Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures.

Saisir des mots clefs à rechercher

Affichage des articles dont le libellé est Conférences Expo Événements. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conférences Expo Événements. Afficher tous les articles

samedi 9 janvier 2021

Les dimanches en Direct du Théâtre de la Ville - L'Esprit Public | Prévu le 10 janv. 2021 !


Emissions en direct sur France Culture, ici, sur notre page Facebook et sur le site du Théâtre de la Ville.

Le Théâtre de la Ville développe les directs pour maintenir le lien avec différents publics et d'assurer l'engagement et la responsabilité du théâtre de service public. 

La création, l'accompagnement des artistes et des intermittents, la pensée critique, la liberté d'expression et une action solidaire.

▸︎ 11h-12h : "L'ESPRIT PUBLIC" - Emilie Aubry

Discussion autour des thèmes :
  • Le monde parallèle de Donald Trump
  • Covid-vaccin : une question de logistique ?
Avec Sylvie Kauffmann, journaliste au Monde ; Brice Couturier, journaliste ; Thierry Pech, directeur du think tank Terra Nova et Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères.

jeudi 20 août 2020

5 raisons de voir l'excellente série “Years and Years” par Léo Moser | 06/09/19

Plongée angoissante dans une Angleterre brexiteuse, Years and Years donne à voir le délitement de la société occidentale à travers les yeux d'une famille britannique. Grande réussite, la série débarque en prime time sur Canal +, et on vous donne cinq raisons de ne pas passer à côté.

Diffusée sur BBC One et HBO (producteurs associés de la série) entre mai et juin dernier, puis sur MyCanal dans la foulée, Years and Years s'est imposée comme l'un des grands événements sériels de l'année. A la fois fiction politique, série d'anticipation et grande saga familiale, tantôt grinçante tantôt profondément dépressive, la création de Russel T. Davies chronique le quotidien d'une famille anglaise sur plus de dix ans, de nos jours à un futur proche plus ou moins apocalyptique. La série est en prime time sur Canal + depuis la rentrée, il serait dommage de passer à côté. Ça tombe bien, on vous explique en cinq points pourquoi il faut absolument la regarder.

1. Parce qu'elle fait la chronique anxiogène du Royaume-Uni post-Brexit

En suivant sur plus de dix ans le quotidien des Lyons, une famille anglaise composée de deux frères et deux sœurs, leurs compagnes et compagnons respectifs, et leur grand-mère (la mère est décédée et le père a construit une nouvelle famille), Years and Years s'attache autant à ausculter les affres d'une famille en crise qu'à portraiturer un Royaume-Uni post-Brexit. Si la série commence de manière ultra-contemporaine, un beau jour de 2019, bien vite, au gré d'un montage alterné tourbillonnant, les années passent et le Brexit tant redouté (ou tant attendu) est proclamé. Les premières retombées ne tardent pas à se faire sentir, quand, orphelin de son Union Européenne, le Royaume-Uni - plus que jamais dépendant des Etats-Unis – se retrouve sur le pied de guerre après une attaque nucléaire américaine sur la péninsule chinoise de Hong Sha. Les vielles angoisses du XXème Siècle reviennent plongeant le Royaume dans la récession. En fil conducteur, on suit l'irrésistible ascension de Vivienne Rook (campée par Emma Thompson), politicienne britannique qui divise d'abord l'opinion, et dont le populisme rance autant que la chevelure peroxydée rappellent Marine Lepen, Donald Trump ou Boris Johnson. Les Lyons suivront sa montée en puissance, d'abord par écrans interposés lors de ses apparitions sulfureuses sur les plateaux télé, puis dans des meetings délirants la portant aux nues. La série parvient, par petites touches pointillistes, à saisir avec justesse la fabrication méthodique d'un monstre politique, miroir à peine déformant de l'ascension bien réelle de nos leaders d'extrême droite contemporains.

2. Parce qu'elle mêle la grande Histoire à la petite

Qui n'a jamais frémi en entendant retentir, comme tous les premiers mercredis du mois, la sirène d'alarme angoissante rappelant les heures les plus sombres de notre Histoire. Pendant une seconde, on se demande s'il s'agit bien d'un test de maintenance, ou si, comme des millions d'hommes et de femmes avant nous, l'impitoyable machine de l'Histoire allait nous prendre dans ses filets. Cette angoisse millénariste, Years and Years en capte tout le vertige. Comme la crise des subprimes de 2008 avant lui, le Brexit chamboule le quotidien des Lyons, qui en subissent les retombées de manière disparate. Pour l'aîné de la famille, Stepehen, conseiller financier fortuné, il a tout d'une tragédie, et la chute des banques qu'entraîne la récession lui fait perdre plus d'un million de livres ainsi que son emploi, l'obligeant à se reconvertir livreur sur deux roues. De son côté, Rosie, qui élève seule ses trois enfants et a toujours connu la précarité, y voit une promesse de revanche sociale, et devient progressivement un soutien affirmé de Vivienne Rook, qui promet de faire tomber les puissants, et de redonner au peuple sa souveraineté. Moins lisible sur l'échiquier politique, Edith Lyons, activiste prônant une forme d'anarchie libertaire, entretient avec le Brexit et l'ascension populiste de Viv Rook une relation ambivalente. Enfin, le cadet de la famille, Daniel, qui travaille dans un camp d'accueil de migrants, est confronté au durcissement de la politique d'immigration post-Brexit quand son amant, un jeune ukrainien persécuté en ses terres pour son homosexualité, est renvoyé manu militari dans son pays, où l'attend une politique encore plus ferme à l'égard des homosexuels. Leur relation à distances et les faux espoirs de leurs retrouvailles constituent l'un des arcs les plus poignants de la série.

3. Parce qu'elle ausculte nos angoisses contemporaines à l'aune d'un futur proche

Comme George Orwell l'avait fait en 1949 avec son chef-d’œuvre 1984, Russel T. Davies nous plonge avec Years and Years dans un futur dystopique nourri par nos inquiétudes contemporaines. Tous les sujets de société qui nous travaillent et les périls qui nous guettent, de la crise des migrants au réchauffement climatique en passant par la montée de l'extrême droite, sont passés à la lessiveuse semi-fictionnelle d'une série presque prophétique. Y tourbillonnent nos angoisses contemporaines et tout le chaos du monde, la série jouant avec notre souvenance de la crise financière de 2008 pour en proposer une version plus chaotique encore, ou avec le constat bien réel de la consommation par les deux bouts de notre planète à l'agonie. Mais à ce constat désespérant (et désespéré), Years and Years oppose l'humanité de ses personnages, et leur relation parfois tumultueuse, mais souvent lumineuse. La grande force de la série tient à sa faculté d'imaginer un futur profondément dystopique, tout en nous montrant ses personnages continuant à vivre, plus difficilement sans doute, mais toujours avec leurs convictions, leurs certitudes et leurs doutes, devenant des sortes de voyageurs du futur ayant pour mission de nous préparer aux grands bouleversements qui guettent notre époque trouble.

4. Parce que c'est la saison 5 de Black Mirror qu'on attendait

Série d'anticipation anthologique devenue un véritable phénomène, Black Mirror avait perdu de sa superbe en juin dernier avec la diffusion de sa cinquième saison, bien en deçà des précédentes. Mais la création de Charlie Brooker, qui imagine un futur proche à la faveur de notre relation ambivalente à la technologie, trouve en Years and Years une digne héritière. Même si cette dernière ne dispose pas de la même structure anthologique (avec des épisodes indépendants) que son aînée, elle parvient avec habileté à prophétiser les dérives technologiques qui nous guettent. En plus de l'omniprésence des écrans et des assistants personnels intelligents (type Google home) qui ne se dément pas les années passant, la série imagine de nouvelles formes de dévoiement technologique. Ainsi, la jeune Ruby Lyons passe le plus clair de son temps avec une sorte de masque holographique qui affiche des filtres snapchat directement sur son visage, brouillant toujours plus la frontière entre organique et numérique, tandis que sa grande sœur, Bethany, fait son coming-out trans. Mais pas transgenre, comme l'imaginent ses parents, prêts à accompagner la transition de leur fille. Non, Bethany veut devenir transhumaine. Son projet ? Devenir une entité numérique pour se libérer de son enveloppe corporelle, et rejoindre le big data. Cette intrigue transhumaniste, la série la tisse habilement, montrant les dangers que représente une transition précipitée, notamment dans une scène tétanisante dans laquelle une amie de Bethany voit son œil bionique, fraîchement installé par des chirurgiens frauduleux, dangereusement dysfonctionner.

5. Parce que c'est une grande saga familiale en 6 épisodes

En montrant, sur plus de dix ans, le délitement de la société occidentale à travers le regard d'une famille britannique, Years and Years avait suffisamment de matière pour dérouler son intrigue sur de nombreuses saisons. Mais en faisant le choix d'un "fast storytelling", la série a su trouver sa propre voie, et en tirer un concept retors. Grâce à une science consommée de l'ellipse, Years and Years fait passer plusieurs années en quelques minutes, et donne à voir l'évolution de la famille Lyons à la faveur des grands bouleversements sociaux qui nous attendent. Mieux, la série évite l'écueil qu'aurait pu occasionner son dispositif narratif, et rend parfaitement lisibles les nombreuses informations à enregistrer à chaque saut temporel. Un tour de force à mettre au crédit de Russel T. Davies et de son écriture ingénieuse, mais aussi à celui des acteurs, qui parviennent à donner corps aux états d'âme changeants de leurs personnages, ballottés par les chamboulements successifs de la société anglaise. Une véritable leçon d'écriture.

Years and Years de Russel T. Davies, disponible sur MyCanal et sur Canal + les lundis à 21h

mercredi 18 mars 2020

Coronavirus global cases, 19 March 2020

Coronavirus global cases, 19 March 2020

This information is regularly updated but may not reflect the latest totals for each country.
CasesDeaths
China81,1553,249
Italy35,7132,978
Iran17,3611,135
Spain14,769638
Germany12,32728
USA9,403150
France9,045243
South Korea8,56591
Switzerland3,06733
UK2,628104
Netherlands2,05158
Austria1,8435
Norway1,6016
Belgium1,48614
Sweden1,30110
Denmark1,0594
Japan88929
Malaysia7902
Canada7279
Diamond Princess cruise ship7127
Portugal6422
Australia5686
Brazil5294
Israel529
Czech Republic522
Qatar452
Greece4185
Ireland3662
Finland359
Singapore313
Pakistan3072
Poland2875
Slovenia2861
Romania260
Estonia258
Bahrain2561
Iceland2501
Saudi Arabia238
Chile238
Indonesia22719
Thailand2121
Egypt2106
Luxembourg2032
Philippines20219
Turkey1912
India1693
Ecuador1683
Iraq16412
Russia147
Peru145
Kuwait142
Lebanon1334
San Marino11911
South Africa116
United Arab Emirates113
Armenia110
Panama1091
Taiwan1081
Slovakia1051
Argentina972
Mexico93
Colombia93
Bulgaria922
Croatia89
Serbia89
Uruguay79
Vietnam75
Algeria747
Latvia71
Costa Rica691
Brunei68
Albania592
Cyprus58
Faroe Islands58
Hungary581
Jordan56
Morocco542
Andorra53
Belarus51
Sri Lanka51
Malta48
West Bank44
North Macedonia42
Oman39
Georgia38
Bosnia and Herzegovina38
Venezuela36
Moldova361
Kazakhstan35
Cambodia35
Azerbaijan341
Dominican Republic342
Guadeloupe33
Lithuania33
Senegal31
Tunisia29
Liechtenstein28
New Zealand28
Martinique231
Afghanistan22
Burkina Faso201
Ukraine162
Uzbekistan15
Jamaica151
Bangladesh141
Réunion14
Maldives13
Cameroon13
Bolivia12
Paraguay11
French Guiana11
Cuba101
Honduras9
Ivory Coast9
Gibraltar8
Nigeria8
Rwanda8
Ghana7
Trinidad and Tobago7
Guyana71
Monaco7
Kenya7
Jersey6
Guatemala61
Seychelles6
Mongolia6
Ethiopia6
Guam5
Puerto Rico5
DR Congo4
Saint Martin4
Equatorial Guinea4
Aruba4
Kyrgyzstan3
Mayotte3
Mauritius3
French Polynesia3
Curaçao31
Tanzania3
Saint Barthelemy3
Saint Lucia2
Liberia2
Namibia2
Greenland2
Zambia2
Kosovo2
Mauritania2
Barbados2
Sudan21
United States Virgin Islands2
Benin2
Gambia1
Guinea1
Montserrat1
Guernsey1
Togo1
Gabon1
Fiji1
Djibouti1
Cayman Islands11
El Salvador1
Nepal1
Congo1
Central African Republic1
Bhutan1
Somalia1
Vatican1
St Vincent and the Grenadines1
Nicaragua1
Suriname1
Bahamas1
Montenegro1
Antigua and Barbuda1
Eswatini1


Source: Johns Hopkins University, national public health agencies
Last updated on 19 March 2020, 10:00 GMT.