Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 8 juin 2020

Philosopher avec Scorsese : "Taxi Driver", un héros camusien | France culture 18/05/2020


Dans les années 70, le scénariste Paul Schrader vit une sombre période, erre de nuit dans New York, et lit “L’étranger” de Camus. En 15 jours, il crache son venin et écrit “Taxi Driver”, que Scorsese réalise en 76, offrant un film sensoriel, une expérience de la totale vanité de l’existence...

"Taxi Driver", 1976
Vous sentez-vous étranger, parfois ? Non pas dans un pays lointain mais chez vous, dans votre ville natale ? Etranger au monde, étranger à vous-même…

L’étranger est le titre d’un roman de Camus, et le mot désigne ce qui est à l’extérieur, ce qui n’existe peut-être pas vraiment, celui qui est là mais qu’on ne voit pas…

Aujourd’hui, l’étranger, c’est un chauffeur de taxi, en anglais “Taxi Driver”, titre d’un film culte de Martin Scorsese avec Robert de Niro, sorti en 1976 et Palme d'or à Cannes la même année.

L'invité du jour : Philippe Rouyer, critique et historien de cinéma à la revue Positif

Trois histoires personnelles en une

""Taxi Driver" est un film très personnel pour Scorsese, mais également pour le scénariste, Paul Schrader, mais aussi pour Robert de Niro qui joue le taxi driver. Le film est une conjonction étonnante entre trois personnes clé qui veulent faire le même film. Le film va révéler Scorsese sur la scène internationale… Palme d’or du festival de Cannes en 1976 : à partir de là il va devenir une star du nouvel Hollywood, même si c’est son cinquième long-métrage." Philippe Rouyer

Taxi driver au coeur de l'enfer

"La clé du film est de bien comprendre qu'il met de force dans la tête de cet homme. Tout ce qu’on va voir c’est à travers ses yeux, il écrit son journal intime, il y a cette voix off qui va nous accompagner pendant tout le film, et dès le générique on a un très gros plan sur les yeux du chauffeur de taxi… sur un fond très rouge… certainement une citation de Vertigo d’Hitchcock : regard halluciné qui nous dit que c’est avec ces yeux là qu’on va voir. "Taxi Driver" est un film sensoriel qui nous amène à être dans la tête du personnage, avec ses sensations, ce qui n’est pas toujours agréable : le personnage se place au coeur de l’enfer…" Philippe Rouyer

Texte lu par Maëlys Ricordeau :
  • Extrait de La Nausée, de Jean-Paul Sartre, 1938, éditions Folio, p. 185.
Sons diffusés :
  • Extraits de Taxi Driver, de Martin Scorsese, 1976
  • Archives de Paul Schrader, Martin Scorsese et Malcolm Philips, conférence de presse à Cannes, 20/05/1976
  • Chanson de Jackson Browne, Late for the sky

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