Article 1er. - La F∴-M∴, institution initiatique et progressive, cosmopolite et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’humanité. Elle se fonde sur la liberté, la tolérance et le libre examen ; elle ne formule ou n’invoque aucun dogme. Le Trav∴ maçonn∴ s’effectue à couvert dans le T∴ par la méthode symb∴. Cette démarche laisse au Maç∴ la liberté d’interprétation des symboles. Le Gr∴ Or∴ de Belgique, maillon de la F∴-M∴ universelle, demande à qui se présente à l’Init∴ d’être honnête et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonn∴. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’individus probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienfaisance dans le sens le plus étendu.

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samedi 19 décembre 2020

John le Carré, l'homme et l'oeuvre derrière les légendes | France culture 14/12/2020

À retrouver dans l'émission LA GRANDE TABLE IDÉES par Olivia Gesbert

Espion avant de devenir écrivain, écrivain avant tout, John le Carré nous a quittés hier à l'âge de 89 ans. On en parle avec sa traductrice Isabelle Perrin, l'historienne Marie-Pierre Rey et le rédacteur en chef à L'Obs François Armanet.

John Le Carré en 2001

L'écrivain John le Carré, David Cornwell de son vrai nom, est décédé samedi 12 décembre. Maître du roman d'espionnage, mais aussi et surtout grand écrivain, porté sur le thème de la nature humaine et soucieux de la psychologie de ses personnages, -son héros favori, George Smiley, étant souvent considéré comme l'anti-James Bond - il laisse derrière lui plus d'une vingtaine de romans. 

Parmi eux, son troisième roman, L’Espion qui venait du froid (1964), qu’il écrivit à 30 ans et qui lui valut un succès international, ou encore La Taupe (1974), adapté au cinéma en 2011, avec l'acteur britannique Gary Oldman dans le rôle-titre.  

John le Carré a également été espion, informateur du service de renseignement intérieur - le MI5 - à l'université d'Oxford puis pour le MI6. Il est alors envoyé en Allemagne de l'Ouest, au début des années 1960. Sa carrière prend fin lorsque l’agent double britannique Kim Philby révèle la couverture de nombreux de ses compatriotes au KGB, le forçant à démissionner.  

"C'est un personnage qui a toujours cultivé l'art du mensonge : dans son travail de romancier bien évidemment, précédemment lorsqu'il était employé dans les services sercrets ; et plus généralement, il ne se résignait pas à la vérité, peut-être à cause de ses origines familiales et de son père escroc, affabulateur. Il disait "Je suis né dans le mensonge". Isabelle Perrin

Pour en parler, Isabelle Perrin, celle qui, avec sa mère Mimi Perrin, traduit les œuvres de John le carré depuis La Maison Russe (1989). Elle nous parle d'un premier contact déroutant avec l'œuvre de l'écrivain, mais de l'instauration, entre les trois, d'un rapport de confiance qui s'est renforcé avec les années, leur permettant de travailler sans besoin de se rencontrer. En 2018, Isabelle Perrin avait dirigé le n°122 des Cahiers de l'Herne dédiés à John Le Carré.

"On ne peut ni le réduire à la dimension uniquement « romancier », ni, dans la catégorie roman, le réduire à l'unique dimension de l'espionnage, ne serait ce que parce que c'est un véritable styliste. (…) C'était un obsessionnel de la révision du texte pour peaufiner au mieux les phrases." Isabelle Perrin

Profondément humain, grand témoin de l'ère des blocs Est/Ouest, John le Carré est resté une figure active politiquement, dans les médias et même en manifestation. C'était d'après Isabelle Perrin "le vieux sage" que l'on consultait sur des questions diverses. Il s'était notamment opposé au Brexit, martelant son attachement à la construction de l'U.E.

Avec nous également, à distance, le rédacteur en chef à l'Obs François Armanet, qui l'a rencontré à l'occasion de la parution en France du roman Une vérité si délicate (Seuil, 2013), et l'historienne Marie-Pierre Rey.

"La guerre froide, c'est vraiment le terreau principal de son œuvre." Marrie-Pierre Rey

"Il y a une dimension romantique chez ces espions, mais juste aussi." François Armanet

Extraits sonores:

  • "Apostrophes" : John le Carré, "Mon pseudonyme" (Archive INA, 24/11/1989)
  • John Le Carré et François Busnel - La Grande Librairie, avril 2018

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