Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 2 septembre 2020

Histoire des expériences républicaines : À Rome, la république en toge | France culture 31/08/2020

À retrouver dans l'émission LE COURS DE L'HISTOIRE par Xavier Mauduit

La Rome antique voit naître et mourir la république. Elle commence en 509 av. J.-C., à la chute de la royauté, et s'achève quelques années avant notre ère pour laisser place à l'Empire. Une république d'accord, mais de quelle nature ?

Détail  mosaïque  la Louve Capitoline -
Galleria Vittorio Emanuele II - Milan

Cela ne pourrait être qu’un simple fagot, des bouts de bois assemblés, réunis en gerbe, mais quelqu’un a eu l’idée de glisser une hache au milieu de ces branchages qu’il fait tenir avec des lanières. Le simple fagot est devenu faisceaux, mieux encore, faisceau de licteur ! Recouvert d’un bouclier, orné de feuilles de chêne d’un côté et de feuilles d’olivier de l’autre, nous avons là un symbole de notre république, que l’on retrouve sur les passeports par exemple. 

Ce faisceaux de licteur nous conduit tout droit dans la Rome antique, où les licteurs escortent les magistrats : bel écho de notre république à son ancêtre antique. Pourtant, si l’héritage est revendiqué, la République romaine a-t-elle quelle chose à voir celle d’aujourd’hui ? Ça fait sot de le dire, car le mot a changé de sens. D’ailleurs, les Romains avaient-ils le sentiment de vivre en République ?

Nous recevons aujourd'hui Claudia Moatti, professeur d’histoire antique à l’université de Paris 8 et de Classics à l’University of Southern California à Los Angeles. Elle est autrice de La raison de Rome. Naissance de l'esprit critique à la fin de la République (IIe-Ier s. avant J.-C.) (Seuil, 1997) et de Res publica. Histoire romaine de la chose publique (Fayard, 2018). 

"Les institutions civiques sont en place dès l’époque royale. Le changement entre la fin de l’époque royale et le début de l’époque que nous appelons républicaine est extrêmement ténu […] L’opposition entre la tyrannie et la liberté est fondamentale, elle est fondatrice de la notion de res publica." 

"La république romaine est totalement inégalitaire, fondée sur une hiérarchie liée à la fortune. Des classes sociales définies en fonction des revenus fonciers, des citoyens mâles adultes parmi lesquels femmes n’ont aucun rôle, dans l’espace politique c’est un club d’homme. C’est une société inégalitaire qui restera inégalitaire jusqu’à la fin." 

"Ce qui apparait comme fondamentale dans l’action et la pensée politique de l’époque c’est la peur panique de l’accaparement de la république par une faction, un individu ou par le peuple […] A partir du moment où le pouvoir est accaparé par un individu ou un groupe, il n’est plus une res publica." Claudia Moatti

Sons diffusés : 

  • Lecture  - Extrait De Republica de Cicéron (livre 6,25-27) lu par John F.C.  Richards, collection  Folkways Record. 
  •  Lecture - Extrait De Republica de Cicéron (livre 3, 33-45) lu par Elodie Hubert. 
  • Lecture d’un discours de Cicéron au Sénat 
  • Extrait de la série Rome, HBO 2005 
  • Archive -  JT de TF1  du 13/10/96,  Maurice Olivari  parle d’Astérix et d’Obelix vu par les romains. 
  • Lecture - Extrait de Res Gestae Divi Augusti, appelé aussi « testament d'Auguste » lu par Elodie Hubert.

Musique : Jean-Louis Murat - Foule Romaine

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