Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

samedi 2 mai 2020

Schopenhauer ou je fais un malheur ! : Penser par le corps | France culture 23/04/2020



Dans "Le monde comme volonté et comme représentation", Schopenhauer expose ce qu’est le corps, l’énigme du monde, qui est volonté. Mais quelle place pour le corps dans une philosophie qui considère le monde comme étant une représentation innervée par la volonté ?

Penser par le corps
L'invité du jour :

Ugo Batini, professeur de philosophie en classes préparatoires (CPGE) à Paris

Qu'y a-t-il derrière la représentation ?

"Dans le livre I du "Monde comme volonté et représentation", Schopenhauer part du principe que le monde est "ma" représentation, hors Schopenhauer devient vraiment Schopenhauer quand il arrive à dire : ce qu’est la représentation, ou plutôt, ce qu’il y a derrière la représentation…" Ugo Batini

Comment accéder à cette chose en soi ?

"La thèse principale de Schopenhauer c’est de dire que le monde est représentation et volonté : le monde que je perçois est un ensemble de phénomènes, qu’il va penser comme des simples apparences, peut-être illusoires, et dont il va essayer de chercher l’essence cachée derrière.    
Pour Schopenhauer, Kant a eu le grand mérite de séparer le phénomène de la chose en soi, mais il ne se contente pas de les séparer, il interdit la connaissance de la chose en soi. L’enjeu pour Schopenhauer, c’est d’arriver à voir ce qu’il y a derrière ces phénomènes, en brisant donc là l’interdit kantien. Pour lui, Kant est un point de repères, et tous les penseurs entre lui et Kant, des penseurs majeurs comme Hegel, qu’il déteste, il les considère comme mineurs parce qu’ils ne comprennent pas justement comment accéder à cette chose en soi." Ugo Batini

Le corps, clé de l'énigme

"En réalité, parmi les représentations, il y a une représentation singulière : le corps. Le paragraphe 18 du "Monde comme volonté et représentation" expose clairement ce qu’est le corps et surtout ce vers quoi il nous amène : vers le mot de l’énigme du monde, qui est volonté. Il va accéder à la représentation par la représentation contrairement à beaucoup de philosophes qui rejettent la représentation comme quelque chose de négatif, Schopenhauer pense au contraire qu’il faut approfondir celle du corps." Ugo Batini

Textes lus par Daniel Mesguich :
  • Extrait du Monde comme volonté et représentation, de Schopenhauer, 1819, Livre II, Paragraphe 18 : L’Objectivation de la volonté, éditions Folio Gallimard
  • Extrait du Monde comme volonté et représentation, de Schopenhauer, 1819, Livre III, Chapitre 31 : Du Génie, traduction de l'allemand par Marianne Dautre, Christian Sommer et Vincent Stanek, éditions Folio Gallimard
  • Extrait des compléments du livre IV du Monde comme volonté et représentation, de Schopenhauer, 1819, Chapitre 44 : Métaphysique de l’amour sexuel, éditions Folio Gallimard
Sons diffusés :
  • Extrait du film L’amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder, 2011
  • Chanson des Bloodhoung Gang, The bad touch

Aucun commentaire:

Publier un commentaire