Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

mercredi 10 juin 2020

"La Princesse de Clèves" : les conventions avant les émotions | France culture 08/04/2020


Chaque jour, nous vous donnons à entendre et à comprendre un grand texte de notre patrimoine littéraire. Aujourd’hui : "La Princesse de Clèves" de Madame de Lafayette, un extrait lu par Jacques Gamblin.

Illustration du roman 'La Princesse de Clèves'
de Marie-Madeleine de La Fayette.
En 1678, La Princesse de Clèves est publié anonymement. Ses lecteurs n’apprendront que plus tard que son auteur est une femme. Nommée à 16 ans demoiselle d’honneur de la reine Anne d’Autriche, la mère de Louis XIV, Madame de La Fayette sera toute sa vie une habituée des salons littéraires. "Parrainée" par La Rochefoucauld, l’auteur des Maximes, elle y côtoie les plus grands écrivains de son temps. 

Épouse du Comte de La Fayette, mari peu encombrant, plus vieux qu’elle, et qui passe la majeure partie de son temps sur ses terres en Auvergne, elle mène à Paris la vie qu’elle souhaite : celle d'une intellectuelle libre. 

Son expérience a-t-elle inspiré ses romans ? Dans La Princesse de Clèves, un siècle sépare l’auteure de ses personnages : l’action est datée avec l’évocation de la mort accidentelle, mais bien réelle,  du roi Henri II en 1559, lors d’un tournoi.

Surtout, l’auteure dessine avec précision les émotions et les cheminements métaphysiques de l’âme. Au début du roman, nous apprenons que la toute jeune Mlle de Chartres, personnage qu’on nous présente comme "une beauté parfaite",  a été courtisée dès son arrivée à la cour par nombre de prétendants prestigieux. Cependant, des intrigues politiques et de vieilles rancœurs l’empêchent d’épouser les partis les plus avantageux. Le Prince de Clèves a donc la voie libre pour demander sa main à la mère, qui  accepte, et Mademoiselle de Chartres est contrainte de se soumettre.

S'installe alors un trio amoureux avec un autre personnage, le duc de Nemours, qui revient à la cour au moment même où Mlle de Chartres y arrive. Mais ils ne se rencontrent que lorsque Mlle de Chartres est devenue Mme de Clèves, donc mariée et inaccessible.

Aujourd'hui, c'est le comédien Jacques Gamblin, qui vous offre cette lecture enregistrée avec les moyens permis par le confinement.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire