Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures. Liberté, Égalité, Fraternité

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lundi 5 décembre 2022

Féminicides : pourquoi les hommes ont-ils toujours tué les femmes ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 1 décembre 2022

"Le Meurtre" par Paul Cezanne

Des sorcières à l'esclavage sexuel jusque dans les injonctions de beauté féminine, comment le féminicide apparaît-il dans l’Histoire et comment en est-il une constante ? En quoi est-il l'expression la plus spectaculaire du système patriarcal ?

Avec

Christelle Taraud Historienne

"Féminicide" : pourquoi ce terme ? Le meurtre d'une femme ne serait-il pas tout simplement un meurtre ? Le féminicide désigne le meurtre d'une femme parce qu'elle est une femme. Et si le terme est récent, sa réalité l'est beaucoup moins… A quand remonte-t-elle et quelles formes a-t-elle pris à travers les siècles et les continents ? Pourquoi le féminicide est-il une constante de l'histoire et pas seulement un mot dans l'air du temps ?

Sons diffusés :

  • Archive du discours de Michelle Bachelet à l’ONU, 05/03/2013
  • Chanson de Colectivo Las Tesis, Un violador en tu camino
  • Extrait du film de Nicholas Hytner, La chasse aux sorcières, 1996
  • Extrait du film de Quentin Tarantino, Django Unchained, 2012
  • Extrait du film de Mark Waters, Lolita Malgré Moi, 2004
  • Chanson d’Angèle, Tempête

Bibliographie :

  • Féminicides : une histoire mondiale, un ouvrage dirigé par Christelle Taraud (avec 138 contributions, entre autres, de Dalenda Larguèche, Claudine Cohen, Silvia Federici, Rosa-Linda Fregoso, Patrizia Romito, Elisa von Joeden-Forgey, GIta Aravamudan, Rita Laura Segato, Aminata Dramane Traoré), aux éditions La Découverte (2022)
  • Christelle Taraud, Idées reçues sur la colonisation : la France et le monde : XVIe-XXIe siècles, aux éditions le Cavalier bleu (2018)

dimanche 27 novembre 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ De quoi héritons-nous ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 8 septembre 2022

Si le terme « héritage » peut évoquer d’emblée les lois qui encadrent la transmission du patrimoine, il renvoie à beaucoup d’autres transmissions : culturelles, sociales, religieuses, traumatiques. Alors … De quoi héritons-nous vraiment ?


Épisodes


>>> Le droit d’hériter est-il une évidence ?

Comment fonctionne le droit de propriété ? Un partage égalitaire des richesses suffit-il à rendre la société plus juste ? Faut-il taxer ou bien abolir l'héritage pour réduire les inégalités entre familles ?


>>> Héritons-nous ou méritons-nous ?

La reproduction sociale est-elle inévitable ? La méritocratie existe-t-elle ? Les transclasses ne sont-ils pas l'exemple même qu'une mobilité sociale est possible ?


>>> Sommes-nous déterminés par l’hérédité ?

Les caractéristiques que nous héritons de notre famille sont-elles modifiables ? La distinction entre l'inné et l’acquis est-elle encore pertinente aujourd’hui ? Quel rôle joue l'hérédité dans la détermination de notre identité ?


>>> Comment nos histoires familiales vivent-elles en nous ?

Que faire de notre héritage familial ? Faut-il le conserver, le protéger, le perpétuer ou s’en émanciper ?

samedi 5 novembre 2022

Faut-il avoir peur d’ELON MUSK ? | C Ce soir 2 novembre 2022


Jusqu’où ira Elon MUSK, homme le plus riche du monde, et nouveau patron du réseau social Twitter, qu’il rachète au nom de la liberté d’expression… Alors faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? La liberté d’expression à la sauce Elon MUSK est-elle synonyme de liberté de parole ou de tapis rouge pour les contenus complotistes ou d’extrême droite ? Enfin, faut-il avoir peur de la toute puissance d’Elon MUSK et d’une poignée de multimilliardaires qui ont tendance à se substituer aux Etats ?

On en débat avec : 

  • Asma MHALLA, Spécialiste des enjeux géopolitiques du numérique, enseignante à Sciences Po et à l’École polytechnique
  • Daniel COHEN, Économiste, président de l’École d’Économie de Paris, auteur de « Homo numericus » aux éditions Albin Michel (01/09/22)
  • Julia CAGÉ, Économiste, professeure d’économie à Sciences Po Paris, co-autrice avec Benoît Huet de « L’Information est un bien public - Refonder la propriété des médias » aux éditions du Seuil (18/02/2021)
  • Anthony MANSUY, Journaliste à Society, auteur de l’article « Muskocratie » (05.22)
  • Nathan DEVERS, Romancier, auteur de « Les liens artificiels » aux éditions Albin Michel (17.08.22)

samedi 22 octobre 2022

Démocratie illibérale par Michaël Foessel | France Culture 26 juin 2018


La Grande table reçoit le philosophe français Michaël Foessel, professeur à l'Ecole polytechnique

dimanche 16 octobre 2022

Black Far West - Une contre-histoire de l'Ouest | ARTE 15 oct. 2022


Qui sait aujourd'hui que les premiers cow-boys étaient des Noirs ? À l'aide d'archives magnifiques et de témoignages d'historiens, Cécile Denjean rend leur place originelle aux Afro-Américains dans le récit de la conquête de l'Ouest.

Biberonné à la réécriture blanche et politique de Hollywood, notre inconscient collectif a adopté une version largement faussée de la conquête de l’Ouest, qui n'accorde qu'une place infime aux Afro-Américains. Pourtant, en 1875, un cow-boy sur quatre était noir, et plus de 250 000 Noirs ont combattu durant la guerre de Sécession. Le Far West aura, pour beaucoup d'anciens esclaves, permis une plus grande liberté que les Afro-Américains n'en connaîtront durant le siècle suivant. Mais comment deviner que le personnage du Lone Ranger, héros de fiction cher aux histoires populaires américaines, était sans doute inspiré de Bass Reeves, premier shérif noir et pistolero incorruptible, quand les acteurs l'ayant popularisé, en feuilleton ou sur grand écran, étaient blancs ? L'histoire de Reeves mérite pourtant d'être contée, tout comme celle de Britton Johnson. Cet ancien captif, parti à la recherche de sa famille enlevée par les Indiens, inspira à John Ford le rôle confié à… John Wayne, dans La prisonnière du désert, un film pourtant loin du manichéisme des westerns de l'âge d'or de Hollywood.

Vérité effacée

Comment revenir sur plus d'un siècle de falsification politique de nos imaginaires ? Cécile Denjean s'appuie sur les travaux d'historiens et de nombreuses archives – le daguerréotype arriva aux États-Unis dès les années 1840, la conquête du Far West comme la guerre de Sécession figurant parmi les premiers événements historiques largement documentés – pour rétablir une vérité effacée des mémoires collectives. La lumière que jette le travail de la documentariste sur cette période passionnante éclaire d’un jour nouveau et surprenant les zones d’ombre de l’histoire américaine. Ce dessillement bienvenu ne fait pas pour autant l'impasse sur les premiers grands protagonistes de cette période sanglante de la domination blanche : les Amérindiens, dont l'histoire s'intrique étroitement avec celle des Afro-Américains.

Documentaire de Cécile Denjean (France, 2022, 1h37mn)

lundi 26 septembre 2022

Beautiful cover of "Bella Ciao" in Persian by an Iranian woman | 24 sept. 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Le droit dans tous ses états ( Cliquer sur l'image ) | France culture 4 juin 2022

Thémis, la Déesse de la justice

Y a-t-il aujourd'hui une volonté de réduire le pouvoir judiciaire ou, au contraire, une hybris judiciaire ? Conversation autour du droit, et de tous ses états.

avec :

Dominique Rousseau (professeur de droit constitutionnel à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature de 2002 à 2006.), Daniel Soulez Larivière (avocat au Barreau de Paris).


Alain Finkielkraut s'entretient avec Dominique Rousseau, juriste et professeur de droit constitutionnel français à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, auteur de Six thèses pour la démocratie continue (éd. Odile Jacob, 2022), et l'avocat, Daniel Soulez Larivière.

"La justice est au cœur de notre actualité. Certains dénoncent les violations répétées de l'État de droit au nom de la lutte contre le terrorisme. D'autres s'inquiètent de voir les juges inhiber et anémier l'État au nom de l'État de droit. Pour en avoir le cœur net, j'ai invité l'avocat Daniel Soulez Larivière et Dominique Rousseau. Je commencerai - à tout seigneur, tout honneur - par Montesquieu (1689-1755) : 'C'est une expérience éternelle, écrit-il, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait ? La vertu même a besoin de limites. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir règle le pouvoir' La disposition des choses souhaitée par l'auteur de De l'esprit des lois (1748) est-elle respectée ? Est-elle encore en vigueur aujourd'hui ?" Alain Finkielkraut

La faculté de statuer et la faculté d'empêcher

"La phrase de Montesquieu est très belle, totalement d'actualité et respectée aujourd'hui, même si certains souhaiteraient qu'il y ait un déséquilibre et qu'il n'y ait pas de disposition des choses qui arrête la volonté de pouvoir de certains pouvoirs. Ce qui est important chez Montesquieu, ce n'est pas la séparation des pouvoirs, mais ce qu'il appelle la faculté de statuer et la faculté d'empêcher. Il faut que, par la disposition de la faculté de statuer et de la faculté d'empêcher, il y ait un équilibre qui garantit ce que Montesquieu appelle la liberté politique, et qu'on appellerait aujourd'hui la démocratie." Dominique Rousseau

"Quelle est cette 'disposition des choses' dont parle Montesquieu ? C'est la faculté de statuer. Qui aujourd'hui a la faculté de statuer ? L'exécutif et le législatif qui sont soudés l'un à l'autre. Ce n'était pas le cas du temps de Montesquieu, qui voyait la faculté de statuer dans le roi et la faculté d'empêcher dans une assemblée. Aujourd'hui, c'est le doyen Georges Vedel (1910-2002) qui le disait, le législatif et l'exécutif sont soudés l'un à l'autre. Qui remplit donc la faculté d'empêcher ? Aujourd'hui, ce sont les juges, le Conseil constitutionnel, le juge constitutionnel, qui empêchent non pas le pouvoir d'exercer le pouvoir, mais, comme le dit Montesquieu, qui empêche le pouvoir d'abuser de son pouvoir. Pour garantir la liberté politique, la disposition des choses repose aujourd'hui sur le fait que, face à la faculté de statuer, qui est exercée par l'exécutif et le législatif, il y ait un juge qui viennent empêcher ce pouvoir d'aller au delà de ses compétences." Dominique Rousseau

L'explication du pouvoir judiciaire à travers la métaphore du prince aux mains couvertes de sang

"Il existe une métaphore, celle du prince qui vient de triompher de ses ennemis et qui a les mains couvertes de sang. Il se présente au peuple et, pour les rassurer, il leur dit : 'On ne recommencera plus !' Mais les autres lui disent : 'Mais comment te croire ? As-tu vu tes mains ?' Le prince répond : 'Oui, mais j'ai inventé un système dans lequel il y a des gens qui ne sont pas moi, mais qui sont des tiers, c'est-à-dire des juges, et qui rendent compte de ce qu'on fait et de ce qu'on ne fait pas'" Daniel Soulez Larivière

"Dans cette métaphore, il y a l'explication du pouvoir judiciaire, qui n'est pas le pouvoir, mais qui est un autre pouvoir qui vient s'organiser avec lui pour constituer le fonctionnement de l'État. Le problème permanent est que si les juges ne sont pas indépendants, cela abat le système qui ne fonctionne pas, étant donné que le prince a dit qu'ils étaient indépendants. Toutefois, si les juges deviennent suffisamment indépendants au point de vouloir manger le prince, le système est également abattu. En 1789, le triomphe des juges a été la mort des juges et la mort du roi." Daniel Soulez Larivière

Une hybris judiciaire ?

"Il n'y a pas aujourd'hui une volonté de puissance des juges. Les juges ne font qu'appliquer la loi votée par le législateur. Ce n'est pas les juges qui, d'eux-mêmes, vont se saisir d'une affaire. Ils sont saisis, ils enquêtent, et ce qu'ils font à l'égard des ministres, ils le font également à l'égard des gens ordinaires. Il n'y a pas de la part des juges une action propre, indépendante et autonome par rapport aux lois. Si le législateur ne veut pas qu'il y ait de perquisition chez les ministres, il n'a qu'à faire voter des lois. La perquisition fait partie des enquêtes et des procédures lorsqu'il y a une saisie de la justice." Dominique Rousseau

"Aujourd'hui, il est vrai que le déficit du politique génère un trop plein du judiciaire. Ce n'est toutefois pas l'affaire des juges de poursuivre les politiques pour des activités qui sont de nature politique et non pas de nature judiciaire." Daniel Soulez Larivière

Bibliographie

  • Daniel Soulez Larivière, "Sur le pouvoir judiciaire", article publié dans le numéro 177 de la revue Commentaire, 2022.
  • Dominique Rousseau, Six thèses pour la démocratie continue, éd. Odile Jacob, février 2022.
  • Montesquieu, De l'esprit des lois (1748), éd. Flammarion, coll. GF, 2019.

>>> Qui fait la loi ? (2/4) : Montesquieu, l'esprit des lois

L'équipe

  • Alain Finkielkraut, Production
  • Carla Michel, Collaboration
  • Corinne Amar, Collaboration
  • François Caunac, Réalisation

dimanche 25 septembre 2022

La crise de la démocratie américaine ( Cliquer sur l'image ) | France culture 16 avril 2022

USA, Columbia, Washington DC, le Capitole

Débat avec les historiens politologues, Ran Halévi et Philippe Raynaud, autour de la question de la crise démocratique en Amérique, depuis l'émeute du Capitole du 6 janvier 2021.

avec :

Ran Halévi (historien, directeur de recherches au CNRS, il enseigne à l'EHESS et est directeur de collection chez Gallimard), Philippe Raynaud (Professeur émérite de science politique à l'université Panthéon-Assas, membre de l'Institut universitaire de France).

Alain Finkielkraut s'entretient avec Ran Halévi, historien, directeur de recherches au CNRS et enseignant, auteur d'un essai, Le chaos de la démocratie américaine, Ce que révèle l’émeute du Capitole (éd. Gallimard), et Philippe Raynaud, politologue et professeur des universités en philosophie politique, autour de la crise que traverse l'Amérique au lendemain de l'émeute du 6 janvier 2021. Qu'est-ce que cela nous dit aussi de ce qui affecte aujourd'hui notre propre démocratie et de ce que l’Amérique peut encore nous apprendre sur nous-mêmes ?

"Le 6 janvier 2021, à Washington, une foule déchaînée envahissait l'enceinte du Congrès américain, pour protester contre ce qui lui apparaissait comme l'élection frauduleuse de Joe Biden à la présidence des États-Unis. Cette émeute sidérante mettait un point final au mandat de Donald Trump, chef d'état énergumène, mégalomane, inculte et fier de l'être, dépourvu de toute expérience politique qui piétinait avec délices les règles de la civilité, et qui pratiquait sans vergogne - parce que sans surmoi - ce qu'il appelle the truthful hyperbole : l'exagération véridique."

Le 6 janvier 2021, élevé à la dignité d'événement historique

"Avant que Philippe Raynaud et Ran Halévi nous éclairent sur le grand mystère que représente l'accession de Donald Trump à la magistrature suprême aux États-Unis, c'est-à-dire là où Tocqueville a eu la révélation de la démocratie, je voudrais demander à Ran Halévi, pourquoi, il a choisi d'élever le 6 janvier 2021, à la dignité d'événement historique". Alain Finkielkraut

"Le 6 janvier 2021, une foule envahit l’enceinte du Congrès américain où représentants et sénateurs vérifient la validation de l’élection présidentielle. Cette insurrection effrénée et sans repères n’a rien aboli, rien créé, rien obtenu. Mais elle a frappé de stupeur et continue de hanter une Amérique plus que jamais divisée contre elle-même." Ran Halévi, Le chaos de la démocratie américaine.

Ran Halévi

"Les Américains pendant longtemps ont eu une histoire heureuse, ils n'ont pas eu à énumérer les journées qui ont fait ou défait l'Amérique. L'idée même d'une journée qui a fait leur nation leur est étrangère. Là, j'ai vu comment se fabrique un événement national qui, effectivement paraissait et peut nous paraître, rétrospectivement comme un non événement ; les institutions marchent, l'élection de Joe Biden fut certifiée dans les règles par un vote intervenu quelques heures, peu d'heures après l'émeute, mais un événement ne se mesure pas uniquement par le bilan des victimes ; la portée d'un événement se mesure aussi par l'empreinte qu'il laisse dans la durée, et déjà, pour beaucoup d'Américains, un an après ce que Trump continue à appeler un non événement paraît comme un événement énorme, et surtout, par ce qu'il révèle aux acteurs mêmes.

C'est une société violente qui a connu des conflits majeurs, mais qui s'est toujours retrouvée autour de ses institutions, de ses traditions et surtout, de ses origines. C'est cette dispute sur les origines qui d'une certaine manière, dresse les Américains les uns contre les autres, c'est le rapport au passé, c'est le rapport à quelque chose qui nous paraît à la fois, flou et profond : à la vérité."

Philippe Raynaud

"Ce qu'on peut dire sur les origines de cette guerre civile - guerre civile larvée, disons - c'est qu'elle commence probablement, me semble t-il, au moment de la présidence Clinton, qui aurait pu apparaître comme un moment finalement de convergence - dans laquelle les démocrates avaient abandonné une bonne partie de leur programme social, s'étaient ralliés à un libéralisme économique plus étendu qu'auparavant, pas d'attitude ouvertement militante - et pourtant, la présidence Clinton a déchaîné une hostilité extraordinaire qui d'ailleurs a abouti à des échecs plutôt pour le parti républicain. C'est dans cette période qu'on voit naître une sorte de polarisation entre deux Amériques qui se divisent sur un certain héritage libéral et constitutionnel." (...)

dimanche 11 septembre 2022

DEGATS DES DISCRIMINATIONS ETHNO RACIALES : Rachid Bathoum, Mardi 13 décembre 2022, 12:30 - 13:00 Rue des Sœurs Noires 2 à 7000 Mons | Ateliers des FUCaM Via notre TV LB

DEGATS DES DISCRIMINATIONS ETHNO RACIALES

TOUTES les demandes d'inscription ou d'admission doivent d'abord passer par une demande en ligne >>> Rachid Bathoum

Mardi 13 décembre 2022, 12:30 - 13:00

Rue des Sœurs Noires, 2 à 7000 Mons (Entrée par la rue du Grand Trou Oudart)

TOUTES les demandes d'inscription ou d'admission doivent d'abord passer par une demande en ligne.

Ateliers des FUCaM

UCLouvain FUCAM Mons (Bâtiment I)

Chaussée de Binche, 151, bte M1.01.01

B-7000 Mons

Tél. : + 32 (0)65 32 33 27


Contact : Notre F Carlo CALDARINI

Les immigrés et leurs descendants (Maghrébins, Subsahariens, Turcs) sont fréquemment victimes de pratiques discriminatoires et de racisme. Les discriminations ethno-raciales font désormais partie des débats publics et en dépit de quelques avancées au niveau juridique (la mise en place des lois anti discriminations), l’écart socio-économique entre les immigrés, leurs descendants et les autres reste considérable.

La question que l’on peut se poser serait de savoir s’il existe un lien entre la dégradation de la santé mentale et physique et le fait d’être victime de racisme.

Les études scientifiques ont démontré que l’origine ethno-raciale est un déterminant important de la santé globale et mentale des individus concernés. La discrimination perçue est un « important problème de santé publique ».

Une piste intéressante que nous explorons est d’identifier et de comprendre l’impact du racisme sur la santé des personnes qui le subissent. Écouter les victimes, analyser leurs histoires, leurs parcours et déterminer le cheminement de souffrance, les dégâts au niveau de la santé pourraient nous permettre de comprendre cet impact, tant au niveau psychique que physique. Il est essentiel, de saisir le ressenti, par les descendants de l’immigration, des effets cumulés des discriminations ethno-raciales et leurs conséquences collectives à différents niveaux (psychologique, physique, santé mentale, sociale…).

vendredi 2 septembre 2022

Cour suprême américaine : le gouvernement des juges ? | ARTE 31 août 2022


Droits des femmes, protection de l’environnement, réglementation du port d’armes : en juin dernier aux Etats-Unis, les décisions de la Cour suprême sur ces sujets ont considérablement impacté la société américaine. 

Une Cour désormais dominée par des juges conservateurs, nommés sous l’ère Trump. D’autres droits sont-ils menacés ?

Disponible jusqu'au 01/09/2023

mardi 9 août 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Le populisme, caricature de la démocratie, par Mauro Barberis | Revue Esprit 16 oct. 2019

Le populisme simplifie les principes de la démocratie (souveraineté du peuple, égalité, représentation) jusqu’à la caricature. 

Dans un tel régime, le peuple gouverne contre les élites, notamment grâce aux nouveaux médias numériques.

« Parmi tous les régimes imparfaits, la démocratie est de beaucoup le moins imparfait, parce que c’est celui qui limite le plus la capacité d’action des gouvernants[1]. »


Le populisme dont on parle aujourd’hui n’a rien à voir avec les populismes historiques : il est un phénomène global et essentiellement numérique. Si on ne parle pas de populisme à propos de la Chine, par exemple, c’est précisément parce qu’Internet y est contrôlé par le gouvernement, et non l’inverse. En revanche, on parle de plus en plus de populisme à partir de 2016 (Brexit, victoire de Trump, etc.), précisément à propos des démocraties occidentales consolidées. C’est là qu’Internet va jusqu’à remplacer la démocratie. Internet va devenir notre environnement vital et le populisme numérique le mode de fonctionnement normal des démocraties occidentales. Pourtant, ou peut-être à cause de cela, celles-ci risquent de se rapprocher de plus en plus des démocraties illibérales, telles que la Russie ou la Turquie.

Souveraineté, égalité, représentation

Ce n’est pas le moindre paradoxe de l’histoire de la démocratie qu’elle soit arrivée, pour ainsi dire, sans que personne ne la veuille. Aujourd’hui, en effet, on n’appelle démocratie que le système parlementaire issu des deux révolutions anglaises et ensuite exporté partout. Ce système, « trouvé dans les bois » d’après Montesquieu, était régi par trois formules magiques : « souveraineté », « égalité », « représentation ». Ces abracadabra, pris à la lettre sur Internet, se prêtent à merveille aux simplifications populistes.

D’abord, « souveraineté du peuple » est la formule qui évoque la démocratie, jamais nommée dans les constitutions révolutionnaires. 

Aux États-Unis, le peuple était le sujet de la formule d’ouverture de la Constitution fédérale – We, the People – tandis qu’au Royaume-Uni on parlera de la souveraineté du Parlement. Mystère vite expliqué : les Anglais, et même les Américains, se méfiaient du concept continental de souveraineté, perçu comme le mot d’ordre du despotisme.

Le mot « souveraineté », par ailleurs, a deux sens qu’il faut soigneusement distinguer. Il peut signifier la souveraineté interne, ou de droit constitutionnel, attribuée au peuple, mais aussi la souveraineté externe, ou de droit international, dont les titulaires sont les États. Ici, on ne parle que de la première, mais une des simplifications de la propagande populiste est justement l’assimilation des deux, avec leur confiscation par les chefs populistes qui arrivent au pouvoir.

Pourtant, le principe de la souveraineté du peuple a toujours été formulé en des termes que l’on pourrait bien dire libéraux. La Déclaration de 1789 établit : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » La Constitution de 1791 réitère : « La Souveraineté est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible. Elle appartient à la Nation ; aucune section du peuple, ni aucun individu, ne peut s’en attribuer l’exercice. » Ces formules, comme l’avait déjà noté Marx, établissent à la fois le principe de la souveraineté du peuple et celui de sa limitation. Le peuple est la source de toute légitimité, mais rien de plus : comme le roi constitutionnel, il règne toujours, mais ne gouverne jamais. On a parlé à ce propos du « paradoxe central de la démocratie libérale[2] ». Loin d’être paradoxale, cette interprétation de la souveraineté populaire est presque incontestée, parce que c’est la seule qui immunise contre le despotisme.

Le deuxième mot magique démocratique, et peut-être le plus mal compris, est évidemment l’égalité[3]. 

En 1789, quelques révolutionnaires pensèrent qu’avant de se retrouver dans un cachot ou pendus à un réverbère pour s’être retournés contre le gouvernement légitime, il fallait laisser une sorte de testament, afin que ceux qui les suivraient reprennent leur combat. Ainsi est née la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui sera par la suite considérée comme un document constitutionnel.

La valeur la plus troublante proclamée dans ce testament reste précisément l’égalité : elle ne signifiait alors que l’abolition de toutes les distinctions de rang, parmi prêtres, nobles et bourgeois. Aujourd’hui, elle exprime le principe d’égalité formelle : l’abolition de toute distinction de sexe, de race, de langue, de religion… Égalité formelle, pourtant : le principe même de la justice légale et en particulier constitutionnelle, la moins démocratique de toutes, si on peut le dire.

Or, notamment après la mondialisation et l’augmentation exponentielle des inégalités de richesse, du moins à l’Ouest, l’égalité a pris un sens complètement différent. Elle est devenue un drapeau rouge à agiter devant le peuple, afin de lui rappeler à quel point les élites le trompent. Voici le récit populiste : sous prétexte de donner au peuple une égalité formelle, l’élite lui enlève le travail, le bien-être, les services sociaux, morceau par morceau.

Pour les populistes, le peuple doit gouverner, contre les élites.

En somme, l’égalité souffre du même malentendu que la souveraineté du peuple. Pour les juristes, les mots « souveraineté » et « égalité » ont une signification technique, tandis que pour les populistes ils conservent leur sens ordinaire : le peuple doit gouverner, contre les élites. Dans ce même décalage de sens, en effet, les populistes dénoncent une autre entourloupe des ennemis du peuple. Cela devient évident sur Internet, cette extraordinaire invention pour faire croire à chacun qu’il sait ce qu’il ignore.

Enfin, on appelle démocratie, depuis deux siècles, la démocratie représentative, fondée sur une troisième formule magique, celle de la représentation. Représenter signifie rendre présent ce qui est absent. Or, dans la démocratie parlementaire, comme l’avait déjà compris Joseph de Maistre, le peuple est précisément l’absent par excellence[4]. En effet, les représentants sont élus à deux fins : exprimer une volonté en l’attribuant au peuple, et délibérer, voire prendre des décisions sans l’embarras du mandat impératif.

Ainsi, le principe de la souveraineté du peuple, dans son sens à la fois technique et ordinaire, serait violé si un dirigeant ou un parti pouvait prétendre représenter la totalité du peuple en en excluant une partie. Il faut rappeler qu’il s’agit de l’appropriation typique des totalitarismes du siècle passé et des populismes actuels[5]. Mussolini, Hitler et Staline hier, Trump, Orbán ou Salvini aujourd’hui, prétendent représenter le peuple directement, sans médiation.

En réalité, il y a une médiation, et la médiation par excellence : celle des médias. 

Les dirigeants totalitaires n’avaient que la radio : s’ils avaient eu la télé, comme Berlusconi, ou Twitter, comme Trump, peut-être n’auraient-ils pas déclenché la Seconde Guerre mondiale. Voyons le côté positif de la chose. Auparavant, surtout dans le tiers monde, les hommes forts devaient faire des coups d’État sanglants pour s’emparer du pouvoir. Maintenant, il y a Facebook.

lundi 8 août 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Aux États-Unis, le mystère de la “Grande démission” de millions d'Américains | Sébastian SEIBT - France 24 15/10/2021

Il y a eu un nombre record de démissions en août
aux États-Unis, alors que les employeurs ont
du mal à recruter.

Plus de 4,3 millions d’Américains ont démissionné en août, a révélé le département du Travail, mercredi. Ce phénomène a pris une telle ampleur aux États-Unis qu’il commence à avoir des répercussions visibles sur l’économie du pays. 

Les Américains l’appellent le >>> “Big Quit” ou >>> “Great Resignation”. Cette “Grande démission” désigne la vague d’employés qui quittent en nombre leur travail aux États-Unis. Ils ont été plus de 4,3 millions à remettre leur lettre de démission en août, d’après les dernières statistiques du département du Travail, >>> publiées mercredi 13 octobre.

C’est du jamais vu depuis 2000, année où les statistiques mensuelles sur les démissions ont commencé.. “Cela correspond à plus de 3 % de l’ensemble des salariés du secteur privé qui ont quitté leur travail, soit davantage que le précédent record, en janvier 2001 (2,8 %), alors que les conditions économiques étaient encore au beau fixe”, rappelle Christophe Blot, spécialiste de l’économie américaine à l’Observatoire français des conjonctures économiques, contacté par France 24.

Une femme du Midwest de plus de 35 ans 

Et le phénomène actuel n’est pas limité à un seul mois : 20 millions d’employés ont quitté leur travail depuis le début du printemps, ont calculé les médias américains. “Mais il y a une nette accélération sur les trois derniers mois”, constate Christophe Blot.

Le phénomène est à ce point massif qu’il n’est plus seulement discuté dans les milieux académiques entre économistes. Le “Big quit” est l’invité des débats dans les matinales des grandes chaînes câblées, et la très populaire émission The Daily Show du comédien Trevor Noah lui a même consacré >>> un épisode, mercredi 14 octobre.

Cette vagues de démissions ne touche pas tout le monde de la même manière. Près de 40 % des salariés qui ont claqué la porte travaillaient dans la grande distribution, dans l’hôtellerie et la restauration, ou encore dans le secteur des services à la personne, note le département du Travail. 

Le portrait robot du salarié qui a démissionné en août est une femme âgée de plus de 35 ans, qui habite dans le Midwest. Il y a, en effet, 5,5 % des salariées des PME qui ont quitté leur travail contre “seulement” 4,4 % de leurs collègues masculins, d’après une analyse de >>> Gusto, une société de service aux entreprises. Le nombre de démissions a bondi de plus de 20 % parmi les salariés qui approche la quarantaine et il est presque deux fois plus élevé dans les États du centre du pays comparé aux régions côtières, d’après une étude publiée dans le journal >>> Harvard Business Review.

Le département du Travail s’est contenté de donner ces chiffres sans pour autant offrir d’explication. De quoi laisser le champ libre aux économistes et commentateurs qui ont, ces derniers jours, multiplié les théories tout en reconnaissant “qu’il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions définitives quant aux raisons de ce phénomène”, souligne Christophe Blot.

Révolte des employés mal-payés et mal considérés ?

Il illustrerait, avant tout, un grand ras-le-bol des employés dans les secteurs les plus durement touchés ou sollicités durant la crise sanitaire. Nul hasard au fait que les caissières de supermarchés, les aides-soignantes, les femmes de ménages dans les hôtels et autres titulaires d’emplois peu qualifiés et mal payés soient les plus nombreux à avoir claqué la porte, souligne le Wall Street Journal. “Maintenant que la reprise économique est là, ces travailleurs se rendent compte qu’il n’y pas de raisons qu’ils continuent à être sous-payés, après avoir été mis sous pression pendant près d’un an alors qu’il y a de plus en plus d’opportunités de trouver un autre emploi”, estime le grand quotidien économique de la côte est. 

Sur les réseaux sociaux et sites communautaires comme Reddit, les messages d’Américains célébrant leur démission pour protester contre des conditions de travail déplorables se sont multipliés ces dernières semaines. Une vidéo, >>> postée fin août par une employée de Walmart qui s’est filmée pendant qu’elle annonçait en direct sa démission à tout le magasin, a fait fureur sur TikTok où elle a été vue des millions de fois.

Une note publiée par Goldman Sachs suggère, en outre, que des aides financières de l’État mises en place pour garantir des revenus minimaux durant la pandémie a rendu la perspective de démissionner moins effrayante pour une partie des employés. Mais cette analyse, qui revient à blâmer le gouvernement pour la vague actuelle de démission, a été contestée par d’autres économistes qui soulignent qu’en août, une grande partie de ces aides publiques avaient été revues à la baisse ou arrêtées… Et ça n’a pas empêché les Américains de continuer à quitter leur travail, >>> note le Washington Post.

Les habitudes de télétravail prises pendant le confinement ont aussi modifié la géographie du marché de l'emploi. “Des salariés qualifiés travaillant dans les régions plus agricoles du Midwest ont moins hésité à démissionner car ils se sont rendu compte qu’ils pouvaient postuler à des emplois dans tout le pays sans avoir à bouger”, souligne l’étude reprise par le Harvard Business Review.

Certains économistes réussissent même à lier le boom de la Bourse depuis le début de la pandémie à la “Grande démission”. “Des baby-boomers ont vu leur portefeuille d’actions gagner à ce point en valeur durant cette crise sanitaire qu’ils ont pu prendre leur retraite anticipée”, assure le Wall Street Journal.

Il y aurait même des réactions en chaîne, avec des démissions qui en entraînent d’autres. Ce serait le cas dans le secteur de la petite enfance : face à la pénurie des puéricultrices, il devient de plus en plus difficile de trouver des places en crèche. Forts des économies que ces jeunes couples ont pu faire pendant la période de confinement - l’épargne des Américains à bondi de 4 000 milliards durant la crise sanitaire -, certains ont décidé que l’un des deux parents pouvait se permettre de démissionner pour s’occuper de l’enfant, a constaté le Washington Post qui a rencontré plusieurs de ces jeunes parents.

Plus d’argent ne suffit plus

Ce “Big Quit” commence à avoir des répercussions sur toute l’économie américaine. Il y a actuellement près de 11 millions d’offres d’emplois non-satisfaites. Là encore, c’est du jamais vu depuis le début du millénaire, >>> note l’agence AP.

“La grande question est de savoir si la tendance d’un marché du travail aux nombreuses opportunités va se confirmer sur le plus long terme, ce qui pourrait amener l’économie américaine dans une situation proche du plein emploi [quand les travailleurs avaient pléthore de choix d'emplois] des années 1970 permettant une revalorisation des salaires à la hausse”, résume Christophe Blot.

Plusieurs grandes enseignes, comme CVS, Cosco, Walgreens ont déjà commencé à relever le salaire minimum à plus de 15 dollars par heure. Mais cela ne suffit pas toujours. Un autre enseignement de cette vague de démissions “est que le salaire seul n’est plus la seule motivation. Ce sont plus généralement de meilleures conditions de travail qui sont recherchées”, constate l’économiste de l’Ofce.

Une bonne couverture santé, par exemple, est souvent devenue la priorité numéro 1 des personnes qui cherchent un nouveau travail. La crise sanitaire ayant démontré à quel point l’accès à des soins abordables peut être important. Aux États-Unis, ce sont généralement les employeurs qui proposent les mutuelles à leurs salariés.

Mais tous les employeurs ne sont pas encore prêts à se plier en quatre pour attirer des employés et cherchent d'autres moyens pour compenser le manque de personnel. Dans l’hôtellerie, par exemple, plusieurs chaînes, interrogées par le Wall Street Journal, ont indiqué qu’ils avaient décidé de rogner sur certains services : moins de choix au petit-déjeuner, des chambres refaites moins souvent ou encore des terminaux électroniques pour s’enregistrer en lieu et place des réceptionnistes. Des patrons de bars cherchent aussi à remplacer les serveurs par des tablettes sur lesquelles les clients peuvent passer commande.

Ce sera probablement l’une des grandes batailles de cette sortie de crise aux États-Unis : est-ce qu’elle permettra de voir une amélioration des conditions de travail ou est-ce que, comme l’a dit le présentateur du Daily Show Trevor Noah, les clients “devront bientôt préparer eux-mêmes leur repas en allant au restaurant”.

samedi 30 juillet 2022

Les décolonisations africaines, par Pierre Haski | France culture 9 juillet 2022

Pour comprendre le présent, il faut plonger dans le passé : France Inter vous invite à découvrir ou redécouvrir les personnages historiques qui ont marqué l’Afrique lors des indépendances.


Épisodes


>>> La Guinée : Sékou Touré

Ahmed Sekou Touré, c’est l’homme fort de la Guinée, l’homme du « non » à De Gaulle, un leader charismatique et terrifiant. Il fut le libérateur de son pays avant de devenir un dictateur implacable, l’un des pires de l’Afrique indépendante.


>>> Le Ghana : Kwame Nkrumah

En accédant à la tête de son pays en 1957, Kwame Nkrumah devient le président du premier pays indépendant du continent ! Un symbole fort qui aimante tous ceux que la libération des peuples colonisés anime.


>>> Le Congo : Patrice Lumumba

Martyr de la décolonisation, Patrice Lumumba tient une place à part dans l’histoire africaine et bien au-delà. Il fut le premier président du pays et si son "règne" fut bref et mouvementé, il a marqué les consciences…


>>> La Côte d'Ivoire : Houphouët Boigny

Médecin colonial, planteur de cacao, ministre de la France avant de devenir le plus illustre des "pères de la nation", Félix Houphouët-Boigny dirigea son pays sans partage, pendant 33 ans.


>>> Le Sénégal : Léopold Sédar Senghor

Tout à la fois intellectuel, poète, penseur de la Négritude et homme politique, Léopold Sédar Senghor a laissé une profonde empreinte dans son siècle, par-delà les continents.


>>> Le Mali : Modibo Keita

Révolutionnaire et panafricaniste, Modibo Keita incarne la génération des idéalistes. Premier président du Mali indépendant, il est bientôt renversé par un coup d’état et finira ses jours en prison.


>>> Le Cameroun : Ahmadou Ahidjo

Ahmadou Ahidjo a joué la carte française, sans réserve, ici, l'indépendance se négocie dans la re-dépendance. Mal connue, l’histoire du Cameroun est celle d’une décolonisation violente, dont les cicatrices balafrent encore le pays.


>>> Le Kenya : Jomo Kenyatta

Jomo Kenyatta est le Mzé (le vieux) comprenez, respectable ! Après 8 ans derrière les barreaux, la rage gronde, il est temps pour la couronne anglaise de se retirer. Kenyatta libéré à 65 ans, incarne alors tous les espoirs du pays indépendant.

mercredi 20 juillet 2022

The Spider's Web: Britain's Second Empire | History 25 janv. 2022


The Spider's Web: Britain's Second Empire - How Britain transformed from an imperial power to a financial power.

The Spider's Web: Britain's Second Empire (2017)
Director: Michael Oswald
Writers: Michael Oswald(screenplay)
Stars: Joel Benjamin, Peter Cain, John Christensen
Genre: Documentary
Country: United Kingdom, United States
Language: English
Release Date: 5 May 2017 (Mexico)
Duration: 78 min

Storyline:

The Spider's Web: Britain's Second Empire, is a documentary film that shows how Britain transformed from a colonial power into a global financial power. At the demise of empire, City of London financial interests created a web of offshore secrecy jurisdictions that captured wealth from across the globe and hid it behind obscure financial structures in a web of offshore islands. Today, up to half of global offshore wealth may be hidden in British offshore jurisdictions and Britain and its offshore jurisdictions are the largest global players in the world of international finance. How did this come about, and what impact does it have on the world today? This is what the Spider's Web sets out to investigate. With contributions from leading experts, academics, former insiders and campaigners for social justice, the use of stylized b-roll and archive footage, the Spider's Web reveals how in the world of international finance, corruption and secrecy have prevailed over regulation and transparency, and the UK is right at the heart of this.

Reviews:

"This is a fascinating, compelling and well-made film about how the City of London increased its influence through the use of tax havens after the break up of the British Empire.

The documentary is extremely informative and eye-opening, but be warned, it can also leave you feeling angry and disillusioned about how successive governments, politicians, and the Establishment have combined to legally defraud the tax payer.

Sadly, nothing seems to change, probably because the same people who could actually do something are the very people who are enriching themselves through these tax havens. I really enjoyed this well-made film and I recommend it to anyone who has an interest in current affairs." 

lundi 13 juin 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Manufacturing Consent : Media manufacture our consent



Cette brève " autobiographie ", parue en 1906, est l'un des textes politiques de Jack London (1876-1916) les plus marquants. Dans ce récit personnel, il retrace le chemin qui le mena à devenir socialiste. Crieur de journaux, pilleurs d'huîtres, ouvrier dans une conserverie, employé d'une teinture, électricien, vagabond... il nous livre ici les voies qui firent de lui un auteur engagé si longtemps méconnus. 

"Je suis né dans la classe ouvrière. Très tôt, j ai découvert l'enthousiasme, l'ambition, les idéaux; et les satisfaire devint le problème de mon enfance. Mon environnement était primitif, dur et fruste. Je ne voyais nul horizon, seulement de bas en haut. Ma place dans la société était tout en bas. Là, la vie n'offrait que laideur et misère, aussi bien pour la chair que pour l'esprit. Car la chair et l'esprit y étaient pareillement affamés et tourmentés. Au-dessus de moi s'élevait l'édifice colossal de la société, et à mes yeux la seule façon de m'en sortir était par le haut. Alors, j'ai résolu très tôt d'escalader cet édifice. Aux étages supérieurs, les hommes portaient des costumes noirs et des chemises impeccables, les femmes étaient habillées de robes somptueuses. Et il y avait des bonnes choses à manger, et beaucoup. Ça, c'était pour la chair. Et puis il y avait les choses de l'esprit. Loin au-dessus de moi, je le savais, régnaient la générosité de l'esprit, la pureté et la noblesse de la pensée, l'éclat de la vie intellectuelle. Je savais tout cela parce que j avais lu les romans de la bibliothèque Seaside. A l'exception des voyous et des aventurières, tous les hommes et les femmes y avaient de belles pensées, s'exprimaient avec élégance, accomplissaient des actions glorieuses. Bref, le fait que loin au-dessus de moi se trouvait tout ce qui était délicat, noble et gracieux, tout ce qui donne décence et dignité à la vie, tout ce qui la rend digne d être vécue, tout ce qui récompense chacun de son labeur et de sa souffrance, me paraissait aussi incontestable que la course du soleil dans le ciel."


La presse va mal en France parce que les patrons du CAC 40 ont mis la main dessus : telle est l’idée centrale de ce livre. À la Libération, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd'hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres seigneurs contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunératrices. 

Jean Stern, homme de presse s’il en est, montre comment les “journalistes-managers” – July, Colombani – ont conduit « Libération » et « Le Monde » à leur perte avant d’en être éjectés sans égard. Comment les journaux qui perdent de l’argent permettent aux patrons de payer moins d’impôts ? Comment les divers “conseils de surveillance”, “chartes d’indépendance” et autres gadgets n’empêchent nullement les patrons de pressurer les rédactions en exigeant des économies ? Les journaux finiront-ils en “fermes de contenus” où des pigistes à domicile rédigeront des “articles” à la chaîne adaptés aux algorithmes des moteurs de recherche ? C’est ce que l’on peut craindre si l’on laisse faire le capitalisme déchaîné.

mercredi 18 mai 2022

Pour le pire | ARTE 23 juin 2021


En France, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-compagnon. Au travers de trois affaires, une mise en lumière glaçante des mécanismes du féminicide, symptôme d’un dysfonctionnement de la société.   
En France, 84 % des victimes des 173 homicides conjugaux commis en 2019 étaient des femmes. Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres effrayants, que les collectifs féministes contribuent à rendre visibles ? Qui sont ces femmes dont on ne connaît souvent que le prénom, l’âge et les circonstances du décès ? Sindy, 34 ans et enceinte, a été abattue en septembre 2017 sur le quai de la gare de Noyon, avec deux de ses enfants, par son conjoint policier, à qui elle venait d’annoncer sa décision de le quitter. À Corbas, en juillet 2017, les gendarmes ont découvert dans leur appartement les corps en état de décomposition avancée de Michèle, 44 ans, et de sa fille de 18 ans, poignardées par Laurent, le père de famille, chômeur alcoolique qui menait une double vie. La même année, à Toulon, Dorothée a succombé aux coups de couteau portés par son mari au cours du déjeuner de Noël, malgré la tentative d’interposition de leurs enfants.

Défaillances

Pour tenter de saisir la mécanique des féminicides, qui surviennent souvent au moment d’une rupture, Aurélia Braud s’est plongée dans des affaires datant de 2017, qu’elle reconstitue au travers des témoignages d’amis et voisins des trois couples, de gendarmes, d’avocats, d’un journaliste ou d’une responsable associative. Alors que 40 % des femmes tuées par leur conjoint ont subi des violences physiques ou psychologiques avant le drame, dans la majorité des cas, l’entourage et la société tout entière n’ont pas su ou pu déceler les signaux d’alerte. Une immersion glaçante dans la violence de ces drames à huis clos, symptômes d’un dysfonctionnement de la société, dont les enfants constituent les victimes collatérales invisibles.

Documentaire d'Aurélia Braud (France, 2020, 52mn)
Disponible jusqu'au 03/06/2022

mardi 26 avril 2022

Guerre au climat | Géopolitis 8 avr. 2022


Le conflit en Ukraine va-t-il remettre en question les engagements climatiques des Etats, alors que le GIEC sort un nouveau rapport?
Invitée : Sonia Seneviratne, climatologue EPFZ - membre du GIEC
Présentation : Jean-Philippe Schaller

"C'est un dossier de la honte, qui répertorie les promesses vides qui nous mettent sur la voie d'un monde invivable", les mots du secrétaire général des Nations unies António Guterres pour qualifier le dernier volet du rapport du GIEC sonnent comme un réquisitoire adressé aux Etats et leur inaction politique. A chaque rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un nouveau cri d'alarme. Et pourtant, le constat du réchauffement climatique ne fait qu'empirer. Depuis l’ère préindustrielle, la planète a gagné en moyenne 1,1 degré. Les experts concluent à une accélération sans précédent qui pourrait atteindre +3,2 degrés d’ici la fin du siècle, bien au-delà de l’objectif de 1,5 degré des accords de Paris.

Pour inverser la tendance, "il faudrait des actions très fortes et très rapidement, dans un délai de moins de trois ans", alerte la climatologue Sonia Seneviratne dans Géopolitis. Professeure à l'EPFZ et co-auteure de plusieurs rapports du GIEC, elle espère une ultime prise de conscience. D'ici 2100, la planète va subir une augmentation sans précédent d'événements météorologiques extrêmes, canicules, sécheresses ou pluies diluviennes, selon les experts. Les conséquences sont déjà là. Selon l'Organisation météorologique mondiale, le nombre de catastrophes a été multiplié par 5 ces 50 dernières années.

Moins de gaz russe, plus de pollution ? 

"On n'arrivera pas à stabiliser le réchauffement climatique, si on n’accepte pas de manière très claire, de laisser les énergies fossiles dans le sol. Sinon on va vers une catastrophe absolument gigantesque", poursuit Sonia Seneviratne. Or, la guerre en Ukraine pourrait bien remettre en cause les objectifs climatiques de certains Etats, inquiets de manquer de gaz et de pétrole russes.

L'Allemagne et la Grèce envisagent de relancer leur production de charbon, à l'image de la Chine, qui avait déjà augmenté sa production en raison de la reprise économique. Confrontés à la grogne sociale due à la flambée des prix, plusieurs pays, dont la France, ont décidé de subventionner le carburant. Au niveau mondial, le secteur des énergies fossiles reste par ailleurs massivement subventionné. Les Etats y ont consacré chaque année 600 milliards de dollars en moyenne sur les 10 dernières années, selon l'OCDE.

Pour s'émanciper toujours plus du gaz russe, dont ils dépendent à hauteur de 40%, les Européens se tournent aussi vers le gaz naturel liquéfié, notamment américain, plus polluant que celui transporté par gazoducs.

Au sommaire:
- Le nouveau rapport du GIEC confirme les pires prévisions de réchauffement
- Sonia Seneviratne: "Si on n'abandonne pas les énergies fossiles, on court à une catastrophe absolument gigantesque"
- Pour s’émanciper du gaz russe, l’Europe se tourne vers le gaz naturel liquéfié
- Sonia Seneviratne: "Il y a beaucoup de potentiel au niveau de la mobilité électrique"
- Réchauffement climatique et démographie, défis des villes africaines
- Le combat de Bruno Manser en Malaisie pour préserver la forêt tropicale 

Géopolitis est une émission de la Radio Télévision Suisse et TV5 Monde. La rédaction décode les affaires du monde, en s'entourant des meilleurs experts et observateurs des relations internationales. Politique, commerce, santé, coopération ou écologie, retrouvez l'actualité de la planète sur le web en tout temps, le dimanche à 13h10 sur RTS 1 et sur tous les canaux de TV5 Monde.

Le site de Géopolitis : >>> http://geopolitis.ch

mercredi 6 avril 2022

Nucléaire : une solution pour la planète ? | ARTE 24 mars 2022

 

Une enquête dense sur les enjeux écologiques et économiques de l’énergie nucléaire, à travers la question cruciale du démantèlement et du retraitement des déchets contaminés. 

À l’heure où l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Suisse ont décidé de sortir de l’énergie atomique, la France – pays le plus nucléarisé au monde, dont près de 70 % de l’électricité est produite par ses réacteurs – projette d’investir dans de nouveaux EPR. Ce choix est-il réellement compatible avec la transition écologique ? C’est ce que laisse entendre la Commission européenne, qui vient d’accorder un label "vert" au nucléaire dans le cadre de sa taxonomie, une classification des énergies selon leur durabilité. Certes, les centrales n’émettent pas de CO2, ce qui constitue un avantage incontestable face au réchauffement climatique. Mais le nucléaire implique aussi des niveaux mal maîtrisés de rejets radioactifs aux abords des centrales (tritium, carbone 14...), des quantités exponentielles de déchets dangereux dont le recyclage et le stockage restent problématiques, ou le risque jamais exclu d’accident grave, à l’image des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Alors, le nucléaire peut-il être qualifié d’énergie "verte" ?

Débat verrouillé

En s’intéressant aux coulisses de "l’après-Fessenheim" en France, la documentariste Ghislaine Buffard s’est lancée dans une vaste enquête. Partant à la rencontre de scientifiques, de représentants de l’industrie de l’atome et de militants écologistes, elle éclaire avec pédagogie et sans manichéisme un débat verrouillé par des intérêts politiques et économiques complexes, auquel le changement climatique donne une nouvelle perspective. Des voix de plus en plus nombreuses présentent en effet le nucléaire comme la seule alternative crédible aux énergies fossiles. Mais, en France comme ailleurs, les exemples abondent pour illustrer l'"arrogance scientifique" dont les pronucléaires font preuve, selon les termes du consultant Mycle Schneider : recyclage très parcellaire des combustibles dans l’usine de retraitement de La Hague, sûreté controversée du futur "cimetière" de déchets de Bure – dangereux pendant des centaines de milliers d’années –, pollution de la Loire par des rejets radioactifs... Si le nucléaire peut apparaître comme une solution à moyen terme, il semble impossible d’en maîtriser les retombées à une échéance (beaucoup) plus lointaine.

Documentaire de Ghislaine Buffard (France, 2022, 1h34mn)
disponible jusqu'au 28/04/2022

mercredi 30 mars 2022

∆∆∆ ∆∆∆ ∆∆∆ Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ? | Capitalisme (3/6) / Et si Marx avait raison ? | Capitalisme (4/6) / Keynes/Hayek, un combat truqué ? | Capitalisme (5/6) | ARTE janv. 2022

Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ? | Capitalisme (3/6)

 

Le troisième volet se penche sur les théories de David Ricardo et Thomas Malthus, considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle.

David Ricardo et Thomas Malthus sont considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis quarante ans, l'économie se mondialise selon la vision de David Ricardo de "l'avantage comparatif" et en conditionne notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu'est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l'histoire des quatre dernières décennies s'explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ? Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... 

Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Capitalisme Série documentaire d'Ilan Ziv (France, 2013, 54mn)

Et si Marx avait raison ? | Capitalisme (4/6)

 

Ce quatrième volet décrypte la pensée de Karl Marx, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique, ami d’Engels, jusqu'à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale.

Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l'effondrement de l'Union soviétique et la chute du Mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l'histoire, et lui avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe serait-elle plus pertinente aujourd'hui ? Cet épisode décrypte la pensée de l’auteur du Capital, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique, ami d’Engels, jusqu'à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale. Au-delà de l'idéologie communiste, le film s'attache à sa lecture du capitalisme comme "immense accumulation de marchandises" jusqu’à sa critique des concentrations financières et du capitalisme d’État, démontrant que ses prévisions s'avèrent aujourd’hui très pertinentes. S’il a reconnu que le système produisait des merveilles, il fut aussi l'un de ses critiques les plus impitoyables, notamment à travers son analyse de l'inéluctabilité des crises.

Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste.
Série documentaire d'Ilan Ziv (France, 2013, 52mn)
Disponible jusqu'au 04/07/2022
 
Keynes/Hayek, un combat truqué ? | Capitalisme (5/6)

   

Ce cinquième volet revient sur l'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes, qui a modelé la pensée économique au XXe siècle.

L'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes a modelé la pensée économique de tout un siècle. Chacun défend ses idées pour sortir le capitalisme de la sévère dépression des années 1930, la pire qu’il ait connue. Pourquoi et comment ce débat qui semblait réglé ressurgit-il régulièrement, notamment depuis la crise économique de 2008 ?

Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste.

Série documentaire d'Ilan Ziv (France, 2013, 54mn)
Disponible jusqu'au 04/07/2022

jeudi 10 février 2022

LE PROBLÈME DE LA PORNOGRAPHIE CHEZ LES JEUNES | Le Précepteur1 mai 2019


Art subversif selon les uns, signe de décadence pour les autres, la pornographie demeure un objet de controverse. Mais au-delà des conceptions morales, que nous disent les faits au sujet de la pornographie ?
Faut-il s'inquiéter de son influence auprès d'une partie de la jeunesse ? Ou bien devons-nous relativiser son impact sur la société ?

L’émission d’Ovidie : >>> https://youtu.be/S1jgtCA010c

Entretien avec Ovidie, réalisatrice du documentaire « Là où les putains n’existent pas » tourné en Suède. Elle évoque le féminisme pro-sexe à l’épreuve de #MeToo, la sexualité des jeunes et la notion de consentement. En dialogue avec elle, Robin d'Angelo, auteur d’une enquête sur le milieu porno amateur.