Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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samedi 15 août 2020

Juger et punir : une brève histoire : Pourquoi décapiter ? | France culture 30/10/2018

Pour ce deuxième volet consacré à une brève histoire de l'institution de juger et de punir, et de l'invention de certaines peines, Emmanuel Laurentin s'entretient de la décapitation avec l'historien Jean-Claude Maire-Vigueur, spécialiste de la Renaissance, et avec Michel Porret, historien du droit.

Sano di Pietro (1406-1481),
La décollation de Saint Jean Baptiste

Pour ce deuxième volet consacré à une brève histoire de l'institution de juger et de punir, et de l'invention de certaines peines, Emmanuel Laurentin s'entretient de la pratique de la décapitation avec l'historien Jean-Claude Maire-Vigueur, spécialiste de la Renaissance, et avec Michel Porret, historien du droit.

A qui inflige-t-on la peine de mort par décapitation à la Renaissance ?

Michel Porret : "Pour comprendre le sens de la décapitation à cette époque, la clé c’est l’infamie. L’Ancien régime est une civilisation "patibulaire" c’est-à-dire que l’ensemble des actes, des rituels, des faits de justice sont liés à l’échafaud, et à sa mise en scène. Que l’on soit dans une principauté italienne, une monarchie absolue ou dans une république type Genève, il faut qu’il y ait un lien entre l’atrocité du crime et l’atrocité de la peine. Ainsi, cette équivalence symbolique opère, du bûcher de la sorcière ou de l’hérétique jusqu’à la corde du roturier en passant par la roue et la décollation, et ce de la fin du Moyen Age jusqu'à la Révolution française. Et à l’intérieur de cette vaste grammaire de la mort pénale propre à cette civilisation patibulaire de l’Ancien Régime, la décapitation vise les individus qui, en raison de leurs origines nobles, de leur rang, doivent échapper à l’infamie que représente le corps à corps avec le bourreau. La décapitation permet donc - ce que la Révolution française instaurera à partir de 1792 grâce à la mécanique de la guillotine : maintenir une distance absolue entre la main du bourreau et le supplicié."

Beatrice, Parisina et Agnese : le destin tragique de ces trois femmes de la Renaissance illustre-t-il ce privilège de la mort par décapitation ?

Jean-Claude Maire Vigueur : "En effet, il n’y a aucune comparaison entre le traitement réservé à ces trois femmes nobles et celui réservé au lot commun des coupables. La décapitation à la Renaissance se pratiquait en public, au terme d’un long cérémonial destiné à impressionner les foules. Rien de tel dans ces trois cas. Elles ont été décapitées le soir ou le matin, dans l’obscurité totale et en l’absence de tout témoin. Ces seigneurs étaient très attentifs à ce que, même décapitée pour crime d’adultère, le rang de leur épouse soit respecté !"

#Beatrice di Tenda #Parisina Malatesta #Agnese Visconti

Textes d'archives lus par Daniel Kenigsberg

Musiques diffusées

  • Anonyme, sur un texte de Christine de Pisan, Dieux ! On se plaint trop durement
  • Gaetano Donizetti, La Parisina

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