Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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lundi 1 juin 2020

Lorsque l’Empire romain se désagrégea... | France culture 31/05/2020


Rome, cité universelle se confondant avec son empire, est un œkoumène, incarnant à lui seul, le monde civilisé.

« Sac de Rome par Genséric, roi des Vandales »,
tableau de Karl Pavlovich Brioullov
(1799–1852)
L’Antiquité tardive couvre les trois derniers siècles, jusqu’à la fin canonique du 4 septembre 476 et la déposition du dernier empereur Romulus, fils d’Oreste, dénommé Augustule, « le petit Auguste », trois siècles qui caractérisent aussi le « Bas-Empire », une notion qui porte en elle, un état déjà dégénéré de l’Empire romain.

L’Antiquité tardive s’avère une période complexe mais riche : l’incontournable christianisme, Ammien Marcellin (env. 330-395) pour l’historiographie, St Augustin (354-430) pour la littérature chrétienne… Ce temps n’aurait-il rien à envier aux périodes précédentes ?

Les romains de l’antiquité tardive ont-ils pensé leur époque décadente ? Dès le 1er siècle, Caton l’Ancien (234 -149) l’envisageait, et à défaut de percevoir la fin du monde romain, celle de l’Empire, ceux-ci ont médité sur le vieillissement des institutions et celui du monde…

La civilisation romaine n’est pas morte de sa belle mort, elle a été assassinée

La « collapsologie » centrée sur le déclin d’une civilisation, son agonie, son effondrement - le fameux collapse - en un mot, la fin de « la civilisation », regroupe des théories actuellement en vogue. Ainsi ne prédit-elle pas notre propre fin en 2030 ?

Rome tient une place majeure, parmi l’empire Maya, la civilisation de l’Indus ou les Viking du Groenland. Depuis le XVIIIe siècle, philosophes et historiens cherchent les causes de cette chute de Rome. Voltaire y voit le christianisme et les barbares, Edward Gibbon, la tyrannie des empereurs et les mœurs dissolues, la perte du courage, en un mot l’affaiblissement moral, tandis que Otto Seek y entrevoit un darwinisme à l’envers : l’élimination des meilleurs !

Si Max Weber a eu une approche plus économique et sociale, les théories sur le rôle du plomb, les changements climatiques, ou les pandémies comme le propose l’américain Harper en 2019 sont légions…

Claire Sotinel, professeure d’histoire romaine à l’Université Paris-Est-Créteil, spécialiste de l’antiquité tardive, directrice du Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée (CRHEC), nous propose toutefois une autre lecture, bien plus optimiste.

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