Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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lundi 20 juillet 2020

Les militaires en première ligne : Nos armées ont-elles peur de faire la guerre ? | France culture 11/03/2019


La publication d'une tribune critiquant la stratégie occidentale en Syrie a provoqué un petit séisme dans le monde militaire. Trop frileuse, la coalition aurait abandonné le déploiement de troupes au sol au profit de bombardements. Alors nos démocraties ont-elles peur de faire la guerre ?

Le colonel Legrier explique des positions
militaires à la ministre de la Défense,
 Florence Parly.
À la suite de l’évacuation de centaines de combattants de l'État islamique et de leurs familles ces derniers jours, ils ne seraient désormais plus que quelques centaines dans le village de Baghouz à l’est du pays. Sur les rives syriennes de l’Euphrate, les derniers fidèles du « califat » s'apprêtent à mener leur ultime bataille. 

La victoire pour la coalition internationale et ses alliés sur place est imminente. Mais quelle victoire exactement ?  

Un colonel critique la stratégie de la coalition internationale 

Dans une tribune publiée fin février un militaire français, le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram au Levant relativise déjà ce succès annoncé. Revenant sur la bataille d'Hajin, un autre bastion de Daech, il fait ce constat amer : « Il aura fallu cinq mois aux armées les plus puissantes et les plus modernes du monde pour venir à bout de 2000 combattants ne disposant ni d’appui aérien, ni de guerre électronique, ni de forces spéciales, ni de satellites ». 

Le colonel met en cause la frilosité des armées occidentales qui, au lieu d’envoyer leurs soldats sur le terrain, préfèrent s’appuyer sur l’aviation et leurs alliés locaux. Cette tribune, publiée dans la Revue de la Défense Nationale puis retirée suite aux critiques de la ministre des armées Florence Parly, a provoqué un petit séisme dans l’institution militaire.

"En refusant de faire prendre trop de risques à nos soldats, il y a évidemment moins de morts mais on transfère ce risque. On le transfère aux forces locales et sur les populations civiles en faisant durer le conflit." Michel Goya

La guerre contre l'État Islamique a-t-elle été trop longue et trop coûteuse ? Les armées occidentales ont-elles fait preuve d'un excès de prudence ou bien était-ce légitime de réduire au maximum les pertes de nos soldats ? Enfin, qui paye le coût de cette stratégie de la mise à distance du conflit ? 

Une émission préparée par Samuel Bernard. 

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