Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 27 mai 2020

∆∆∆ Du théâtre ! : "Le Tartuffe" de Molière par Stéphane Braunschweig | France culture 26/05/2020



En 1664, Tartuffe est joué au château de Versailles, et immédiatement interdit. La pièce entrelace politique, social, religieux, métaphysique, psychologique, et en son coeur, questionne le pouvoir religieux sur celui du roi. Molière était-il un pourfendeur de la religion ?

Le Tartuffe vu par Charlotte Mo
"Voici une comédie dont on a fait beaucoup de bruit, qui a été longtemps persécutée, et les gens qu’elle joue ont bien fait voir qu’ils étaient plus puissants en France que tous ceux que j’ai joués jusques ici. Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins, ont souffert doucement qu’on les ait représentés, et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde, des peintures que l’on a faites d’eux ; mais les hypocrites n’ont point entendu raillerie ; ils se sont effarouchés d’abord, et ont trouvé étrange que j’eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces, et de vouloir décrier un métier dont tant d’honnêtes gens se mêlent. 

C’est un crime qu’ils ne sauraient me pardonner ; et ils se sont tous armés contre ma comédie avec une fureur épouvantable. (...) C’est aux vrais dévots que je veux partout me justifier sur la conduite de ma comédie ; et je les conjure, de tout mon cœur, de ne point condamner les choses avant que de les voir, de se défaire de toute prévention, et de ne point servir la passion de ceux dont les grimaces les déshonorent." Molière, préface au Tartuffe

L'invité du jour :

Stéphane Braunschweig, metteur en scène et directeur de l’Odéon Théâtre de l’Europe

Entrelacer les dimensions

"J’ai un faible pour ce "Tartuffe" qui croise les problématiques politiques, sociales, religieuses, métaphysiques, psychologiques, et qui les entrelacent. Dans le théâtre que je fais, l’entrelacement des dimensions est fondamental." Stéphane Braunschweig

Molière, pourfendeur de la religion ?

"Dans la préface, du Tartuffe, écrite en pleine querelle, Molière se justifie en disant qu’il attaque les hypocrites... on sait que la pièce parle des faux dévots, et il essaie de trouver un peu de crédit auprès des vrais dévots… le problème est que les vrais et les faux dévots ne sont pas toujours séparables… Les gens de la cour sont relativement inoffensifs, à l’époque, Louis XIV avait mis au pas sa noblesse. La question de la dévoterie, et derrière, la puissance du religieux sur le pouvoir, ça c’est une nouvelle dimension qui apparaît notamment avec l'influence de Madame de Maintenon... La façon dont le pouvoir royal peut être mis sous l’emprise des bigots, des dévôts et des puritains, c’est un vrai sujet politique à l’époque, et ce n'est pas étonnant que la pièce ait déclenché une telle querelle. Molière essaie de se frayer un chemin pour ne pas apparaître comme le pourfendeur de la religion mais c'est quand même toute cette question du pouvoir religieux sur le pouvoir du roi qui est en question." Stéphane Braunschweig

Sons diffusés :
  • Extraits du Tartuffe de Molière, mis en scène par Stéphane Braunschweig, joué au théâtre de l’Odéon du 17 septembre au 25 Octobre 2008. Captation : coproduction TNS, Seppia, Arte et Alsatic TV, réalisée par Stéphane Braunschweig
  • Chanson de fin : Bob Marley, Hypocrites

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