Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 16 juillet 2020

Peut-on avoir confiance dans les institutions ? : Le respect de la liberté, au coeur des institutions | France culture 09/07/2020


La liberté est à la source des institutions démocratiques puisqu’elles sont fondées sur le contrat social et l’acceptation des citoyens. Mais on ne peut s’en tenir là, car une fois fondées les institutions ne peuvent oublier la liberté !

La liberté guidant le peuple - tableau d'Eugène
 Delacroix (huile sur toile peinte en 1830)
Au contraire, les institutions sont fondées sur le respect des libertés. On oppose parfois la liberté et la dignité. Mais Muriel Fabre-Magnan, professeure de droit privé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, montre que la liberté est le coeur de la dignité donc de ce qui doit être respecté, par-dessus tout le reste, par les institutions et dans la vie des citoyens. Ce qui vaut aussi pour la bioéthique, sera vrai encore de la santé publique, une boussole pour s’orienter dans les crises du présent.

"Si le droit doit autoriser, avec le consentement d'une personne, à ce que quelqu'un d'autre empiète sur son terrain, ça veut dire que l'on valide finalement qu'il n'y a plus de protection pour personne parce qu'on sait bien quelle est la fragilité du consentement."

"On parle beaucoup de liberté et tout le monde se dit dans le camp de la liberté, alors qu'en réalité, il me semble, [...] la liberté s'amenuise considérablement dans beaucoup de domaines. [...] Et précisément, sur ce qu'on appelait avant les libertés publiques (liberté d'expression, de manifester, d'aller et venir et liberté de la vie privée), parce que là, il y a des régressions considérables avec une société qui devient extrêmement normée et surveillée, non plus nécessairement de façon totalitaire, à l'ancienne, mais avec le consentement des individus eux-mêmes."

"Je crois beaucoup à la définition moderne de la liberté, c'est-à-dire au choix individuel des choix de vie avec un plus grand pluralisme qu'avant, pour rendre possible le désir."

"Prenez le fameux mot d'ordre de mai 68, "il est interdit d'interdire". Vous voyez bien que pour qu'il n'y ait aucun interdit, il a bien fallu un interdit fondateur. Il n'y a pas d'interdit d'interdire s'il n'y a pas le premier interdit qui interdit d'interdire, ça vous montre qu'il faut le droit pour garantir la liberté, pour garantir les choix de vie de tout le monde, pour garantir qu'une personne ne puisse pas perdre son autonomie. Il faut des règles de droit."

"La loi ne réglera jamais les cas particuliers parce que, par définition, surtout dans les cas tragiques, c'est très mauvais de faire la règle générale à partir de cas particuliers. Il faut faire la règle générale à partir de cas généraux et faire une exception pour les cas particuliers."

Extrait musical choisi par l'invitée : " Les loups sont entrés dans Paris " par Serge Reggiani - Album : "Reggiani, Serge..." (1992) - Label : Universal music (division Polydor).

Aucun commentaire:

Publier un commentaire