Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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dimanche 24 mai 2020

Soigner les corps, des médecines antiques aux rituels magiques : Parcours de soins dans l’Égypte pharaonique | France culture 22/05/2020



Le Cours de l’histoire, une émission qui aujourd’hui suit le cours du Nil, puisque nous nous rendons en Égypte !

Scène d'accouchement, la mère est aidée par ses
servantes et la sage-femme, papyrus, reconstitution
d'un tableau thébain de la dynastie XIX. Civilisation
égyptienne. Le Caire, Istituto Del Papiro 
Comme tout visiteur, nous ne sommes pas à l’abri de quelques désagréments, dans un pays où le sable poussé par le vent blesse les yeux… où un mal de dent pourrait gâcher le séjour… Pas d’inquiétude cependant, l’Égypte pharaonique dispose d’excellent médecin. 

Qui consulter ? Sans doute Imhotep, au troisième millénaire avant Jésus-Christ… Pour les dents, le papyrus Ebers, du 16e siècle avant notre ère, donne cette indication : un peu de cumin, de la résine de térébinthe, un peu de plante djaret, le tout réduit en poudre et appliqué sur la dent ! Résultat garanti ! 

Et pour soulager nos yeux, il suffit d’appliquer un remède composé de poudre de malachite et de galène… Les Égyptiens étaient sans contestes d’excellents spécialiste des yeux, même au moment des opérations délicates : sur les bords du Nil, les Égyptiens savaient passer les cataractes !

Nous recevons ce matin, Amandine Marshall, docteure en égyptologie, archéologue et chercheur associé à la MAFTO (Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest). Elle est la conceptrice de ToutankaTube, une chaîne YouTube d'égyptologie. Elle a publié Maternité et petite enfance en Égypte ancienne aux éditions du Rocher en 2015.

"Le médecin en Égypte ancienne est un médecin magicien. Le médecin, son travail c'est de soigner et de guérir, c'est de combattre la maladie et de combattre la cause de la maladie qui en général pour les Égyptiens, est une cause surnaturelle. Ça peut être des revenants, des mauvais esprits et ça peut être des démons. Parfois même aussi l'activité d'un dieu qui peut de temps en temps se manifester, par exemple, par l'intermédiaire d'un serpent. Donc, le médecin va devoir soigner avec des outils que l'on va appeler médicaux et d'autres magiques. De plus, dans la plupart des cas, ce qui ressort des textes médicaux magiques, c'est que le médecin est également un pharmacien. Lorsque des traitements sont proposés, les papyrus s'adressent directement aux médecins. Le médecin prépare donc sa propre mixture." Amandine Marshall

"Imhotep va être adoré comme dieux de la médecine à partir de l'époque ptolémaïque. En revanche, Imhotep n'a jamais été médecin. On n'a pas de titre associé à son sujet. C'est avant tout un prêtre. Et c'est surtout l'architecte qui va mettre au point la première pyramide égyptienne, qui va avoir l'idée d'élaborer cette nouvelle forme de tombes funéraires. Imhotep était beaucoup de choses, on lui prêtait l'art de la médecine, mais c'est une usurpation tardive !" Amandine Marshall

"Il existe une sorte de fantasme de la médecine égyptienne qui est très loin de correspondre à la réalité. Les Égyptiens sont peut-être avancés sur certaines choses, mais ils ne l'étaient pas du tout pour d'autres. Par exemple, au niveau dentaire, il n'existe aucun texte qui nous parle d'un arrachage de dents. On le voit au niveau des examens paléo pathologiques, on s'est rendu compte que la momie de Ramsès II a une dentition dans un état épouvantable. Il y a des dents à l'état de racines, d'autres très arasées, plusieurs manquent. Il a eu des abcès dentaires à répétition, si on lui avait arraché des dents, il n'aurait pas souffert à ce point. C'étaient des souffrances terribles parce qu'à l'époque, on n'a absolument rien qui permettait de le soulager. Donc Ramsès II qui avait une cour de médecins avec certaines spécialités, aucun n'a eu l'idée de lui arracher pour lui éviter certaines douleurs, pour lui éviter des caries. Donc, on voit bien qu'il y a des limites à la médecine égyptienne et c'est vraiment très important de le rappeler." Amandine Marshall

Sons diffusés

Archives : 

Jim Ritter parle de l'avancée de la médecine en Egypte antique et de l'état de la chirurgie, La Marche du Siècle, 1997
L'égyptologue Gustave Lefebvre, le 6 janvier 1950, à l'Université Radiophonique Internationale
Lectures par Elodie Huber : Extraits des Papyrus Berlin & Papyrus Brooklyn

Musique : Hamilu lhawa tahibou & Aria de Papageno, Flute enchantée, n°.20 de Mozart, dans l'album Mozart l'égyptien volume 1, de Hugues de Courson

Générique de l'émission : Origami de Rone

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