Article 1er. - La F∴-M∴, institution initiatique et progressive, cosmopolite et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’humanité. Elle se fonde sur la liberté, la tolérance et le libre examen ; elle ne formule ou n’invoque aucun dogme. Le Trav∴ maçonn∴ s’effectue à couvert dans le T∴ par la méthode symb∴. Cette démarche laisse au Maç∴ la liberté d’interprétation des symboles. Le Gr∴ Or∴ de Belgique, maillon de la F∴-M∴ universelle, demande à qui se présente à l’Init∴ d’être honnête et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonn∴. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’individus probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienfaisance dans le sens le plus étendu.

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lundi 18 janvier 2021

Quand la City de Londres faisait campagne pour le Brexit, par Marlène Benquet & Théo Bourgeron | Le Monde diplomatique Janvier 2021

 L’ère de la finance autoritaire

« Folie », « erreur », « coup de poker »… Depuis le référendum de 2016, le Brexit a souvent été présenté comme le fruit d’un malheureux concours de circonstances. Il répond toutefois parfaitement aux attentes d’une frange émergente de la finance, que la réglementation européenne - pourtant soucieuse de cajoler les puissants - dérange encore trop.

Yves Hayat. — « Brexit »,
de la série « Parfum de révolte », 2016

Le 24 juin 2016 au matin, le monde découvre que, à la question : « Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l’Union européenne ou en sortir ? », 51,9 % des votants ont répondu : « Leave » (« en sortir »). 

Pour beaucoup, ce résultat constitue une surprise : la puissante City, dorlotée par tous les pouvoirs à Londres, avait semblé unanime en faveur du « Remain » (« rester »). Que s’était-il donc passé ? Le patronat financier le plus puissant d’Europe ne disposait-il pas des moyens suffisants pour faire entendre sa voix sur une question qui engageait pourtant son avenir ?

Ostensible et bruyante, la campagne menée par la City en faveur du « Remain » en a toutefois masqué une autre, plus discrète, mais néanmoins massive. On en trouve la trace dans les données rendues publiques par la commission électorale britannique, qui conduisent à trois observations. D’abord, le secteur financier a consacré presque les deux tiers de son investissement dans le référendum au soutien du « Leave », tandis que, de leur côté, les secteurs industriels y investissaient bien moins de la moitié de leurs capitaux. 

Ensuite, 57 % des recettes de la campagne en faveur du « Leave » sont venues du secteur financier, contre seulement 36 % pour celle en faveur du « Remain » - ce qui suggère que la plus « financière » des deux campagnes n’a pas été celle qu’on croit. Enfin, deux groupes d’acteurs financiers ont adopté des attitudes distinctes.

D’un côté, les représentants de la « première financiarisation » - banques, assurances, sociétés de conseil, de communication et d’information financières, de courtage, de change, d’investissement institutionnel (fonds de pension compris) -, dont le mode d’accumulation se caractérise par un appel public à l’épargne, laquelle est investie pour une courte durée dans des actions acquises sur des marchés boursiers. Ce mode d’enrichissement n’implique pas une prise de contrôle des entreprises par les financiers propriétaires de titres : ces derniers ont principalement un mode de gestion passif et (...)

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