Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 25 juin 2020

Le rapport de l’OMS sur les comportements en matière de santé des Européens âgés de 11 à 15 ans révèle une augmentation du nombre de jeunes signalant des problèmes de santé mentale

Copenhague, le 19 mai 2020

Ce rapport compile de nombreuses données sur la santé physique, les relations sociales et le bien-être mental de 227 441 enfants d’âge scolaire (11, 13 et 15 ans) originaires de 45 pays. Il fournit donc une base de référence par rapport à laquelle de futures études pourront mesurer l’impact de la COVID-19 sur la vie des jeunes.

Un nouveau rapport de l’enquête internationale sur le comportement des enfants d’âge scolaire en matière de santé (HBSC), publié aujourd’hui par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe et portant sur la santé et les comportements sociaux des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans originaires de 45 pays, montre qu’entre 2014 et 2018, le bien-être mental des adolescents a diminué dans de nombreux pays.

« Le fait qu’un nombre croissant de garçons et de filles de la Région européenne signalent qu’ils sont en mauvaise santé mentale (déprimés, nerveux ou irritables) est une préoccupation pour nous tous », déclare le docteur Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « La manière dont nous réagissons à ce problème d’ampleur croissante aura des répercussions pendant plusieurs générations. Investir dans les jeunes, par exemple en leur ménageant un accès facile à des services de santé mentale adaptés à leurs besoins, produira un triple dividende : des retombées positives dans les domaines sanitaire, social et économique pour les adolescents d’aujourd’hui, les adultes de demain et les générations futures », ajoute-t-il.

Le « Spotlight on adolescent health and well-being » [Pleins feux sur la santé et le bien-être des adolescents] montre que le bien-être mental des enfants diminue avec l’âge et que les filles sont, par rapport aux garçons, particulièrement exposées au risque d’avoir un mauvais bilan dans ce domaine. Un adolescent sur 4 signale se sentir nerveux, irritable ou avoir des difficultés à s’endormir au moins 1 fois par semaine.

Le rapport montre que le bien-être mental varie considérablement d’un pays à l’autre. Cela semble indiquer que des facteurs culturels, politiques et économiques pourraient jouer un rôle en stimulant le bien-être mental.

Par rapport à 2014, le rapport a révélé, dans plus ou moins un tiers des pays, une augmentation du nombre d’adolescents se sentant mis sous pression par le travail scolaire et une diminution du nombre de jeunes déclarant aimer l’école. Dans la plupart des pays, le vécu scolaire s’aggrave avec l’âge : la satisfaction par rapport à l’école et la perception qu’ont les adolescents du soutien des enseignants et de leurs camarades de classe diminuent au fur et à mesure que le travail scolaire devient plus pesant.

L’étude examine l’utilisation croissante de la technologie numérique en parallèle avec l’évolution du bien-être mental des jeunes de la Région. Il est clair que la technologie peut avoir des effets positifs, mais elle peut aussi amplifier les vulnérabilités et introduire de nouvelles menaces, telles que la cyberintimidation, qui touche les filles de manière disproportionnée. Plus d’un adolescent sur 10 déclare avoir été victime de cyberintimidation au moins une fois au cours de ces 2 derniers mois.

« Le fait que les adolescents nous disent qu’ils ont des problèmes en matière de bien-être mental est inquiétant. Nous devons prendre ce message au sérieux, car une bonne santé mentale est un élément essentiel d’une bonne santé à l’adolescence », déclare le docteur Jo Inchley, coordinatrice internationale de l’enquête HBSC (université de Glasgow).

Les comportements à risque, la nutrition et l’inactivité physique restent des défis majeurs

Le rapport présente les résultats de l’enquête HBSC, réalisée tous les 4 ans dans les pays de la Région européenne et au Canada. Parmi les autres conclusions importantes de ce rapport, il convient de mentionner les suivantes :
  • les comportements sexuels à risque restent une source de préoccupations : 1 adolescent sur 4 ayant des relations sexuelles ne se protège pas. À l’âge de 15 ans, 1 garçon sur 4 (24 %) et 1 fille sur 7 (14 %) déclarent avoir eu des relations sexuelles ; 
  • la consommation d’alcool et de tabac a continué à diminuer chez les adolescents, mais le nombre de consommateurs actuels d’alcool et de tabac reste élevé chez les jeunes de 15 ans, l’alcool étant la substance la plus couramment consommée ; 1 jeune de 15 ans sur 5 (20 %) a été en état d’ébriété 2 fois ou plus dans sa vie, et près d’un sur 7 (15 %) a été ivre au cours des 30 derniers jours ;
  • moins d’un adolescent sur 5 suit les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique : depuis 2014, les niveaux ont diminué dans plus ou moins un tiers des pays, en particulier chez les garçons. Le taux de participation reste particulièrement bas chez les filles et les adolescents plus âgés ;
  • la plupart des adolescents ne respectent pas les recommandations nutritionnelles actuelles, ce qui compromet leur capacité à se développer sainement. Environ 2 adolescents sur 3 ne mangent pas assez d’aliments riches en nutriments, 1 sur 4 mange des sucreries et 1 sur 6 consomme des boissons sucrées chaque jour ;
  • les niveaux de surpoids et d’obésité ont augmenté depuis 2014 et concernent désormais 1 jeune sur 5, avec des niveaux plus élevés chez les garçons et les jeunes adolescents ; 1 adolescent sur 4 se perçoit comme trop gros, surtout les filles.
À l’heure où est publiée la dernière enquête HBSC, qui présente les résultats de 2017-2018, le monde est aux prises avec la pandémie de COVID-19. La prochaine enquête, qui présentera les résultats de 2021-2022, reflètera donc l’impact de la pandémie sur la vie des jeunes.

« Le large éventail d’aspects couverts par l’enquête HBSC donne des indications importantes sur la vie des adolescents aujourd’hui et devrait également nous fournir une base de référence utile pour mesurer l’impact de la COVID-19 sur les adolescents lorsque les conclusions de la prochaine enquête seront dégagées, en 2022 », déclare Martin Weber, responsable du programme Santé de l’enfant et de l’adolescent au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe. « La comparaison des données nous permettra d’analyser dans quelle mesure et de quelle manière les fermetures prolongées des écoles et le confinement des communautés ont affecté les interactions sociales des jeunes, ainsi que leur bien-être physique et mental ».

Au sujet de l’enquête HBSC

L’enquête HBSC, qui porte sur l’observation des expériences des jeunes depuis plus de 35 ans, est un outil essentiel pour déceler les progrès accomplis concernant un grand nombre d’indicateurs sanitaires et sociaux, et pour mettre en évidence les points préoccupants qui pourraient nécessiter une action politique concertée et des interventions concrètes.

Les informations glanées lors de l’enquête HBSC sont utilisées aux niveaux national, régional et international pour acquérir de nouvelles connaissances sur la santé et le bien-être des adolescents, pour comprendre les déterminants sociaux de la santé et pour étayer les politiques et les pratiques visant à améliorer la vie des jeunes dans la Région européenne et au Canada.

Le centre international de coordination de l’enquête HBSC se situe à l’université de Glasgow (Royaume-Uni). On trouvera de plus amples informations sur l’enquête et les pays participants à l’adresse suivante

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