Article 1er. - La F∴-M∴, institution initiatique et progressive, cosmopolite et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’humanité. Elle se fonde sur la liberté, la tolérance et le libre examen ; elle ne formule ou n’invoque aucun dogme. Le Trav∴ maçonn∴ s’effectue à couvert dans le T∴ par la méthode symb∴. Cette démarche laisse au Maç∴ la liberté d’interprétation des symboles. Le Gr∴ Or∴ de Belgique, maillon de la F∴-M∴ universelle, demande à qui se présente à l’Init∴ d’être honnête et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonn∴. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’individus probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienfaisance dans le sens le plus étendu.

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samedi 4 juillet 2020

Philosophie de l’écologie : La nature est-elle un sujet de droit ? | France culture 29/11/2018


Depuis une cinquantaine d’années, l’opposition entre défenseurs des droits de la nature et défenseurs des droits humains n’est plus aussi radicale. On s’interroge philosophiquement et juridiquement sur les liens entre les hommes et la nature. Irait-on vers une indistinction des genres ?
"Homicide involontaire" : une illustration
de Raoul Fladoc pour Les Chemins de la
philosophie
À la fin des années 60, la société Walt Disney projeta d'installer une station de sports d'hiver dans une vallée de la Californie, célèbre pour ses séquoias. L'association de protection de la nature, le Sierra Club, s'y opposa, mais la cour rejeta la demande en avançant l'impossibilité d'arguer d'un préjudice personnel dans le cas de la nature.

Dès l'ouverture du procès, le juriste Christopher Stone proposa, dans un article fondateur, d’accorder des droits aux arbres et « à l’environnement naturel dans son ensemble », par ce texte il contribua à une prise de conscience éthique.

Cinquante ans plus tard, en 2017, le parlement néo-zélandais accorde le statut de personne juridique au fleuve Whanganui, et quelques jours plus tard, en Inde, la Haute-Cour de l'état himalayen décrète que les fleuves Gange et Yamuna seront désormais des entités vivantes ayant le statut de personne morale.
Peut-on vraiment revendiquer le droit pour un arbre de plaider ou pour un fleuve d'exister comme personne juridique et morale ? Et si l'avenir de l'écologie était inconcevable sans l'affirmation officielle de Droits de la nature ?

L'invitée du jour : Catherine Larrère, philosophe, professeure émérite à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste de philosophie morale et politique
Co-autrice de Penser et agir avec la nature : une enquête philosophique aux éditions La Découverte

Lectures de Jacques Gamblin :
  • Extrait du Contrat naturel de Michel Serres, éditions François Bourin, 1990
  • Le droit des écosystèmes, extrait de Humain, trop humain de Philippe Descola, contribution à Penser l'anthropocène, Presses de Sciences-Po, 2018
Sons diffusés :
  • Archive sur le fleuve Gange, une entité vivante, Arte journal, 3 juillet 2017
  • et musique de Christophe Chassol, Little Krishna and the girls
  • Archive de la juriste Valérie Cabane sur l'écocide, BRUT, 6 juillet 2018
  • Musique de Deison & Mingle, Optokinetic Reflex (Glassy Eyes)
  • Chanson de fin : Dominique A, Rendez-nous la lumière

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