Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 6 juillet 2020

Les intrigantes intrications du monde quantique | France culture 18/04/2020


Le curieux phénomène, qu’on appelle la « non-séparabilité », existe bel et bien : il fut démontré expérimentalement au début des années 1980. Si Einstein, qui était mort bien avant, en 1955, avait pu prendre connaissance de cette découverte, il serait sans doute tombé de sa chaise...

Niels Bohr et Albert Einstein
en discussion. 
Au cours des années 1920, une nouvelle physique – la physique quantique - se mettait sur pied, afin de rendre compte du comportement bizarre (au regard des lois de la physique classique) des atomes et des particules. Des concepts radicalement neufs furent alors inventés, qui conduisirent les physiciens à penser autrement la matière et les interactions entre ses constituants. Au bout du compte, une décennie d'effervescence créatrice et d'intense labeur aura suffi pour qu’un petit nombre d’entre eux, jeunes pour la plupart, dispersés aux quatre coins de l’Europe, fondent l'une des plus belles constructions intellectuelles de tous les temps, d’une efficacité opératoire redoutable. 

Mais la physique quantique ne tarda pas à poser des questions inédites et troublantes relatives à son interprétation : comment comprendre son formalisme ? Comment celui-ci se relie-t-il aux expériences ? Selon quelles règles l’utiliser ? Quels types de discours sur la réalité cette nouvelle physique autorise-t-elle ?

Ces questions devinrent encore plus vertigineuses lorsque l’on comprit que la physique quantique prédit un phénomène tout à fait étrange : dans certaines situations, deux particules qui ont interagi dans le passé devraient avoir des liens que leur distance mutuelle, aussi grande soit-elle, n’affaiblit pas : ce qui arrive à l’une des deux est irrémédiablement « intriqué » à ce qui arrive à l’autre, par l’entremise d’une connexion étrange, sans équivalent dans le monde ordinaire. 

Ce curieux phénomène, qu’on appelle la « non-séparabilité », existe bel et bien : il fut démontré expérimentalement au début des années 1980. 

Si Einstein, qui était mort bien avant, en 1955, avait pu prendre connaissance de cette découverte, il serait sans doute tombé de sa chaise (à supposer qu’il fût assis à ce moment-là).

Pour y voir plus clair, nous avons invité une personne qui a joué un rôle décisif dans cette aventure extraordinaire.

Alain Aspect : physicien, spécialiste de l’optique quantique, professeur à l’Institut d’Optique et à l’Ecole Polytechnique, lauréat de la médaille d’or du CNRS en 2005, de la médaille Albert Einstein en 2012 et de la médaille Niels Bohr en 2013.

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