Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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vendredi 28 août 2020

Télétravail, pour le meilleur ou pour le pire ? | France culture 21/08/2020

À retrouver dans l'émission LE TEMPS DU DÉBAT par Camille Diao

En favorisant le développement du télétravail, le gouvernement et les chefs d’entreprises ont endigué la propagation du coronavirus, mais cette généralisation du travail à distance a également eu des incidences sur le quotidien des travailleurs. Quel impact le télétravail a vraiment sur nos vies ?

Avec le télétravail, il est parfois difficile de
concilier temps de travail et vie de famille.

Ce sera l’un des grands bouleversements du fameux “monde d’après”

On nous l'a, en tout cas, largement prédit. Et il faut croire que dans la Silicon Valley, le monde d’après, c’est déjà aujourd’hui. 

Dès le mois de mai, dans une Californie encore confinée, Jack Dorsey, le patron de Twitter, faisait une grande annonce : après la pandémie, l'immense majorité des 5000 salariés de la firme sera autorisée à ne jamais revenir au bureau. Un télétravail permanent, sur la base du volontariat. 

Twitter va ainsi plus loin que les autres géants du numérique comme Google, qui a, de son côté, généralisé le télétravail jusqu’à l’été 2021  aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, au Brésil et en Inde. Un modèle aussi envisagé par Facebook, qui a décidé d'offrir 1000 dollars d'équipement à ses salariés pour que la moitié des équipes puissent travailler chez elles d'ici cinq à dix ans.

Pour certains analystes, nous sommes donc à l’aube d’une révolution culturelle dans le monde du travail. Comme si l’expérience du confinement avait brisé un tabou, notamment en France, où la notion de télétravail n’est apparue qu’en 2012 dans le Code du travail. Avant la pandémie, seuls 3% des salariés français du privé télé-travaillaient au moins un jour par semaine. Entre mars et mai 2020, un quart d’entre eux ont poursuivi leur activité à domicile. Un chiffre qui monte à 70% chez les cadres.

Alors que la rentrée approche et que les premiers signes de reprise épidémique se font sentir, de grands groupes français s'engagent dans cette tendance : dès septembre, 18.000 salariés du constructeur automobile PSA travailleront à distance, tandis que la Maif a signé, en juillet, un accord avec les syndicats pour élargir le recours au télétravail. Objectif affiché : l’épanouissement des salariés. 

Mais cette généralisation du télétravail est-elle souhaitable ? Quels enseignements peut-on tirer de l’expérience du confinement ? Comment organiser et encadrer le télétravail ?

Pour en débattre, nous recevons Danièle Linhart, sociologue du travail au CNRS, Pierre Morel-A-L'Huissier, député (UDI, Lozère) et auteur du rapport Du télétravail au travail mobile : Un enjeu de modernisation de l'économie française, Cyprien Batut,doctorant en économie (PSE/EHESS) et Anne-Sophie Maillot, doctorante au LAPPS de Nanterre .

"Le télétravail permet de concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle, mais ce n'est pas facile à mettre en place et à encadrer. Il y a aussi des risques psycho-sociaux et c'est une pratique qui peut représenter un danger pour les femmes, qui vont de nouveau se retrouver à devoir tout assumer à la maison." Anne-Sophie Maillot

"Le télétravail n'est pas forcément souhaitable, car il y a une perte de productivité pour les entreprises. Il y a aussi une émulation et une coopération que les outils numériques ne remplacent pas. Mais cela pourrait, d'un autre côté, permettre à certains salariés de partir des villes pour retourner à la campagne, et cela pourrait bénéficier aux économies locales." Cyprien Batut

"Pour le moment, le télétravail fonctionne car il y a une peur de l'extérieur et les gens se sentent en sécurité chez eux. Il y a bien sûr des éléments positifs, mais il faut être prudent. En France, le travail est pour beaucoup une question d'honneur, il y a un investissement personnel fort. Le télétravail met donc une pression immense sur les salariés, qui se retrouvent seuls face à leurs objectifs." Danièle Linhart

"La crise de la Covid-19 a généralisé cette pratique et je pense qu'elle va se développer à l'avenir. C'est pour cela que nous avons rédigé des chartes, qui définissent les droits et obligations de chacun. Un salarié peut ainsi, à tout moment, demander à ne plus être en télétravail si cela porte atteinte à son bien-être et à sa santé." Pierre Morel-A-Lhuissier

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