Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

mardi 14 juillet 2020

Avoir raison avec... John Rawls (1/5) : John Rawls dans son contexte | France culture 13/07/2020


Pour ce premier épisode, Brice Couturier propose de présenter le philosophe américain John Rawls en le réhabilitant dans son contexte : de la Big Society de Lyndon Johnson à la lutte pour les droits civiques de Martin Luther King.

Le philosophe John Rawls à Paris
le 20 mars 1987
Pendant des décennies, les partisans de la liberté se sont opposés à ceux de l’égalité. Libéraux contre socialistes. 

Le philosophe américain John Rawls a imaginé un système permettant de concilier le plus haut niveau possible de liberté individuelle avec une égalité des chances effectives. Il a cherché à conjuguer la « liberté négative » (ne pas être empêché, ni contraint) avec la « liberté positive » (obtenir les moyens matériels d’atteindre ses propres objectifs). Il a voulu réconcilier, en un mot, libéralisme et social-démocratie.

Les démocraties sont fragiles, disait John Rawls : elles reposent sur un consensus sans cesse menacé par la reconnaissance de la pluralité des systèmes de valeurs. Les totalitarismes, hier, les régimes illibéraux aujourd’hui promettent de restaurer cohésion et stabilité, en combattant les options minoritaires et en tentant de réimposer une conception du "Bien". C’est pourquoi la pensée de John Rawls paraît redevenir d’actualité. Et les livres qui lui sont consacrés redeviennent nombreux et intéressants.

C’est le cas de l’essai que l’invité de ce premier épisode, Alain Boyer, professeur de philosophie morale et politique à l’Université Paris-Sorbonne, a publié en 2018 aux Presses universitaires de France (PUF). Il s’intitule Apologie de John Rawls.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire