Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 20 juillet 2020

Tim Spicer, le pionnier de la guerre privée | France culture 11/07/2020


Quand le modèle libéral et capitaliste atteint aussi les fonctions que doivent assumer les Etats, le monde de la guerre se libéralise aussi. Tim Spicer est notre second corsaire de l'été, un businessman de la guerre privée, qui a même fondé une entreprise devenue multinationale.

Tim Spicer, le pionnier de la guerre privée
Syrie, Libye, Irak, Yémen... Sur presque tous les champs de bataille, on trouve aujourd'hui des soldats privés. A Idlib ou à Tripoli, ce sont les salariés russes de la nébuleuse Wagner. En Irak, ce fut, longtemps, les recrues de la société américaine Blackwater. 

Autant de condottiere modernes qui louent leur savoir-faire à des Etats dépassés. Comment, en moins de vingt ans, ces bataillons de fortune en sont-ils venus à remplacer les armées de métier sur les lignes de front ? Nous avons voulu comprendre et remonter à la genèse d'un phénomène en pleine expansion.

Car si la guerre froide avait vu des artisans du mercenariat sillonner l'Afrique pour le compte des deux grands camps, soviétique et occidental, à l'instar du célèbre français Bob Denard, le XXIème siècle va être celui de l'industrialisation des armées privées. De nouveaux chefs d'entreprise militaire sont en train d'émerger, à l'instar de l'Américain Erik Prince, fondateur de la célèbre compagnie Blackwater, ou du russe Yevgeny Prigozhin, opérateur du conglomérat Wagner.

Mais si Prince, ou Prigozhin, sont les Bill Gates de la guerre privée, c'est parce qu'il y a eu, avant eux, un Steve Jobs. Et c'est à cet homme que nous sommes allés parler. Pour cela, il nous a fallu aller à Londres à la rencontre de Tim Spicer le vétéran multi-décoré des forces spéciales britanniques qui a véritablement inventé, au milieu des années 90, l'entrepreneuriat militaire.

Discret et - officiellement - retiré des affaires, l'homme, aujourd'hui sexagénaire, n'aime pas la presse : il a, depuis vingt ans, fait tellement de "unes" de journaux, il a connu tellement de commissions d'enquête qu'il semble avoir fait une croix définitive sur les journalistes. Ces dernières années, il n'a donné que deux interviews, dont une à son insu. 

Après plusieurs approches via des amis communs, il a finalement accepté de nous rencontrer une première fois à Paris, en plein hiver, à l'hôtel Costes. Dans une atmosphère glaciale, nous avons été longuement jaugés, jugés, pesés, soupesés. Et ce n'est qu'à l'occasion d'une deuxième série d'entrevues à Londres, entre lobbys d'hôtel et arrière-salles de pub embrumées, que l'homme s'est ouvert et a accepté de revenir pour nous sur sa carrière militaire, son basculement dans le privé et la genèse d'Aegis, la multinationale militaire privée qu'il a mise sur pieds.

À retrouver dans l'émission
LE MONDE DES ESPIONS, SAISON 2 : LES NOUVEAUX CORSAIRES par Philippe Vasset et Pierre Gastineau

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