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dimanche 11 juillet 2021

Brexit, une histoire sans fin ? Avec Robert Tombs ( Cliquer sur l'image ) | France culture 10/12/2020

À retrouver dans l'émission LA GRANDE TABLE IDÉES par Olivia Gesbert

Le Brexit, un choix démocratique et raisonnable ? Rendez-vous avec l'historien Robert Tombs, alors que les négociations son toujours en cours et que pèse le risque d'un "no deal".

Billets de 20 livres et de 20 euros

>>> Robert Tombs est l’un des historiens anglo-saxons de la France du XIXe siècle les plus connus, et un spécialiste de la Commune de Paris. Il enseigne au Saint-John’s College (Cambridge). 

Il a aussi beaucoup travaillé sur la relation entre l'Europe et la Grande-Bretagne. On lui doit notamment La Guerre contre Paris, 1871 (Aubier, 1998) et La France et le Royaume-Uni, des ennemis intimes (avec Isabelle Tombs, Armand Colin, 2012).

"Au début du procédé, on a été un peu naïfs, on pensait qu'un accord serait facilement résolu, que l'amitié entre les pays européens et l'Angleterre serait protégée et que la prospérité des deux côtés serait ce qui compte le plus. Mais je pense que l'U.E. a adopté une position idéologiquement rigide qu'il est très difficile pour un gouvernement d'accepter." Robert Tombs

Robert Tombs s'est prononcé en faveur du >>> Brexit, du Leave. Dans l'ouvrage qu'il fera paraître en janvier 2021 aux éditions Allen Lane - This Sovereign Isle. Britain In and Out of Europe – il montre que le vote pour le Brexit est explicable. Il revient ainsi sur cet événement toujours en cours, ce long feuilleton. Car si le Brexit devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2021, les négociations se heurtent à de nombreuses frictions, autour de la pêche et de la concurrence notamment. Cela fait encore craindre un « no deal ».

"Le continent a toujours été extrêmement important pour la Grande Bretagne, et il le restera. (…) Mais on a des relations et des liens affectifs,  économiques,  politiques avec d'autres parties du monde. L'Europe n'est pas notre seul continent." Robert Tombs

L'auteur revient sur l'avenir de la Grande Bretagne étant données les circonstances actuelles de la pandémie, et interroge : qui a voté Leave ou Remain, pourquoi de tels choix...? Une perspective qui vise notamment à dédiaboliser le vote pro-Brexit, contre les récits dominant en Europe - à commencer par celui du Remain - qui en feraient un vote nationaliste et xénophobe.  

"Je ne dis pas que ce que je dis est une simple vérité, mais beaucoup d'experts se présentent comme ayant la vérité pure, et ils sont, comme les  autres, des partisans dans un débat politique." Robert Tombs

Le choix du >>> Brexit correspondrait ainsi à un vote de confiance dans les institutions démocratiques nationales. L'approche historique permet en outre à l'auteur de montrer que les croyances sur le passé pèsent aujourd'hui sur les relations entre la Grande Bretagne et l'Union européenne. La Grande Bretagne n'ayant pas vécu les mêmes conflits ni les mêmes traumatismes que de nombreux autres pays européens, elle n'en partage pas le même souci d'une Europe unie. Par sa langue notamment, elle a souvent plus de relations avec les pays hors Europe qu'au sein de celle-ci.

Extraits sonores:

  • Brexit : le Parlement rejette l’accord défendu par Theresa May 
  • Alastair Campbell (France Culture, Les Matins, 10/12/20)

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