Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 7 mai 2020

Pandémie : la bataille de l’humanisme ? | France culture 06/05/2020



Pulsions nationalistes, désignation de bouc émissaire, enjeux économiques... La pandémie met l’universalisme à l'épreuve. Peut-on encore faire face aux défis du temps présent sans renoncer à l’humanisme ?

Dessin d'enfant accroché à un balcon
Mis sous pression à l'approche de la date de déconfinement, Edouard Philippe n’a néanmoins pas su convaincre les sénateurs, qui ont retoqué le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire. 

C’est au tour du palais Bourbon de débattre des modalités, en vue d’une adoption définitive avant la fin de semaine. 

Par ailleurs, alors que le gouvernement français a choisi le confinement, des voix s'élèvent pour dénoncer les inquiétudes concernant l’économie du pays. 

Le choix du confinement est-il celui de l’humanisme ? Assiste-t-on a un progrès moral de l’humanité ? L’universalisme a-t-il encore des choses à nous apprendre ? 

Pour en parler, nous recevons le philosophe Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l’Ecole normale supérieure et auteur de “Plaidoyer pour l’universel” (Fayard).

Une crise de l'humanité en tant que telle

Le cadre temporel dans lequel on vit est brouillé. Néanmoins, on connait le cadre spatial, qui est l'humanité. C'est à l'échelle globale qu'il faut repenser les problèmes et les solutions. Nous n'avons pas tiré toutes les leçons de ce que cela signifie d'avoir été unis dans la crise et désunis face à elle. Cette crise nous fait prendre conscience que c'est une crise de l'humanité en tant que telle.

Chacun doit se garder des interprétations généralisantes, il ne faut pas tomber dans une explication religieuse. Nous n'avons pas à chercher le sens de l'épidémie tant que nous n'avons pas éclairé les causes et évaluer les conséquences.

Le confinement, l'illustration de l'humanisme ?

Paradoxalement oui, car nous sommes chacun chez nous mais c'est le sort de l'humanité. Il y avait deux solutions : l'immunité collective et le confinement. Le choix du confinement était hasardeux mais est une victoire sur le plan du principe : sauver toute vie humaine autant que faire se peut.

Le choix de la Chine est surprenant. Le choix de l'immunité collective aurait été possible. Si elle a choisi la voie du confinement, c'est qu'elle devait payer ainsi le prix de son intégration dans la mondialisation. Elle est devenue visible aux yeux du monde et a admis que sa population faisait partie d'une seule et même humanité et elle accepte en retour les obligations que ça lui donne du point de vue de sa population.

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