Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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jeudi 14 mai 2020

La charge d'Obama, la fureur de Trump | #cdanslair 13.05.2020



La pandémie qui touche durement les Etats-Unis, pays le plus endeuillé à ce jour avec plus de 80 000 morts et un taux de chômage record, n'épargne personne, et pas non plus la Maison Blanche. Deux employés de l'aile ouest, où se trouve le Bureau ovale, ont ainsi été diagnostiqués positifs au Covid-19 ces derniers jours. Il s'agit d'un militaire de la Marine au service de Donald Trump et de Katie Miller, la porte-parole du vice-président Mike Pence. Depuis, plusieurs membres de la cellule de crise créée pour lutter contre l'épidémie se sont placés d'eux-mêmes en quarantaine après avoir été probablement exposés au virus. Parmi eux, l'épidémiologiste et figure de la "Task Force" contre le Covid-19, Anthony Fauci.

C’est donc depuis son bureau que ce dernier a répondu mardi aux questions des sénateurs. Et il les a mis en garde contre les conséquences "très graves" d’une levée trop rapide des mesures de confinement, ce alors que de nombreux États ont commencé à autoriser le retour au travail et que le bilan journalier repart à la hausse avec 1900 morts.

Très attendue, son audition, par visioconférence au Sénat américain, a contrasté avec le discours du président américain qui martèle depuis des jours son message optimiste sur la nécessité de relancer l’économie du pays, ravagée par la crise du coronavirus. "Notre capacité de tests est la meilleure du monde, de loin", a encore défendu Donald Trump sur Twitter hier. "Les chiffres baissent dans la plupart des régions de notre pays, qui veut rouvrir et redémarrer. C’est ce qui est en train de se passer, en toute sécurité !"

Mais ce point de vue est loin d’être partagé par de nombreux gouverneurs démocrates, ou encore par Barack Obama.

Samedi, l’ancien président a déclenché les foudres de son successeur en qualifiant sa gestion de la pandémie de "désastre chaotique absolu". Barack Obama a également évoqué la décision controversée du ministère américain de la Justice de retirer le dossier d’accusation contre Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe. "Il n’y a aucun précédent que l’on puisse trouver sur une personne inculpée de parjure qui s’en tire impunément", a-t-il dit. "C’est le genre de situation où l’on peut commencer à redouter que (…) notre lecture basique de l’Etat de droit soit menacée", a-t-il prévenu.
Des déclarations qui ont provoqué la colère du président Trump qui depuis se déchaîne sur Twitter, accusant Barack Obama de "pire crime politique" de l’histoire des Etats-Unis et de ne pas avoir préparé le pays à la crise sanitaire actuelle.

Alors que les mauvais sondages électoraux inquiètent jusqu'à son équipe de campagne, le locataire de la Maison Blanche n'a pas du tout apprécié que Barack Obama après avoir apporté son soutien à Joe Biden, abandonne la réserve qu'adoptent d'ordinaire les anciens présidents. Chacun désormais lâche ses coups à l'approche de la présidentielle, ce qui promet une campagne encore plus électrique.

Alors que se passe-t-il outre-Atlantique ? L'Amérique de Trump contre l'Amérique d'Obama sera-t-il le vrai match de novembre 2020 ? Enfin le Brésil est-il en train de devenir le pays le plus contaminé au monde ?

Invités :

- François Clemenceau, rédacteur en chef international au Journal du Dimanche
- Laure Mandeville, grand reporter au Figaro, auteure de "Qui est vraiment Donald Trump ?"
- Thomas Snégaroff par Skype, historien spécialiste des Etats-Unis, auteur de "L’Amérique et son président, une histoire intime"
- Nicole Bacharan par Skype, politologue et historienne spécialiste des Etats-Unis, auteure de l'ouvrage "Le monde selon Trump"

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