Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 16 septembre 2020

Erdogan menace, la France arme la Grèce | #cdanslair 14.09.2020


"Excellente nouvelle pour l'industrie aéronautique française" a tweeté la ministre des Armées Florence Parly. Ce samedi 12 septembre, la Grèce a annoncé vouloir acquérir 18 avions de combat Rafale dans un contexte de tensions en Méditerranée orientale. L'Oruç Reis est rentré au port. Ce navire turc de recherche sismique escorté par l'armée était déployé dans une zone riche en gaz naturel et revendiquée par Athènes. Malgré ce "premier pas positif", comme l'a salué le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le pays de 80 millions d'habitants ne renonce pas à ses droits. Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a répliqué "qu'il y aura des allers-retours". La France soutient clairement la Grèce face aux appétits d'Ankara. Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'invectivent tour à tour. "Ne cherchez pas querelle au peuple turc" a encore averti ce dernier samedi. 

Alors que ses membres se déchirent, l'Otan réagit trop tièdement au goût de la France. Pour Emmanuel Macron, la Turquie "n'est plus un partenaire". De fait, Emmanuel Macron s'est tourné vers les pays du sud de l'Union européenne, réunis ce week-end à Ajaccio. Il appelle Erdogan "à clarifier ses intentions". Côté américain, on a vécu comme un affront que la Turquie achète des armes à la Russie. En visite à Chypre, le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a commenté la situation : "l'aggravation des tensions militaires n'aide personne d'autre que les adversaires qui souhaiteraient voir l'unité transatlantique se fissurer". 

En toile de fond, la question de la candidature turque à l'adhésion européenne, en négociation depuis des années. Le vaste pays ne remplit pas les conditions, notamment en matière de droits humains. Et en janvier 2018, Emmanuel Macron avait d'ailleurs clairement écarté cette possibilité, proposant plutôt un partenariat. Aujourd'hui, agiter le spectre des sanctions économiques pourrait pousser Ankara à créer un nouveau flux de réfugiés vers l'UE, malgré l'accord passé en 2016. 

Comment la Grèce et la Turquie peuvent-elles rester membres de la même alliance militaire dans ces conditions ? Les déclarations martiales et envois de navires en Méditerranée peuvent-ils déclencher un affrontement ? Quelles seront les décisions du Conseil européen le 24 septembre ?
 
Invités : 
 
- Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques
- Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU
- Ariane Bonzon, journaliste spécialiste de la Turquie
- Sara Daniel, grand reporter à L’Obs

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