Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 3 août 2020

∆∆∆ De l'amitié entre philosophes : Aristote et Platon, faut-il préférer la vérité à l’amitié ? | France culture 19/03/2019


Aristote et Platon n’étaient pas à proprement amis mais ils se sont côtoyés au IVème siècle avant J.-C. et ont fait de l’amitié, ou « la philia », une notion centrale de leur réflexion. Qui est l’ami dans l’Antiquité grecque ?

Platon et Aristote, détail
de "L'École d'Athènes"
de Raphaël, 1509-1510
La conception de l’amitié a beau avoir évolué depuis l’Antiquité, les travers humains restent les mêmes… 

Elle est parfois le lieu d’une cruauté et d’une ironie sans nom.

Une chose est de célébrer l’amitié, de promettre une fidélité à toute épreuve, une autre est de rester un ami véritable quand les soucis de son existence prennent le dessus.

Ce décalage entre une définition idéale et la réalité a déjà pensé bien avant le XXI siècle, notamment par Platon et Aristote…

L'invitée du jour : Anne Merker, professeure de philosophie spécialisée en histoire de la philosophie grecque à l’Université de Strasbourg, directrice du Centre de Recherche en philosophie allemande et contemporain

La "philia" dans l'Antiquité

"La "philia" est un terme grec utilisé pour l’amitié et qui pourrait même s’étendre jusqu’à exprimer tous les liens sociaux.      
Il y a une difficulté dans l’amitié, une épreuve que constitue le malheur, la pierre de touche de l'amitié. Dans l’Antiquité, c'est un lieu commun de dire que c’est dans les malheurs qu’on reconnaît les vrais amis, et qu'il est facile d’avoir beaucoup d’amis en temps de prospérité. Mais c'est une pierre de touche négative, la pensée de l’amitié se fait évidemment par un biais positif, elle permet de penser une relation authentique." Anne Merker

L'amitié et la vérité

"Il y a assez vite autour de l’amitié la question de la vérité, et notamment : où se situe-t-on quand éventuellement il peut y avoir conflit entre une vérité et une certaine amitié ? Les philosophes peuvent être en conflits puisqu’ils sont en quête d’une certaine vérité... Aristote, dans "Éthique à Nicomaque", aborde la théorie platonicienne du bien comme idée et ça ne lui convient pas du tout ! Il indique sa réticence sur le fait qu’il s’apprête à critiquer des amis mais la vérité aussi est une amie..." Anne Merker

L'amitié surpasse la justice

"Aristote insiste sur la nécessité politique de l’amitié, la force de l’amitié apportée à la communauté est telle qu’elle surpasse même la justice. Aristote nous dit, en reprenant une doxa autorisée : "Quand on est ami, on n’a plus besoin de justice parce que les amis ne se font pas de tort", il magnifie le fait que non seulement c’est nécessaire mais c’est de l’ordre de la beauté…"  Anne Merker

Texte lu par Thibault de Montalembert :
  • Extrait de Lysis, ou sur l'amitié, de Platon, traduction Louis-André Dorion, éditions Flammarion, 2008
  • Textes lus par Hélène Lausseur :
  • Extrait de Ethique à Nicomaque, livre I, chapitre 4, d'Aristote, traduction Bodéüs, GF Flammarion, 2004
  • Deuxième extrait de Ethique à Nicomaque, livre VIII, chapitre 1, d'Aristote, traduction Bodéüs, GF Flammarion, 2004
Sons diffusés :
  • Extrait du film Les petits mouchoirs de Guillaume Canet, 2010
  • Chanson de Stephan Eicher, Pas d'ami (comme toi)

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