Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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vendredi 14 août 2020

∆∆∆ La cible yézidie | France culture 13/08/2020

La 32ème édition des Etats généraux du documentaire de Lussas se déroule du 16 au 22 août. L'occasion de donner la parole au peuple yézidi, à travers notamment le documentaire d'Alexandre Liebert "Sinjar, naissance des fantômes", sélectionné dans la programmation "Expériences du regard" du festival.

"Sinjar, naissance des fantômes" d'Alexandre Liebert

Dans la sélection “Expériences du regard”, un film “Sinjar - Naissance des fantômes” recueille la parole des Yézidis, peuple du nord de l’Irak, à la culture unique, victime d’un génocide qui ne porte pas encore son nom. 

Derrière les comptines, les poèmes et les chants, se dessine l’histoire des “farman”, des massacres perpétrés depuis des siècles, dont les derniers par les djihadistes de Daech. La caméra d’Alexandre Liebert accompagne les Yézidis disséminés dans les camps de réfugiés et dans la ville de Sinjar en ruine, en attente d’un avenir. 

Nos invités autour de la grande table d’aujourd’hui sont Christophe Postic et Adrien Faucheux, du festival de Lussas, le réalisateur Alexandre Liebert et Aurélie Daher, enseignante chercheuse à Paris Dauphine et Sciences-Po Paris.

Camps de réfugiés yézidis, 2014

"Le sujet de mon documentaire, les Yézidis au Kurdistan irakien, est extrêmement complexe, et on a toujours à l'écriture cette volonté d'exhaustivité, de vouloir tout raconter, parce qu'on pense que tout est important.

 J'ai mis énormément de temps à trouver la forme narrative qui permettait d'inclure le maximum de choses, tout en gardant une espèce de fil rouge, de narration linéaire : cette forme c'est ce que j'appelle le conte. L'idée c'était d'avoir quelqu'un qui nous raconte une histoire, et qui nous emmène dans cette histoire. La question s'était posée de qui nous raconte cette histoire, et ce qui nous semblait évident avec Michel Slomka, le photographe avec lequel j'ai fait ce projet, c'était que ce devait être la montagne de Sinjar, qui était, et qui est toujours, le refuge de ces Yézidis. Pour nous c'était cette terre ancestrale qui devait être la conteuse de l'histoire de ces enfants des Yézidis." Alexandre Liebert

"Dans ce documentaire, l'esthétique est impeccable, les prises de vue sont magnifiques, les chants sont superbes même s'ils sont un peu perturbant parce qu'il y a beaucoup de beauté dans la musicalité, et en même temps, les paroles sont très dures, puisqu'on y raconte l'atrocité des expériences vécues.On a une voix qui est douce et triste, et en même temps les paroles réussissent à dépasser une certaine forme de pudeur pour raconter le tragique. 

La deuxième chose qui m'a marquée dans ce documentaire, c'est la qualité du travail de sociologie. Au-delà du travail artistique, il y a une description des processus d'enlèvements, de tri, de sélection des femmes, la vente et la revente, de même pour les petits garçons : tout cela est très bien expliqué. On voit ensuite, qu'en s'attaquant aux femmes, on détruit aussi l'homme derrière, parce que nous sommes dans des sociétés patriarcales, où l'homme construit aussi sa place dans la société, à travers son rôle de protecteur de ses femmes, à savoir la mère, l'épouse, les filles, les sœurs." Aurélie Daher

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