Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures. Liberté, Égalité, Fraternité

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mercredi 30 novembre 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Assiste-t-on à la défaite des démocraties ? | C Ce soir 24 novembre 2022


24 février / 24 novembre… 9 mois aujourd’hui que la guerre en Ukraine a éclaté, 9 mois et de premières grandes leçons à tirer dont nous allons débattre ce soir… Avec l’impression d’un monde scindé en deux, entre d’un côté les partisans de la force et de l’autoritarisme version POUTINE ; et de l’autre ceux qui sont solidaires de la soif de démocratie des Ukrainiens… Alors qui l’emportera ? L’Europe et ses valeurs sont-elles encore audibles dans le reste du monde ?

Avec : 
  • Pierre SERVENT, Spécialiste des questions de défense et de stratégie militaire, ancien porte-parole du ministère de la Défense, auteur de « Le monde de demain » aux éditions Robert Laffont (24/11/22)
  • Lionel ZINSOU, Ancien Premier ministre du Bénin, économiste, président du Think Tank Terra Nova
  • Chloé RIDEL, Directrice adjointe de l’Institut Rousseau, haut-fonctionnaire, autrice de « D’une guerre à l’autre » aux éditions de l’aube (25/08/2022)
  • Pascal BONIFACE, Géopolitologue, directeur-fondateur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de « Géostratégix » aux éditions Dunod (28/09/22)
  • Alexandra JOUSSET, Journaliste et productrice chez Capa Presse

mardi 29 novembre 2022

Y a-t-il une philosophie du fascisme ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 11 novembre 2022

Benito Mussolini

En 1922, Mussolini devient premier ministre en Italie à la suite d'une période de violence dont le point d'aboutissement fut la "marche sur Rome". Il restera au pouvoir pendant plus de 20 ans. Comment a-t-il instauré et installé le fascisme en Italie ?

Avec

  • Katia Genel maître de conférences en philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, actuellement en délégation au Centre Marc Bloch à Berlin
  • Antonio Scurati Professeur de littérature comparée et d’écriture créative
  • Emmanuel Tawil Maître de conférence en droit public à Université Paris 2 Panthéon-Assas / Université LUMSA

Nous sommes le 11 novembre, anniversaire de l'armistice de 1918 qui a mis fin à la première guerre mondiale. Le fascisme italien, à beaucoup d'égards a été un enfant de la première guerre mondiale. De plus, cette année 2022 est celle du centenaire de l'arrivée au pouvoir de Mussolini en Italie, occasion d'ouvrages divers sur ce sujet. Notre question du jour est donc celle-ci : Y a-t-il une philosophie du fascisme ?

"Le fascisme était une politique de la peur et la violence était au cœur de son fonctionnement. Mais il y avait un autre élément : la séduction. La peur était une passion politique séduisante. Mussolini était un socialiste. A l'époque c'était le parti de l'espoir, le symbole était le soleil de l'avenir. Quand Mussolini est expulsé du parti socialiste et au crépuscule de la première guerre mondiale, en cherchant une nouvelle route pour accéder au pouvoir, il comprend quelque chose : il n'y a qu'une seule passion politique plus forte que l'espoir, c'est la peur."  Antonio Scurati

Les italiens n'ont pas encore terminé avec le fascisme.

Bibliographie

  • Katia Genel, Prismes. Théorie Critique, éditions La Tempête, 2022
  • Antonio Scurati, M, l’homme de la providence,Les Arènes, 2021
  • Antonio Scurati, M. l’enfant du siècle, Les Arènes, 2020

Sons diffusés

  • Extraits du documentaire Mussolini, le premier fasciste, de Serge de Sampigny, épisode 1 “Le verbe et la matraque", 2022
  • Archive de Matteo Salvini, 2 mai 2019
  • Archive de Giorgia Meloni, Soir 3, France 3, 20 avril 1996
  • “Giovinezza”, hymne officiel du parti fasciste italien,1924

vendredi 25 novembre 2022

Vote historique à l’Assemblée qui dit oui à l’inscription de l’IVG dans la Constitution | LeHuffPost 24/11/2022


C’est une décision historique alors que l’inscription de l’IVG dans la Constitution était loin d’être acquise. L’Assemblée nationale a voté, ce jeudi 24 novembre, en faveur de l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution, lors de la niche parlementaire de La France insoumise. Peu avant le vote, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti s’était, à nouveau, dit favorable à cette introduction dans la Constitution.

Les députés ont adopté par 337 voix contre 32 ce texte de compromis, dans l’espoir d’obtenir l’aval du Sénat, indispensable pour une réforme constitutionnelle. LR et RN se sont partagés entre pour, contre et abstention. La présidente du groupe RN Marine Le Pen a soutenu le texte.

Le texte porté par Mathilde Panot, qui avait reçu un premier feu vert en commission, tient en deux phrases : « Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. » Cette proposition, qui a fait l’objet d’environ 250 amendements de la part de l’opposition, devra donc encore passer par le Sénat, où le scrutin s’annonce plus délicat.

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ L’illibéralisme, maladie dégénérative de la démocratie ( Cliquer sur l'image ) | 12 novembre 2022

Le premier ministre hongrois Viktor Orbán
s'exprime lors d'une conférence de presse
 à Munich, en Allemagne, le 06 novembre 2014

« En quête de politique » tente de définir l’illibéralisme. Drôle de terme. Est-ce un oxymore, au sens où il n’y pourrait y avoir de démocratie qu’avec les règles habituelles ou alors, envisager que nos règles serait, en réalité, pensées de façon ethnocentrique ?

L’Italie, peut-être bientôt la France, sont-ils menacés d’illibéralisme ?

Il faut d’abord, comme souvent en politique, s’entendre sur les mots.Le terme illibéral existe depuis les années 90. Pierre Rosenvalon, l’historien et politologue l’a utilisé mais celui qui lui a donné l’acception qu’on lui attribue aujourd’hui, c’est le journaliste américain Fareed Zakari en 1997. Sa définition sied parfaitement à la dérive autoritaire, populiste et conservatrice qu’ont connus nombres de pays de l’est après une ou deux décennies de libéralisme politique et de capitalisme économique plus ou moins chaotique. Ce mot, plutôt négatif d’illibéralisme, a été utilisé par Victor Orban, lui-même pour qualifier, par cet habile retournement du stigmate, sa façon de diriger et de transformer la Hongrie. Dès lors un choc de culture démocratique fait vaciller l’Europe sur ses bases depuis maintenant plus de 10 ans.

Invités :

Dominique Reynié , politologue, professeur à Sciences Po dont les travaux portent sur les grands enjeux de société, Bernard Guetta , journaliste, spécialiste de géopolitique internationale et Yves Bertoncini , consultant en affaires européennes et Président du Mouvement Européen – France depuis décembre 2016 et Giuliano da Empoli, écrivain et conseiller politique italien et suisse. Il est le président de Volta, un think tank basé à Milan, et enseigne à Sciences-Po Paris.

La chronique livre d'Aurélie Marcireau :

  • «  Le peuple contre la démocratie  » de Yascha Mounk, L’observatoire

Bibliographie :

  • « Les nouveaux populismes », Dominique Reynié, Fayard
  • « Le XXIe siècle du christianisme », Dominique Reynié, Cerf
  • « Dans l'ivresse de l'Histoire », Bernard Guetta, Flammarion
  • « Le tour du monde (Tome 1) - L'enquête hongroise », Bernard Guetta, Flammarion
  • « Le mage du kremlin », Giuliano da Empoli, Gallimard
  • « Les ingénieurs du chaos Broché », Giuliano da Empoli, JC Lattès
  • « Relocaliser en France avec l'Europe », Yves Bertoncini, Fondation pour l’innovation politique

L'équipe

  • Thomas Legrand, Production
  • Franck Olivar, Collaboration
  • Christophe Imbert, Réalisation

À quoi pourrait ressembler la fin de l'abondance ? (Cliquer sur l'image ) | France culture 21 septembre 2022

Si la sobriété, plus que jamais de mise, nous engage écologiquement et économiquement à changer nos modes de consommation – et plus largement nos modèles d’existence … A quoi pourrait ressembler la fin de l'abondance ?


Épisodes


>>> Peut-on faire sans la décroissance ?

Que faire face à la finitude de nos ressources ? La réduction de la production marchande est-elle suffisante ? Ne faut-il pas repenser en profondeur nos façons de vivre pour qu'elles soient plus respectueuses du vivant ?


>>> Le plaisir peut-il ne pas être prédateur ?

Comment le plaisir se manifeste-t-il dans le capitalisme ? Peut-on penser le plaisir hors des dualismes induits par rationalité moderne ? Suffit-il alors de se “soucier des autres” pour repenser le plaisir en dehors d’un cadre de domination ?


>>> La peur de la fin du monde est-elle utile pour réfléchir ?

Comment imaginer la fin du monde ? La peur est-elle un moteur nécessaire à la réflexion ? Comment repenser l’histoire en prenant en compte la finitude humaine et l'amenuisement des ressources ?


>>> Privation, abstinence, ascèse... est-ce l'avenir ?

Que pouvons-nous faire face au réchauffement climatique et à l’accroissement des inégalités ? Un changement de système est-il suffisant pour mettre fin à notre mode de consommation démesuré ? De quelle façon peut-on limiter certaines pratiques qui pourtant nous procurent du plaisir ?

jeudi 17 novembre 2022

8 milliards d’humains sur la planète : sommes-nous trop nombreux ? | ARTE 28 minutes - ARTE 15 nov. 2022


Mardi 15 novembre, la planète a dépassé le seuil des huit milliards d'êtres humains. 

Alors que la catastrophe écologique s'accélère, l'accroissement de la population questionne de plus en plus. Des associations militent pour une diminution de la population mondiale. Mais ne faut-il pas plutôt questionner la surconsommation des plus riches ?

L’espace a-t-il vocation à devenir un champ de bataille ? | 28 Minutes ARTE 17 nov. 2021


Le récent tir de missile par la Russie sur un de ses satellites devenu obsolète relance plus que jamais la question de la militarisation de l'espace, de sa portée géopolitique et environnementale. Champ de bataille ou de détritus, quel futur pour l'espace ?

samedi 12 novembre 2022

Joe Biden : négocier avant que Kiev n'entre en Crimée ? | LCI 11 nov. 2022


Le président américain a profité d'une prise de parole pour adresser un message aux Ukrainiens.

Crise financière : la descente aux enfers? Gaël Giraud, Raphaël Rossello & Gilles Raveaud [EN DIRECT] | Thinkerview 24/10/2022


Bravo messieurs ! "On se prépare au pire mais on espère le meilleur" ...

Werther, Act 2: "Vivat Bacchus ! Semper vivat !"

samedi 5 novembre 2022

Twenty Years of Putin Playing the West in 3 Minutes | NYT Opinion | The New York Times 24 mai 2022


Vladimir Putin, especially these days, is widely reviled. To some he’s a war criminal, to others he’s a dictator, and to many he’s simply a very bad man.

But it wasn’t always this way.

We trawled through video footage from 20 years of international summits, speeches and news conferences and discovered a man who once basked in high regard: the one who went fishing and dancing with George W. Bush, who fell into warm embraces with Tony Blair and whose jokes had NATO’s leaders rolling on the floor with laughter.

As the Opinion Video above starkly reveals, Western leaders once considered Vladimir Putin not just an ally, but also, apparently, a friend.

Even if they were simply giving him the benefit of the doubt for political purposes, they were taking a naïve gamble of historic proportions: Be nice to Putin, and maybe he would be nice back.

It’s true that this brand of personal diplomacy scored some significant security victories. Arms control treaties were signed, and Putin allowed U.S. jets to strike the Taliban from bases in Russia’s satellite states.

But as Russian tanks rolled into Georgia in August 2008, Bush learned that his eight-year friendship with the Russian leader had earned him zero leverage over Putin’s territorial ambitions.

While it’s debatable whether Western governments could have foreseen the bloody horizon of Putin’s vision, let’s now be clear about one thing: Personal diplomacy doesn’t work when you need it most.

jeudi 3 novembre 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Jancovici : Transition environnementale : Pourquoi ? Comment ? | 6/2/2013


Audition sur le changement climatique de J-M Jancovici à l'Assemblée Nationale- 6/2/2013



Le 11 octobre 2022, la CFE-CGC Orange a reçu Jean-Marc Jancovici, Associé fondateur de Carbone 4, Fondateur et président de The Shift Project, pour un échange, très nourri, sur la transition environnementale dans le numérique.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale augmente ses taux et annonce que la hausse n’est pas terminée. | Le Monde 02/11/2022

Le président de la banque centrale américaine a douché les espoirs des marchés qui espéraient un « pivot » de la politique monétaire.

Par Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)

Un trader réagit à l’annonce d’augmentation des taux par le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, à la Bourse de New York, le 2 novembre 2022. 

La banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), a relevé ses taux de 0,75 point, pour la quatrième fois consécutive, mercredi 2 novembre, et elle va continuer : « Il est prématuré de parler d’une pause, a indiqué son président, Jerome Powell. Nous pensons que nous avons du chemin à parcourir… avec les taux d’intérêt. » Ses taux directeurs, qui se situaient juste au-dessus de zéro en mars, sont désormais supérieurs à 3,75 %. La Bourse n’a pas du tout apprécié : l’indice S&P 500 a fini la séance en forte baisse, de 2,50 %, tandis que le Nasdaq, riche en technologies, reculait de 3,36 %.

Le communiqué de la Fed, publié à 14 heures, avait pourtant été bien accueilli par les marchés. La banque centrale adoptait un ton moins agressif que par le passé. « Le comité [de politique monétaire] tiendra compte du cumul du resserrement de la politique monétaire, du décalage avec lequel la politique monétaire affecte l’activité économique et l’inflation, ainsi que l’évolution économique et financière », expliquait-elle.

Traduction : la banque sait que la hausse des taux met du temps à produire ses effets, et elle ne sera pas sourde à l’évolution de la conjoncture, alors que les dirigeants d’entreprise crient à la récession et que l’aile gauche démocrate s’inquiète de la remontée du chômage. Les marchés sont alors passés dans le vert, estimant que la Fed annonçait son fameux « pivot », un retour vers une politique plus accommodante au cours des prochains trimestres.

>>> Avec la hausse des taux d’intérêt, l’économie mondiale entre dans une nouvelle ère

Douche froide

C’était compter sans la conférence de presse de Jerome Powell, qui a fait l’effet d’une douche froide. La question est désormais moins la brutalité de la hausse (quatre hausses de 0,75 point, ce qui est inédit depuis quatre décennies), que son niveau final et la durée pendant laquelle il faudra maintenir ces taux élevés. La prochaine hausse, en décembre, pourrait n’être que d’un demi-point. Mais M. Powell a surtout indiqué qu’il pensait que le niveau final des taux d’intérêt serait plus élevé que ne le pensait la Fed lors de sa dernière réunion, en septembre.

Ensuite, M. Powell n’a pas le sentiment que son institution, qui assurait encore en 2021 que l’inflation était « provisoire », a agi trop brutalement : « Je n’ai pas l’impression que nous ayons trop resserré ou bougé trop vite », a-t-il déclaré. Et il persiste à estimer qu’il est moins dangereux d’en faire trop que pas assez. Pour lui, laisser les anticipations d’inflation des entreprises et des particuliers s’ancrer dans l’économie, c’est prendre le risque d’une spirale inflationniste catastrophique. En revanche, si la hausse des taux est trop forte et provoque une récession, il sera toujours temps de desserrer la contrainte monétaire pour relancer l’économie.

M. Powell, d’ailleurs, s’est montré moins optimiste que par le passé sur une possibilité d’atterrissage en douceur de l’économie américaine, en raison du défi plus fort qu’escompté posé par l’inflation. « Est-ce que le passage s’est rétréci ? Oui. Est-ce encore possible ? Oui », a jugé M. Powell. « Personne ne sait s’il va y avoir une récession ou non, et si c’est le cas, à quel point ce serait grave », a déclaré ce républicain modéré, rappelant que sa mission était de lutter contre l’envolée des prix.

>>> Aux Etats-Unis, une reprise économique paradoxale

Une inflation inédite depuis quarante ans

Les Etats-Unis subissent une inflation inédite depuis quarante ans. Elle se situait encore à 8,2 % en septembre, dernier chiffre connu. L’ennui, c’est que cette hausse généralisée des prix ne s’explique pas par le coût de l’énergie, qui a reflué depuis le pic du premier semestre. Le gallon d’essence, qui avait dépassé 5 dollars (5,10 euros) mi-juin, se situe désormais à 3,76 dollars. Sa cause est largement due à l’excès d’offre, induite par les plans Trump et Biden de relance de l’économie et la politique d’argent gratuit de la Fed pendant la pandémie de Covid-19.

Son reflux est lent en raison du marché de l’emploi, « en surchauffe, dans lequel la demande dépasse l’offre », selon M. Powell. Ce dernier dit chercher des signes d’un refroidissement, mais « ce n’est pas évident », alors que le taux de chômage, de 3,6 %, est au plus bas depuis cinquante ans. Il ne voit pas de spirale inflation-salaires, mais veut à tout prix l’éviter, car « si vous la voyez, c’est que vous avez un problème ».

La hausse des prix s’est diffusée dans toute l’économie, en particulier l’immobilier, dopé par le faible coût de l’argent et l’envie des Américains, en plein Covid-19, de vivre dans des maisons plus spacieuses et isolées. Toutefois, l’effet de la politique monétaire devrait lentement commencer à produire ses effets. Le taux des emprunts hypothécaires à trente ans dépasse les 7 %, contre 3 % environ il y a un an, ce qui devrait calmer brutalement le marché. Jerome Powell n’a pas d’inquiétude particulière sur ce sujet, estimant que la situation est saine.

M. Powell adopte à dessein un discours sévère, en raison des réactions de Wall Street : les investisseurs, qui ne savent pas où placer leurs capitaux, guettent le moindre propos optimiste pour faire repartir à la hausse les actions, comme ils l’ont fait cet été. Cette embellie a pour effet de ruiner les efforts anti-inflationnistes de la banque centrale en récréant de la richesse, alors qu’il faut appauvrir les Américains. C’est pour cela que M. Powell a particulièrement durci le ton, fin août, lors du symposium des banquiers centraux de Jackson Hole, dans le Wyoming, et continue de le faire : « Je voudrais que les gens comprennent notre engagement à faire les choses », a résumé M. Powell.

>>> Midterms aux Etats-Unis : les démocrates rattrapés par l’inflation

Le problème persistant de l’inflation est un sujet majeur de préoccupation des Américains et devrait pénaliser le président, Joe Biden, à une semaine des élections de mi-mandat, qui, selon les sondages, devraient consacrer la bascule de la Chambre des représentants dans le camp républicain.

Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)

mardi 1 novembre 2022

Comment la guerre en Ukraine bouleverse les grands équilibres géopolitiques | France Culture 25 mars 2022


Frédéric Encel est géopolitologue, maître de conférences à Sciences Po Paris et professeur de relations internationales et de sciences politiques à la Paris School of Business. Son nouvel ouvrage, "Les Voies de la puissance. Penser la géopolitique au XXIe siècle", nous offre une réflexion sur l'ordre mondial au début du XXIe siècle et sur les grandes puissances mondiales, associant les champ militaire, géopolitique et idéologique.

Il part du constat suivant : "Le concept de puissance, tout comme la notion de nation et de frontières, a mauvaise presse chez les progressistes en Occident", écrit-il dans l'introduction de son ouvrage. Frédéric Encel montre en quoi la puissance doit être réhabilitée, d'abord et avant tout en tant que force de dissuasion.

dimanche 30 octobre 2022

L'UE bientôt en récession ? | ARTE 3 oct. 2022


La guerre en Ukraine et la crise énergétique qui s'ensuit pourraient être les moteurs d'une récession dans l'Union européenne. Qu'est-ce qu'une récession ? Devons-nous nous faire du souci ?

Avons-nous besoin de la croissance économique ? | ARTE 29 oct. 2022


À un moment donné, le vivant cesse de grandir. Un trait commun aux êtres humains, aux animaux et aux végétaux. Tout l’inverse des économies modernes qui n’ont de cesse de croître. Avec, pour corollaires, la surconsommation et le dérèglement climatique. Faut-il dès lors ralentir l’économie ?

lundi 24 octobre 2022

Les secrets & stratégies des Hedge Funds | Focus Bourse 27 nov. 2021


Dans cette vidéo, je vous présente plusieurs points sur les Hedge Funds : 
  • Les principales caractéristiques des Hedge Funds
  • Les principales stratégies des Hedge Funds et des exemples associés sur le marché des actions, des obligations, des produits dérivés
  • Les performances de ces fonds alternatifs
  • Quelques exemples complémentaires

jeudi 20 octobre 2022

mardi 18 octobre 2022

Gaz-pétrole : le nerf de la guerre ? - Le dessous des cartes | ARTE 11 juin 2022


État des lieux du gaz et du pétrole largement remis en cause par la guerre en Ukraine et l’enjeu climatique. Depuis février 2022, la guerre en Ukraine conduit un grand nombre de pays à souhaiter sortir de leur dépendance aux hydrocarbures russes, déclenchant une redistribution des cartes économiques et géopolitiques dont nous commençons à peine à mesurer les effets. 

État des lieux historique et géographique de ces énergies largement remises en cause par l’enjeu climatique. Pétrole et gaz entrent pour moitié dans le mix énergétique mondial, avec 31,2 % pour le pétrole et 24,7 % pour le gaz, et sont le socle de nos économies contemporaines depuis des décennies. Ils confèrent une puissance géopolitique aux pays qui en possèdent, tout en étant une source de conflits majeurs.