Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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vendredi 5 juin 2020

La mort vivante (4/4) : Obsession vampire | France culture 31/10/2019


Le vampire incarne des peurs ancestrales, celles d’une mort contagieuse, d’être enterré vivant et la hantise du retour des morts. Comment l’histoire, la littérature et le cinéma ont-ils montré la puissance de ce mythe à se renouveler sans cesse et être le miroir de nos terreurs les plus profondes ?

Capture d’écran du film "Only lovers left alive"
de Jim Jarmusch avec Tilda Swinton (2013)
"L’icône même de la mort épidémique, c’est le vampire." Philippe Charlier

Nous voyageons à travers le mythe du vampire, depuis ses origines dans l’Antiquité jusqu’à ses ultimes incarnations dans le cinéma ou la bande dessinée. 

"Le vampire est une sorte d’antéchrist puisque le Christ donne son sang pour sauver l’humanité, alors que lui au contraire, il prend le sang des autres pour mieux les vouer à la damnation." Jean Marigny

L’archéo-anthropologue, Philippe Charlier, qui est aussi médecin légiste, évoque comme substrat de cette croyance la difficulté d’établir le diagnostic de la mort et la peur d’être enterré vivant qui accompagne les populations. Dans certains cimetières qu’il a fouillés, des sépultures témoignent de la croyance aux vampires dans le passé. 

"Quand il y avait des épidémies de peste, on s’empressait de mettre les cadavres soit dans les fosses communes, soit dans des tombes spécialement aménagées, sans s’assurer que la mort clinique avait fait son effet. Et parfois quand on ouvrait un caveau funéraire, on retrouvait des cadavres couverts de sang parce que les malheureux avaient essayé de sortir de leur tombe et s’étaient infligé des blessures donc il y a une explication rationnelle à ça, mais pour les superstitieux, ça se traduisait par le fait que ces gens étaient des vampires." Philippe Charlier

Si c’est en pleine révolution industrielle que l’Irlandais Bram Stocker livre la version canonique du comte Dracula avec la parution de son roman en 1897, à sa suite le cinéma va produire des chefs-d’œuvre qui montrent la puissance de ce mythe pour incarner les questions de la modernité. Le thème du sang susceptible de contaminer son prochain fonctionne comme métaphore jusqu’à l’époque la plus contemporaine.

"On tue un vampire avec un pieu dans le cœur. Ça prouve qu’il en a un, donc on tue ses capacités d’aimer. Le vampire c’est un être subversif, révolutionnaire et adorable. Le vampire méchant est né avec Dracula." Jacques Sirgent

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