Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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samedi 1 août 2020

Ce que les femmes doivent à Gisèle HALIMI | LES AMIS PHILOSOPHES REIMS 29/07/2020


Gisèle Halimi, une grande figure du combat féministe
Le Planning familial a appris avec tristesse le décès de Gisèle Halimi, avocate et militante pour les droits des femmes.

Nous rendons hommage à cette militante féministe engagée contre la torture et dans la défense des militant·es du FLN, et notamment de Djamila Boupacha. 

Gisèle Halimi a également été une figure majeure des mobilisations pour les droits des femmes, en particulier le droit à l’avortement. 

En 1971, après le succès du manifeste des 343 femmes ayant déclaré avoir avorté, dont elle est signataire, elle crée l’association Choisir aux côtés de Simone de Beauvoir, Delphine Seyrig et Christiane Rochefort. 

Dans un contexte où l’avortement est fortement réprimé, Choisir a pour objet d’une part la défense des femmes poursuivies pour avortement et d’autre part l’abrogation de la loi de 1920, en utilisant des moyens de lutte légaux, comme les procès.

En 1972, lors de celui qui est resté dans l’histoire sous le nom de “procès de Bobigny”, elle défend Marie-Claire Chevalier, mineure accusée d’avoir avorté alors qu’elle était enceinte suite à un viol, ainsi que sa mère et les personnes l’ayant aidé à avorter. Le talent et la force de Gisèle Halimi sont d’avoir fait que ce procès devienne non plus celui d’une femme et de celles qui avortent mais le procès de l’avortement clandestin. Ajouté aux mobilisations féministes, cet événement a été un accélérateur pour la dépénalisation de l’avortement, finalement obtenue dans la loi du 17 janvier 1975, dite loi Veil.

Ce combat est toujours d’actualité pour les droits des femmes, en France et dans le monde. Une femme meurt toutes les 9 minutes d’un avortement clandestin. Nous continuerons ce combat, en permettant à toutes/tous d’accès à ce droit, et l’améliorer.

En 1978, elle se saisit à nouveau d’un procès, celui intenté par deux jeunes femmes victimes de viol aux trois hommes qu’elles accusent, pour faire de cet événement une tribune contre le viol et faire ainsi changer les mentalités : ce ne sont pas aux victimes de porter la honte et la culpabilité d’avoir été victime de viol. Ce procès ouvre la voie vers une loi faisant du viol un crime, en 1980. Plus tard, à travers l’association Choisir la cause des femmes et la clause de l’Européenne la plus favorisée, Gisèle Halimi a porté le projet d’une Union européenne dans laquelle les femmes auraient accès aux législations qui sont les plus favorables dans les différents pays.

En luttant pour l’avancée des droits des femmes aujourd’hui, l’accès à l’avortement et une meilleure prise en compte de la parole des femmes dans les violences, en affirmant qu’aujourd’hui nous souhaitons être “Libres de nos choix”, nous lui rendons hommage.


Nous rendons hommage à Gisèle Halimi, grande figure de la cause des femmes, décédée le 28 juillet. Elle fut une militante infatigable de la lutte anti-coloniale durant la guerre d’Algérie, où elle défendit en tant qu’avocate des militant·es du FNL.

Son engagement total, en tant que femme et en tant qu’avocate, dans le combat pour les droits des femmes, a pesé d’un grand poids dans la légalisation de l’IVG. Le Manifeste des 343 qu’elle a signé, le retentissant procès de Bobigny qu’elle a gagné, ont été autant d’étapes déterminantes dans la conquête de ce soir. Gisèle Halimi a également œuvré infatigablement pour la criminalisation du viol.

Ces combats sont encore des combats d’une actualité brûlante aujourd’hui, ce sont nos combats et ceux de milliers de femmes, des peuples opprimés, pour leurs droits, leur dignité, leur liberté.


Féministe et avocate, Gisèle Halimi a défendu sans faillir les droits des femmes.

Sans jamais faiblir, elle a mené les combats de notre époque : pour la défense des femmes qui avaient bravé l’interdiction d’avorter, avec le procès de Bobigny et le Manifeste des 243 ; pour la reconnaissance du viol comme un crime…

Avec courage, elle a toujours été du côté des opprimé.e.s, luttant avec les algérien.e.s pour leur indépendance, avec les palestine.ne.s pour défendre leurs droits à leur territoire…

C’était une femme de convictions, ayant construit ses valeurs de justice, de solidarité, d’empathie avec les femmes que le machisme et la société patriarcale oppriment. C’est une femme de haute qualité qui vient de nous quitter.

Nous, les femmes, lui devons beaucoup.

Faisons en sorte que l’Histoire ne l’oublie pas, et qu’ainsi les nouvelles générations la connaissent et la reconnaissent.

C’est une grande perte ! Nous ne l’oublierons pas – Nous continuons ses combats.

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