Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 14 septembre 2020

∆∆∆ L’islam et la République | France culture 13/09/2020

À retrouver dans l'émission QUESTIONS D'ISLAM par Ghaleb Bencheikh

La question islamique n'a jamais été posée avec autant d'acuité que ces temps-ci, et avec le procès des attentats de l'année 2015. A la question du lien entre l'islam et la République s'adjoint le débat sur le communautarisme et le séparatisme. Nous en parlons avec le politiste Haoues Seniguer.

Hommage aux soldats musulmans morts pour la
France entre 1914 et 1918
(Douaumont, France, 2018)

La « problématique islamique » est toujours épineuse et fondamentale en France. Elle est encore posée avec acuité au moment du procès des attentats contre « Charlie – Hyper-casher – Bataclan » de 2015. 

Et le traitement du lien entre l’islam et la République s’adjoint, dans l’actualité brûlante, à celui du débat sur les phénomènes dits de communautarisme et de séparatisme ; un débat houleux entrecoupé régulièrement par des convulsions paroxystiques. 

C’est pour cela qu’on tient à l’aborder avec la distanciation requise et la froideur d’esprit nécessaire. Haoues Seniguer livre ses analyses et donne sa vision pour une sortie de crise par le haut.

"Le piège de l'approche hyper normative de la religion musulmane, c'est de considérer que seule la lecture qu'on en fait individuellement (selon certaines traditions de l'époque médiévale), valent pour tous les musulmans."

"Les clercs musulmans aujourd'hui se sont emparés de la question de la laïcité et de la démocratie pour amener les croyants, à faire preuve d'attention à l'endroit de l'altérité, qu'elle soit confessionnelle ou aconfessionnelle."

"L'Etat n'a pas à dire ce qui est bien ou ce qui est mal en terme de pratiques religieuses dès lors que ces pratiques religieuses respectent la loi. (...) Il ne faudrait pas que les tenants de la laïcité cherchent à réglementer les rapports internes que les religieux ou les croyants peuvent avoir vis-à-vis de leurs traditions religieuses."

Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à Sciences Po-Lyon, chercheur au Laboratoire Triangle et directeur adjoint de l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman (IISMM).

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