Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

samedi 1 août 2020

Où est passée la classe ouvrière ? | France culture 30/07/2020


La grève des mineurs d’Angleterre a pris des allures de guerre civile, dont Margaret Thatcher avait pris le commandement. Elle a duré un an de mars 1984 à mars 1985. Le syndicalisme ne s’en est jamais remis. Les régions ouvrières non plus.

Les mineurs grévistes courent pour échapper
aux charges de la police lors de la Bataille
d'Orgreave le 18 juin 1984
à Orgreave, Royaume-Uni.
Chris Kitchen, avait 17 ans au moment de la grande grève. Il travaillait déjà à la mine. Il  est aujourd’hui le patron du syndicat des mineurs, qui n’est plus que le fantôme de la puissante forteresse qu’il fut. Il se souvient de cette année-là,  1984,  et nous a confié le journal de grève de son oncle Malcolm, mineur lui aussi, qui écrivait au 12 mars : «  Ça a commencé. Nous sommes en grève. Comme on le disait la semaine dernière, on va avoir des vacances ».  Trois jours plus tard, déjà un mort parmi les grévistes. 

Reprendre le fil chronologique des événements, c’est mesurer la violence de ce qui s’est passé et culmina avec, ce que l’on appelle encore là-bas, la bataille d’Orgreave. 

Ce fut plus qu’un mouvement social, une guerre de position de nuit comme de jour, entre des piquets de grève très organisés et une police de plus en plus militarisée. 

Si tous les pays occidentaux renonçaient progressivement au charbon, l’Angleterre de Thatcher avait opté pour des fermetures rapides et des licenciements massifs dans des régions qui ne vivaient que de cela. Comme si la première ministre voulait en finir avec un monde ouvrier syndiqué et soudé qui pendant des décennies savait faire trembler les gouvernements.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire