Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 18 juin 2020

"Calendrier lagunaire", un poème d'Aimé Césaire, lu par Bakary Sangaré | France culture 6/09/2012


La poésie d'Aimé Césaire évoque pour Bakary Sangaré un combat perpétuel pour la quête de la liberté, le don d'un savoir pour ceux qui souffrent sans distinction de couleur. Toute la semaine, le comédien se plonge dans l'oeuvre du poète dissident, celui que l'on surnomma "le Nègre fondamental".

"Ayant crachés volcan mes entrailles d’eau vive - 
je reste avec mes pains de mots et mes minerais secrets", 
Aimé Césaire dans son poème Calendrier Lagunaire - 
Mont Pelée à Saint-Pierre en Martinique 
au début du siècle
"Le choix de ces poèmes vient de ce que l’écriture d’Aimé Césaire évoque pour moi : le combat perpétuel pour la quête de la liberté, la vigilance permanente pour maintenir cette Terre fragile, le don de sa voix, de sa plume, de son savoir pour ceux qui souffrent sans distinction de couleur, pour le bénéfice de la seule race humaine, la fin universelle." Bakary Sangaré

Poème : "Calendrier lagunaire", d'Aimé Césaire, extrait du recueil Cent poèmes, paru aux éditions Omnibus. 

Lecture par Bakary Sangaré, de la Comédie-Française. 

Extrait du poème 

J'habite une blessure sacrée
j'habite des ancêtres imaginaires
j'habite un vouloir obscur
j'habite un long silence
j'habite une soif irrémédiable
j'habite un voyage de mille ans
j'habite une guerre de trois cent ans
j'habite un culte désaffecté
entre bulbe et caïeu j'habite l'espace inexploité
j'habite du basalte non une coulée
mais de la lave le mascaret
qui remonte la valleuse à toute allure
et brûle toutes les mosquées
je m’accommode de mon mieux de cet avatar
d'une version du paradis absurdement ratée
- c'est bien pire qu'un enfer -
j'habite de temps en temps une de mes plaies
chaque minute je change d'appartement
et toute paix m'effraie

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