.pdf↑

Auteurs

Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS à Sorbonne Université et à l’Institut du développement durable et des relations internationales

Jean-Pierre Gattuso étudie les effets du réchauffement et de l'acidification des océans sur les écosystèmes marins et les services écosystémiques. Il étudie également les solutions basées sur l’océan qui permettent de réduire et de s’adapter au changement climatique. Jean-Pierre Gattuso a co-édité le premier ouvrage sur l’acidification des océans et préside l’initiative de la Fondation Prince Albert II de Monaco “Ocean Acidification and other ocean Changes – Impacts and Solutions”. Il est coauteur de nombreux produits du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et a reçu plusieurs prix scientifiques. Il est membre élu de l’Académie européenne des sciences et de l’Academia Europaea.

Alexandre Magnan, chercheur sénior en « adaptation au changement climatique » à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI-Sciences Po)

Les recherches d’Alexandre Magnan portent sur l'identification de « trajectoires d’adaptation » des littoraux (petites îles des océans Indien et Pacifique notamment) et sur le développement de méthodes par jugement d’experts pour évaluer les progrès d’adaptation au niveau international. Il est titulaire d'un doctorat en géographie et d'une habilitation à diriger des recherches, et auteur du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - Groupe de travail 2 « Impact, vulnérabilité, adaptation », Rapport spécial sur les océans et la cryosphère en 2019, et Sixième Rapport d’Évaluation en 2022).

jeudi 20 janvier 2022

Le grand mystère des mathématiques | Arte 11 août 2017


Le grand mystère des mathématiques
documentaire arte

Omniprésentes dans les sciences et les technologies, les mathématiques sont-elles une invention ou une découverte, une science propre à l’humanité ou le langage même de l'univers ? Une enquête vertigineuse et originale au coeur d'un débat fascinant qui dure depuis l'Antiquité.

Omniprésentes dans les sciences et les technologies, les mathématiques sont parvenues à décrypter les orbites elliptiques des planètes, à prédire la découverte du boson de Higgs ou à faire atterrir le robot Curiosity sur Mars. De tout temps, l’homme, en quête de cycles et de motifs, les a utilisées pour explorer le monde physique et pour comprendre les règles de la nature, du nombre de pétales de fleurs (répondant à des "suites") à la symétrie de notre corps. La réalité possède-t-elle une nature mathématique inhérente ou les mathématiques sont-elles des outils précieux créés par l’esprit humain ?

Voyage visuel

Depuis l’Antiquité grecque, leur universalité et leur efficacité ont nourri débats philosophiques et métaphysiques. Sur les traces de Pythagore (qui avait notamment établi des liens entre mathématiques et musique), Platon, Galilée, Newton ou Einstein, le film, ludique, sonde leur fascinant mystère et leur évolution au fil des siècles, en compagnie de Mario Livio, astrophysicien américain renommé, et de nombreux mathématiciens, physiciens et ingénieurs. Une enquête captivante, formidablement illustrée d’exemples, en même temps qu’un voyage visuel vertigineux. Entre construction neuronale et ordre cosmique, à la frontière de l’invention et de la découverte, les mathématiques, extraordinaire énigme, n’ont pas fini de révéler, d’anticiper et de surprendre.

vendredi 14 janvier 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Pourquoi et comment Sapiens s’est-il imposé ? | France Culture 12 janv. 2022


Ces dernières années, l’histoire de Sapiens s’est faite plus précise. Les théories admises sur l'apparition de Sapiens sont débattues, nombre d’idées reçues battues en brèche et petit à petit, l’idée rassurante d’un Eden premier où serait subitement apparu l’homme moderne se trouve contrariée.

Le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin s'intéresse de près à l’apparition de Sapiens, mais aussi à la disparition de Néandertal et à d’autres groupe, comme le Dénisovien. Connu pour des découvertes majeures, notamment le plus ancien représentant connu de notre espèce au Maroc, il étudie une période durant laquelle l’homme moderne cohabitait avec d’autres Homo. Et tâche de répondre à une question : pourquoi et comment Sapiens s’est-il imposé ?

Était-il vraiment plus développé ? Ou simplement plus social ? D’ailleurs, comment doit-on le définir ? Un aspect physique, des capacités intellectuelles, la maîtrise de certaines technologies ou encore un régime alimentaire ? C’est à ces questions qu’il répond dans sa leçon inaugurale comme professeur titulaire au Collège de France “Homo sapiens, une espèce invasive”, le jeudi 13 janvier 2022.

Jean-Jacques Hublin, paléoanthropologue et directeur du département Évolution de l'homme de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, était l'invité des Matins de France Culture le 11 janvier 2022.

mercredi 12 janvier 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Quand la création raconte le sida ( Cliquer sur l'image ) | France culture 13/12/2021

Quand la création raconte le Sida
L'art des années sida de 1981 à 1996 est marqué par une dimension infiniment personnelle, tragiquement intime.

Une série documentaire de Didier Roth-Bettoni, réalisée par Nathalie Battus

À retrouver dans l'émission LSD, LA SÉRIE DOCUMENTAIRE par Perrine Kervran

TOUS LES ÉPISODES


>>> Dire sa vie et sa mort

Le sida a produit un art autofictionnel de l'intime


>>> Corps souffrants, corps combattants

La question de la représentation du Sida se pose pour les artistes.


>>> Traiter les traitements

L’arrivée des trithérapies en 1996 a changé la vie des séropositifs et des malades et entraîne des modifications profondes des représentations du sida....


>> Hanter les survivants

Les survivants de cette génération continuent le travail de deuil individuel et collectif

mardi 11 janvier 2022

Edward Jenner, inventeur du vaccin | France Culture 1 févr. 2021


Depuis la pandémie on parle de lui comme du possible sauveur de notre époque : le vaccin. Si Louis Pasteur l'a généralisé, c'est un médecin de campagne, Edward Jenner, qui en est à l'origine. Une découverte qui n'aurait pas été possible sans nos amies les vaches.

lundi 3 janvier 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE (THE SOCIAL DILEMMA) sur NETFLIX | Mister Culture Critique & ANALYSE 16 sept. 2020


Voici la critique du nouveau documentaire original de Netflix "DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE"  (THE SOCIAL DILEMMA) qui porte un discours important sur les dérives provoquées par certains mécanismes des plateformes numériques et l'utilisation à outrance de leurs outils. 

Regardez Netflix sur votre TV.
Regardez Netflix sur votre Smart TV, PlayStation, Xbox, Chromecast, Apple TV, lecteurs Blu-ray et bien plus.


Le documentaire « The Social Dilemma »Savais-tu que les réseaux sociaux se battent pour avoir ton attention ?

Ben oui! Et c’est d’ailleurs un des aspects que montre le documentaire « The Social Dilemma » (« Derrière les écrans de fumée »). Sam-Éloi te fait un résumé de ce documentaire qui risque de te faire réfléchir sur ton utilisation des réseaux sociaux.

MISE À JOUR : le 2 octobre, Facebook a réagi au documentaire. « Nous devrions avoir des conversations sur l'impact des médias sociaux sur nos vies », a écrit le réseau social. Toutefois, il juge que le film exagère et il le juge trop critique envers Facebook. Dans sa réaction, Facebook mentionne sept éléments où le documentaire se trompe, selon lui. Par exemple, au sujet des fausses nouvelles. Facebook dit les combattre grâce à des partenaires qui sont là pour vérifier les faits.


Antivax - Les marchands de doute | ARTE 15 déc. 2021

Comment se propagent le refus de la vaccination contre le Covid-19 et les théories aussi fantaisistes que complotistes qui l’accompagnent ? Une incursion éclairante au coeur de la galaxie antivax, auprès de ses adeptes et de ses réseaux d’influence.

Alors que se déroule la plus grande campagne de vaccination de l’histoire, la contestation enfle partout dans le monde. Suscitant espoir mais aussi crainte et colère, les injections anti-Covid fracturent l'opinion. Victime de ses succès, qui rendent le danger moins tangible, critiquée pour ses effets secondaires, la vaccination, qui engage de manière intime la confiance des citoyens dans les institutions, s'est toujours attiré des adversaires. Reste que le mouvement antivax, ultraminoritaire, mais très actif, prospère aussi sous l’influence de personnalités parfaitement intéressées à qui la pandémie actuelle offre un tremplin. Figure de proue du mouvement, Andrew Wakefield, un gastro-entérologue britannique radié en 2010, s'est fait connaître par une étude frauduleuse, publiée dans "The Lancet" en 1998, établissant un lien entre le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et l’autisme. Le scandale qui a suivi va paradoxalement lui donner des ailes. Il quitte l’Angleterre pour les États-Unis, où il monte un business en exploitant les peurs liées à la vaccination. Aujourd'hui, Wakefield, devenu prospère jet-setteur, et ses pairs, comme le producteur Del Bigtree, surfent sur l’épidémie de Covid-19 et sèment la désinformation en propageant des théories complotistes sur les réseaux sociaux afin de faire basculer les hésitants dans le camp de l’opposition vaccinale systématique.

Propagande et récupération

Cette enquête au cœur du mouvement antivax, tournée entre les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, lève le voile sur le commerce lucratif de traitements alternatifs dangereux, des levées de fonds au profit de causes douteuses, une redoutable machine de propagande et des partis extrémistes en embuscade. Un aréopage de scientifiques, lanceurs d’alerte ou journalistes, parmi lesquels Fiona Godlee, la rédactrice en chef du "British Medical Journal "qui a révélé l’imposture de Wakefield, apporte un regard critique sur ce mouvement. Le film fait aussi entendre les doutes de ceux qui, sans être complotistes, rejettent les vaccins, les accusant de causer plus de dommages qu’ils ne permettent d’en éviter, avec, en contrepoint, le témoignage d’une jeune femme restée paraplégique après une rougeole contre laquelle elle n’avait pas été vaccinée. Sans exprimer de ressentiment vis-à-vis de ses parents, elle indique néanmoins que "c’est trop bête de laisser le hasard choisir quand il y a des solutions".

Antivax - Les marchands de doute
Documentaire (France/Royaume-Uni, 2021, 1h30mn)

Qu'est-ce que la matrice ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 28/12/2021

À retrouver dans l'émission SANS OSER LE DEMANDER par Romain de Becdelièvre

Pilule bleue ou pilule rouge ? Réel ou virtuel ? Se rendormir ou suivre le lapin blanc ? Tout est une histoire de choix.

Matrix "le code vert"

Aujourd'hui on plonge dans la matrice avec Hugo Clémot, spécialiste de philosophie du cinéma, auteur de : Les Jeux philosophiques de la trilogie Matrix, en 2011 et Rafik Djoumi, journaliste culturel et auteur du hors-série Rockyrama Matrix Trilogy.

Soudain, sur un écran noir, on voit pleuvoir une, puis plusieurs lignes de codes en caractères verts et japonais. C'est le tout début d'un film qui est devenu plusieurs films, qui est devenu un monde et peut-être un mythe depuis deux décennies. c'est le tout début du film Matrix des sœurs Wachowski, dont la première mouture a été programmée en 1999 et dont un dernier avatar nous est parvenu la semaine dernière, avec un quatrième long-métrage intitulé "Résurrections". Mais quelle est cette matrice obsédante, fictive, branchée et paranoïaque ?

BIBLIOGRAPHIE

Les jeux philosophiques de la trilogie Matrix

Vrin, 2011

INTERVENANTS

Hugo Clémot, professeur agrégé de philosophie en lycée, et chercheur associé au laboratoire « Philosophies contemporaines » de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Rafik Djoumi, rédacteur en chef BITS (Arte).

dimanche 2 janvier 2022

Israël: premier cas recensé de double infection à la grippe et au coronavirus | i24news 02 janvier 2022

Un membre du personnel médical à l'unité
 coronavirus de l'hôpital Hadassah Ein Kerem
de Jérusalem, le 27 décembre 2021

La semaine dernière, Israël recensait 2.000 malades de la grippe hospitalisés

Israël a confirmé jeudi son premier cas de patient infecté par le Covid-19 et la grippe simultanément.

Les médecins de l'hôpital Beilinson dans le centre d'Israël ont indiqué que cette double infection, surnommée "flurona", avait été diagnostiquée chez une femme enceinte non-vaccinée qui présentait des symptômes bénins.

La patiente est sortie de l’hôpital jeudi, alors qu’elle se sentait bien. 

Tandis que certains affirment qu'il s'agit du premier cas de double infection recensé dans le monde, il semble que de tels cas aient déjà été observés aux Etats-Unis dès le printemps 2020, selon le Times of Israel.

Les responsables israéliens de la santé ont suggéré qu'il était probable que beaucoup d'autres personnes aient été infectées par les deux virus, sans avoir pour autant été diagnostiquées. 

Mercredi, le Centre israélien de contrôle des maladies a enregistré près de 2.000 patients atteints de grippe hospitalisés.

Face à ces chiffres, le ministère de la Santé a exhorté la population à se faire vacciner contre la grippe et le coronavirus afin d’éviter une surcharge de malades dans les hôpitaux. 

Il a par ailleurs souligné qu’il porterait une attention toute particulière aux cas de "flurona" pour déterminer si la combinaison des deux virus provoque des maladies plus graves.

La semaine dernière, une femme enceinte de 31 ans est décédée à Jérusalem après avoir contracté la grippe. Un enfant de six ans est également décédé dans son sommeil le mois dernier, en raison de complications liées à la grippe associées à des antécédents cardiaques.

samedi 1 janvier 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Omicron science, good news ? | Dr. John Campbell 30 déc. 2021


New science explains South Africa's low rates of omicron severe disease

SARS-CoV-2 spike T cell responses induced upon vaccination or infection remain robust against Omicron

Institute of Infectious Disease and Molecular Medicine, University of Cape Town
 
SARS-CoV-2 Omicron variant has multiple Spike (S) protein mutations. These contribute to escape from the neutralizing antibody responses, reducing vaccine protection from infection.
We assessed the ability of T cells to react with Omicron spike.
In participants who were vaccinated with Ad26.CoV2.S (J and J) (n = 20) or BNT162b2 (Pfizer) (n = 15) or in unvaccinated convalescent COVID-19 patients (n = 15), SARS-CoV-2-specific T cells play a key role in modulating COVID-19 severity and provide protective immunity.

Results

70-80% of the CD4 and CD8 T cell response to spike was maintained across study groups.
The magnitude of Omicron cross-reactive T cells was similar to that of the Beta and Delta variants
These results demonstrate that, despite Omicron’s extensive mutations and reduced susceptibility to neutralizing antibodies, the majority of T cell response, induced by vaccination or natural infection, cross- recognises the variant.
 
Well-preserved T cell immunity to Omicron, is likely to contribute to protection from severe COVID-19, supporting early clinical observations from South Africa.
 
Further explanation

The limited effect of Omicron’s mutations on the T cell response suggests that vaccination or prior infection may still provide substantial protection from severe disease.
Indeed, South Africa has reported a lower risk of hospitalisation and severe disease compared to the previous Delta wave Cross-reactive T cell responses acquired through vaccination or infection may contribute to these apparent milder outcomes for Omicron.
The resilience of the T cell response demonstrated here also bodes well in the event that more highly mutated variants emerge in the future.