Article 1er. - La F∴-M∴, institution initiatique et progressive, cosmopolite et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’humanité. Elle se fonde sur la liberté, la tolérance et le libre examen ; elle ne formule ou n’invoque aucun dogme. Le Trav∴ maçonn∴ s’effectue à couvert dans le T∴ par la méthode symb∴. Cette démarche laisse au Maç∴ la liberté d’interprétation des symboles. Le Gr∴ Or∴ de Belgique, maillon de la F∴-M∴ universelle, demande à qui se présente à l’Init∴ d’être honnête et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonn∴. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’individus probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienfaisance dans le sens le plus étendu.

Saisir des mots clefs à rechercher

jeudi 16 juillet 2020

Face au présent : Un nouveau modèle libéral-autoritaire | France culture 31/01/2019


« Face au présent », c'est le thème retenu pour l'édition 2019 de La nuit des idées qui aura lieu ce soir partout dans le monde à l'initiative de l'Institut français. Ce soir, nous questionnons les liens entre liberté et libéralisme avec le philosophe Michaël Foessel.

Le 22 novembre 2015, quelques centaines de
personnes bravent l'interdiction de manifester.
La marche, prévue en soutien aux réfugiés,
est aussi l'occasion de protester
contre l'état d'urgence.
Le droit est-il toujours arrimé à la liberté ? Celle-ci n’est-elle pas concurrencée par la sécurité ? À moins que ces deux notions se conjuguent aujourd’hui pour former un précipité inédit : le modèle libéral autoritaire. 

C’est l’hypothèse que défend Michaël Fœssel dans État de vigilance. Critique de la banalité sécuritaire qui vient d’être réédité dans la collection Points-Seuil.

"Le libéralisme classique est une doctrine fondée sur l’idée que l’individu est caractérisé par sa liberté et ses droits, et par conséquent il faut le préserver des atteintes que l’État peut constituer à l’égard de ses droits. Le néolibéralisme ne porte que sur la liberté économique. Le droit est alors subordonné au calcul d’intérêts."

"Comme le marché ne constitue pas le tout de la société, l’État, qui n’intervient plus dans la sphère concurrentielle, investit dans l’espace qui lui reste : le domaine des rapports entre les sujets. C’est là que la demande sécuritaire s’accorde au désir d’assurance, inévitable dans une société du risque."

"Les dérives sécuritaires auxquelles nous assistons depuis une vingtaine d’années ont lieu dans un moment où les médiations propres à la société civile – notamment la presse – se sont affaiblies, renvoyant l’individu à un face-à-face angoissé avec l’État. Face aux violences de la société, la tentation est forte de se tourner vers le Léviathan, cette figure de l'État omnipotent."

"Ce qu’il y a de plus faible dans les conceptions néolibérales c’est qu’elles sont fondamentalement anti-sacrificielles, c’est-à-dire qu’elles posent un fantasme selon lequel la réussite collective se ferait par les inégalités. C’est la fameuse théorie du « ruissellement »."

► Extrait musical choisi par l'invité : Twenty-five minutes to go de Johnny Cash

Aucun commentaire:

Publier un commentaire