Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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dimanche 5 juillet 2020

∆∆∆ Les natures en question : Droit du vivant, vaccins, les hommes face à l'artificialisation de la nature | France culture 23/11/2018


Comment le droit est-il mu par un mouvement qui le porte vers l'animisme juridique? s'interroge Marie-Angèle Hermitte. Comment peuvent intervenir une pensée magique moderne et une pensée rationnelle, à l'heure de la révolution scientifique de la médecine? demande Alain Fischer.

NEW DELHI,INDIA-NOVEMBER 14:
Devotees perform Chhath Puja rituals on
the Yamuna river, at Kalindi Kunj,
in New Delhi.
Nous voici au terme de la diffusion du colloque "Les natures en question", donné au Collège de France en 2017. 

Pour l’anthropologue, Philipe Descola qui a dirigé son organisation et son comité, il s’agit d’examiner dans une perspective interdisciplinaire les questions soulevées par les déplacements de la frontière entre déterminations naturelles et déterminations humaines. Les dernières contributions questionnent les artifices de la nature. 

Comment "les nouvelles techniques de production et de réparation de la vie que la biologie, la biochimie et la médecine ont développées ont-elles bouleversé, demande Philippe Descola, notre façon d’appréhender les définitions de l’humain, les mécanismes du vivant  et les règles sociales de son appropriation et de son contrôle ?"

  • En première partie, Marie-Angèle Hermitte, docteur en droit, directeur de recherche honoraire au CNRS, directeur d'études à l'EHESS, questionne les chemins pris par l’animisme juridique. Elle a été une des premières juriste à étudier le droit du vivant. Elle revient ce matin sur l’évolution de ce droit au cours des 30 dernières années, avec notamment les textes réglementaires sur la biodiversité. Comme le note Philippe Descola, elle interroge les « profondes transformations des sujets de droit, qui a introduit la possibilité de traiter comme tels des non-humains, ouvrant la voie à ce qu'elle appelle l’animisme juridique ». La juriste a été membre du Haut Conseil des biotechnologies à sa création en 2008. C’est riche de cette expérience qu’elle nous introduit à ces nouvelles problématiques juridiques. Comment le juge peut-il entrer dans la subjectivité des animaux? Quelle décision prendre face au cas d’une éléphante mal traitée, qui a des troubles du comportement ?
  • En seconde partie, Alain Fischer, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Médecine expérimentale, professeur d’immunologie pédiatrique et chercheur en biologie, qui dirige l’institut IMAGINE de l’hôpital Necker-Enfants malades, questionne quant à lui, les résistance à la médecine "de type mystiques", les formes de pensée magiques moderne, "qui peuvent intervenir chez les opposants à la vaccination ou les adeptes des médecines douces, en quête de solutions alternatives face à une artificialisation réputé nocive des méthodes et des substances thérapeutiques de la biomédecine moderne". Alors quelle est l’évolution des pathologies et des comportements en matière de santé ?

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