Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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samedi 30 mai 2020

Comment jouer à qui perd gagne avec son banquier

L’affaire fait beaucoup de bruit dans les milieux financiers et à Wall Street.

Après la crise financière, le professeur Daniel Beim, de Columbia Business School, avait notamment diagnostiqué que « la Federal Reserve doit être prête à confronter plus fermement les banques qu’elle contrôle ». Des informations récentes ont fait état de situations à tout le moins troublantes qui visent directement la relation entre Goldman Sachs et son autorité de contrôle. Goldman Sachs s’est transformée en holding bancaire pour avoir accès aux fonds interbancaires octroyés par la banque centrale américaine. Elle est donc contrôlée par la Fed.

Plusieurs sujets ont été évoqués, et ont provoqué une mobilisation du Sénat et de la Chambre des Représentants qui a soumis la banque centrale à un feu nourri de questions.

Une ancienne employée, Carmen Segarra poursuit la Federal Reserve en justice. Elle considère que sa mise à pied est due au fait qu’elle a été « trop dure pour Goldman Sachs ». Elle a été déboutée, mais les 46 heures d’enregistrement qu’elle a rendu publiques montrent que son supérieur avait atténué son rapport et minimisé le fait que Goldman aurait rendu l’image de Banco Santander plus flatteuse que la banque espagnole ne le mérite. Le FBI, le FDIC et le contrôleur des banques de l’Etat de New York ont lancé une enquête pour examiner les faits et une possible implication criminelle de certains cadres de la Fed et de Goldman n’est pas exclue.

Un rapport officiel publié en septembre précise que la Federal Reserve n’apprend pas à ses contrôleurs à poser les questions difficiles, à exprimer leurs questions et à s’opposer à la direction de la banque qu’ils contrôlent. Il est critique des interventions directes de la hiérarchie de Goldman Sachs aux plus hauts niveaux de la Fed.

Un jeune examinateur de la Fed, Rohit Bansal, en charge du contrôle de plusieurs banques, a rejoint Goldman Sachs dans son équipe en charge des institutions financières.  Il a donné des informations à la banque relatives à des banques qu’il contrôlait… avec l’accord de la Fed ! Il a été viré avec le collègue avec qui il a partagé ces informations. C’est ce que l’on appelle la « porte tournante » entre les régulateurs et les banques.

Dans un article sur ce sujet, Bloomberg conclut lapidairement: « Vous aviez l’impression que les régulateurs étaient plus ou moins contrôlés par les banques: maintenant vous le savez… grâce à une femme courageuse qui y a perdu son emploi ». Ce fut également le cas dans l’affaire Enron. Les femmes seraient-elles plus éthiques que les hommes ?

Tout cela n’a évidemment rien à voir avec le fait que le Président de la Federal Reserve de New York, William Dudley, en charge du contrôle des banques, est l’ancien Chief Economist de Goldman Sachs. Il a déclaré au Sénat que la Fed ne cherchait pas à rendre les banquiers coupables de peur de déstabiliser le système financier.

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