Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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mercredi 13 mai 2020

Nietzsche contre Foucault | 21/04/2018



Nietzsche contre Foucault : Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir de Jacques Bouveresse

Qu'est-ce que la vérité ? Y a-t-il des vérités auxquelles nous n'avons pas accès, ou est-ce la connaissance qui produit la vérité ? Nietzsche a traité de ce problème ; Foucault l'a repris, mais l'a-t-il bien lu ? En quête de vérité, Jacques Bouveresse s'interroge sur ces questions aujourd'hui.


Sciences exactes et sciences humaines sont, de nos jours, traversées par des conflits de vérité.
Les uns, affichant leur attachement à la véracité, veulent crever les apparences pour atteindre les constructions et les motivations réelles qui se cachent derrière elles. 

Ainsi, l'ambition des sciences physiques de dévoiler la vérité serait infondée, eu égard aux forces de la société qui contrôleraient leurs activités : la sociologie de la connaissance serait mieux placée pour dire la vérité de la science que la science ne l'est pour dire la vérité du monde.

À côté de cette exigence de véracité, il existe une défiance tout aussi généralisée à l'égard de la vérité : celle-ci existe-t-elle ou n'est-elle que relative, subjective ? 

Le soupçon se porte alors particulièrement sur l'histoire : des récits, longtemps présentés comme exprimant la vérité du passé, sont dénoncés comme tendancieux, idéologiques, voire apologétiques. Mais les tentatives faites pour remplacer ces distorsions par « la vérité » se heurtent à leur tour aux mêmes objections. Car toute attaque contre quelque forme spécifique de vérité, historique ou autre, s'appuie sur des propositions qui demandent elles-mêmes à être considérées comme vraies.

Les notions de vérité et de véracité peuvent-elles être refondées solidement afin que notre manière de comprendre la vérité, et les chances que nous aurions de l'atteindre, puisse répondre à notre besoin de véracité ?

Bernard Williams, qui voit là un problème fondamental de la philosophie d'aujourd'hui, nous aide à sortir de ces dilemmes devenus impasses. Pour cela, il raconte une généalogie – celle qui aurait poussé l'humanité, dès ses premières formes d'organisation sociale, et jusqu'aux démocraties contemporaines, à donner consistance à deux grandes notions : l'exactitude et la sincérité.

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