Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 7 septembre 2020

La nature est-elle belle ? | France culture 23/08/2020

À retrouver dans l'émission LA CONVERSATION SCIENTIFIQUE par Etienne Klein

Et si la révolution écologique passait par l'émerveillement ?

Paysage de l'île de Skye, en Ecosse
Matt Anderson Photography 

En 1806, l’un de nos plus grands écrivains fit un voyage du côté du massif du Mont-Blanc. Après avoir marché jusqu’au Montenvers, ce haut-lieu qui domine la mer de glace à 2000 mètres d’altitude, voici ce qu’il écrivit : « On dit que les montagnes sont le séjour de la rêverie ? 

J’en doute. Je doute qu’on puisse rêver lorsque la promenade est une fatigue, ou lorsque l’attention que vous êtes obligé de donner à vos pas occupe entièrement votre esprit. 

L’amateur de la solitude qui bayerait aux chimères en gravissant le Montenvers pourrait bien tomber dans quelque puits, comme l’astronome qui prétendait lire au-dessus de sa tête et ne pouvait voir à ses pieds. ».

Et notre écrivain sceptique de continuer :

« Si nous en croyons Rousseau et ceux qui ont recueilli ses erreurs sans hériter de son éloquence, quand on arrive au sommet des montagnes, on se sent transformé en un autre homme. […] Plût à Dieu qu’il en fût ainsi ! Qu’il serait doux de pouvoir se délivrer des maux en s’élevant à quelques toises au-dessus de la plaine ! Malheureusement, l’âme de l’homme est indépendante de l’air et des sites : un cœur chargé de sa peine n’est pas moins pesant sur les hauts lieux que dans les vallées. » (Voyage au Mont-Blanc, 1806).

Cet écrivain que le spectacle de la Mer de Glace, des Drus, de l’Aiguille Verte et des Grandes Jorasses a pu laisser de marbre et a même rendu grincheux, c’est le grand Chateaubriand. Comment comprendre une telle réaction de la part d’un homme par ailleurs sensible, alors qu’il découvrait là l’un des plus beaux paysages qui soient ? On peut avancer trois hypothèses : soit il n’était pas sensible à la beauté de la nature, quelle qu’elle fut ; soit il avait ce jour-là le mal de saint Malo ; soit il y avait un sacré brouillard…

Mais au fait, que voulons-nous dire précisément quand nous disons que la nature est belle ?

Invité : Alexandre Lacroix, écrivain, directeur de la rédaction de Philosophie Magazine, vient de publier « Devant la beauté de la nature ».

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