Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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vendredi 19 juin 2020

La chambre, enfer ou paradis ? : Virginia Woolf, "Une chambre à soi" | France culture 12/05/2020

 
En 1929, Virginia Woolf reçoit une commande, celle d’écrire un essai sur les liens entre femme et roman. Elle énonce alors cette idée : pour écrire, une femme a besoin de deux choses, 500 livres de rente, et une chambre à soi. L'esprit s'incarne dans la chambre... aurait-elle alors une âme ?

Virginia Woolf
"Je ne veux pas être célèbre ni grande. Je veux aller de l’avant, changer, ouvrir mon esprit et mes yeux, refuser d’être étiquetée et stéréotypée. Ce qui compte c’est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves." Virginia Woolf

L'invitée du jour : Geneviève Brisac, écrivaine

Une chambre à soi pour ne plus écrire en cachette

"On demande à Woolf un essai sur femme et roman, elle traite le sujet avec humour et en même temps, avec une pratique de la méditation métaphysique... Le noeud de la question pour elle c’est "un détail" essentiel et concret, parce qu'elle veut insister sur la nécessité de partir des choses réelles, une rente, de l’argent… et une chambre à soi, parce qu'elle se réfère à ces femmes qui ont écrit en se cachant."  Geneviève Brisac

La chambre, l’esprit incarné

"Woolf ne croit pas en une essence féminine, elle décrit la féminité à partir de ce qu’elle voit dans la chambre. Pour elle, il y a autant de féminités que de femmes, que de chambres. La chambre est l’esprit incarné..."  Geneviève Brisac


Textes lus par Maëlys Ricordeau :
  • Extrait d'Une chambre à soi, de Virginia Woolf, 1929, traduction Clara Malraux, éditions Denoël, 1977, pages 7 et 8
  • Extrait d'Une chambre à soi, de Virginia Woolf, 1929, traduction Clara Malraux, éditions Denoël, 1977, page 131
  • Extrait d'Une chambre à soi, de Virginia Woolf, 1929, traduction Clara Malraux, éditions Denoël, 1977, pages 170 et 171
Sons diffusés :
  • Archive de Virginia Woolf, BBC 1973, sur un morceau de Max Richter, album Three worlds : music from Woolf Work, 2017
  • Archive de La Nuit des Rois, de Shakespeare, vers 1599, enregistrée au théâtre de Marigny en 1973, mise en scène Jean Le Poulain
  • Chanson de Stacey Kent, Jardin d'hiver

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