Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

samedi 23 mai 2020

Il faut nourrir le peuple ! : Nul pain sans peine | France culture 25/02/2020



Le pain est un acteur majeur de notre histoire car il rassasie celui ou celle qui le mange bien sûr, mais aussi parce qu’il nourrit les théories économiques depuis le XVIIIe siècle...

La guerre des Farines (règne de Louis XVI).
Illustration réalisée d’après un dessin de Girard
et extraite de Histoire de France
de Gustave Gautherot, paru en 1934
En 1909, Élisée Reclus, tout autant écrivain qu’anarchiste, publie un ouvrage intitulé Le Pain. Il débute ainsi : « Tout d’abord, il faut labourer le sol. La charrue qui, par elle-même, est un instrument sacré, voit ses vertus augmentées si on la munit d’un charbon qui a été retiré d’un feu de Pâques dont les merveilleuses propriétés sont connues de tous. Au moment qu’on va entreprendre les grands labours de septembre, avant que le soc ait mordu le sol, l’épouse du cultivateur partage un pain qu’elle a consacré, en quelque sorte, par des attouchements répétés à la charrue ; elle le partage équitablement, une moitié pour les bœufs, l’autre pour les chrétiens, et on le mange incontinent ».

Élisée Reclus recherche dans les mythes du passé une explication de l’avenir… Et si notre avenir résidait dans une bouchée de pain ? Vivre sans pain, c’est vivre reclus de la société, alors élisez le pain, élisons le pain !

Pour nous parler de cette fascinante histoire du pain, nous avons le plaisir de recevoir l'un de ses grands spécialistes : Steven L. Kaplan, professeur d'histoire à l'Université de Cornell, à New York. Il a consacré l'essentiel de son travail au pain et est l'auteur de nombreux ouvrages à ce sujet. Son dernier livre Pour le pain, vient de paraître chez Fayard.

Pour un bon pain, il faut un bon blé, et pour nous parler d'agriculture nous recevons Denis Lefèvre, journaliste et auteur, qui a fait paraitre en 2018 aux éditions Rue de l'échiquier : Des racines et des gènes, une histoire mondiale de l’agriculture, deux volumes consacrés à l'histoire de l'agriculture, de son invention à la période néolithique jusqu'à nos jours.

Sons diffusés 

Archives : 
  • Sebastian Lawrence, soldat américain racontant sa première bouchée de pain lors de son arrivée à Saint Nazaire après la Seconde Guerre mondiale, Archive Ina sans référence. 
  • Extrait du film Un siècle dans leur tête de Jean-Michel Djian 
  • Edgar Faure dans Les grandes conférences, Radiodiffusion Télévision Française, France III Nationale, le 28/03/1960
  • Lecture par Tatiana Werner : extrait du Dictionnaire philosophique de Voltaire, entrée "Blé ou bled" publié chez Flammarion
Musiques : 
  • Mandragore de Bumcello 
  • Secoue tes miettes par Bourvil

Aucun commentaire:

Publier un commentaire