Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 2 septembre 2020

Histoire des expériences républicaines : Des cités sans roi : républiques urbaines au Moyen Âge | France culture 01/09/2020

À retrouver dans l'émission LE COURS DE L'HISTOIRE par Xavier Mauduit

De la Provence aux cités italiennes, certaines villes ont fait le choix de la république dès le Moyen Âge, devenant les laboratoires d'un mode de gouvernement nouveau. Pourtant, les habitants de ces républiques urbaines étaient-ils vraiment des acteurs politiques à part entière ?

Effets du bon et du mauvais gouvernement,
Fresques  peintes entre 1337 et 1339,
Palazzo Pubblico, Sienne

Dans le mot république, il y a le mot res, la chose en latin, res publica, la chose publique. Chose, non pas au sens de bidule, de truc, de machin, de trucmuche. 

La chose dont il est question est celle que l’on plaide, la cause que l’on défend, en l’occurrence le bien public, le bien de tous. Là encore, ce qui est public dépend des limites données à ceux qui participent à la vie politique de la cité : souvent des hommes, souvent des riches issus de quelques familles.  

Le mot république entre tardivement dans notre langue, au XVe siècle et il se déploie au siècle suivant. La république d’alors ne possède pas le sens qu’il a aujourd’hui et la définition ne vaut que dans un contexte précis. Pourtant, toutes ces expériences sont des laboratoires qui nous aident à saisir cette chose, la république. Aujourd’hui, nous parcourons la Provence et l’Italie au Moyen Âge, quand des cités ont fait le choix de la république : ces expériences du passé ont quelque chose à nous dire ! 

Ce matin, nous sommes en compagnie de Claire Judde de Larivière. Elle est historienne, maître de conférences à l'université de Toulouse II et chercheuse attachée à l'université de Londres. Elle est notamment l’auteure de La révolte des boules de neige, Murano face à Venise, 1511, paru aux éditions Fayard en 2014.

Avec nous aussi, Simone Balossino, historien, maître de conférences en histoire médiévale à l'université d'Avignon et membre du laboratoire CIHAM UMR-5648. Ses recherches portent sur les pratiques de gouvernement urbain, sur les relations entre communautés urbaines et pouvoirs seigneuriaux et princiers ainsi que sur la culture de l’écrit en milieu urbain. Il est notamment l’auteur de « I podestà sulle sponde del Rodano : Arles et Avignone nei secoli XII e XIII », paru en 2015 chez l’éditeur Viella.

"Entre la fin du XIe siècle et tout au long du XIIe en Europe se forme quelque chose de nouveau : les villes deviennent centre d’intérêt, la campagne, les centres ruraux, les châteaux sont un peu abandonnés et la ville devient centre culturel, économique et politique de premier plan. Ce phénomène est typique de l’Occident médiéval, certaines aires géographiques sont plus touchées : le nord de la France, les Flandres, l’Italie et ce que l’on appelle le Midi aujourd’hui." Simone Balossino

"L’élection est une procédure qui s’impose progressivement dans de nombreuses cités à partir du XIIe mais qu’on retrouve aussi dans l’Eglise : c’est l’époque ou se met en place la procédure pour élire le Pape. Toutes les réflexions autour du vote, de l’élection mais aussi du tirage au sort […] on le retrouve dans de nombreuses expériences laïques et religieuses dans tout l’Occident." Claire Judde de Larivière

"Il y a un élément commun : le souvenir de Rome. Dans ces régions méditerranéennes, Rome était plus qu’un souvenir, une présence concrète. […]Les modèles politiques des consulats sont des modèles qui ont encore ce souvenir romain. La plupart des consuls se font représenter dans les bulles pour sceller les documents avec une toge romaine." Simone Balossino

"Ce qui est très intéressant avec le Moyen Âge c’est toute la réflexion qui commence autour de ce qu’est le commun, ce bien commun et on voit combien cette discussion, aujourd’hui dans notre monde politique contemporain est devenue essentielle sur ce que sont les communs, les biens communs, les commons. On retrouve dans tous ces débats médiévaux des sources d’inspiration tout à fait fascinantes." Claire Judde de Larivière

  • Archive - 18/12/1972 – ORTF - Fernand Braudel dans l'émission  Les dossiers de l'écran 
  • Archive- 08/01/1988 - France 3 - Gilbert Casagrande  dans l'émission Cherchez la France
  • Archive - 07/11/1959 - RDF/RTF - René Guerdan dans l'émission Analyse spectrale de l'Occident 
  • Lecture extrait des Lettres persanes  de Montesquieu par Elodie Huber

Musique 

  • « Mountain road » d’IMADE SAPUTRA
  • Chanson « Adieu Venise provençale » interprétée par George Brassens

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