Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

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mercredi 6 mai 2020

Comment Eric Blair est-il devenu George Orwell ? | France culture 13/02/2017



Depuis l'élection de Donald Trump, le roman dystopique "1984" est en tête des ventes aux Etats-Unis. Quels sont les points commun entre Big brother et l'Amérique d'aujourd'hui ? Entre le globish et le Novlangue ?

Georges Orwell à la BBC en 1940
Un auteur est-il jamais vraiment "d'actualité" ? Au fond, peu importe. 

Saisissons cette occasion pour découvrir, en 4 émissions, l'oeuvre de George Orwell, cet auteur hors du commun, de ses textes autobiographiques (Quai de Wigan) à ses chroniques de journalistes (A ma guise), en passant par la Ferme des animaux et bien sûr 1984.

Le texte du jour

"Tu avais raison quand tu as dit que je n’allais pas bien. Je vais un peu mieux maintenant mais je me suis senti souffrant pendant environ quinze jours. […] Je n’arrive pas à faire le moindre effort. Marcher plus d’un kilomètre ou soulever quelque chose d’un peu lourd, et surtout avoir froid, me chamboule immédiatement. Même en sortant simplement le soir pour rentrer les vaches, je finis par avoir de la température. Par ailleurs, tant que je mène une sorte de vie sénile, je me sens en forme et j’ai l’impression d’être capable de travailler comme d’habitude. Je me suis tellement habitué à travailler au lit que je crois que je préfère ça, bien qu’évidemment il soit un peu problématique de taper à la machine. Je me bats avec les dernières étapes de ce sacré livre, que je suis supposé terminer pour début décembre, et j’y parviendrai si je ne retombe pas malade. Il aurait été terminé au printemps s’il n’y avait pas eu cette maladie.

[…] La ferme s’organise. [Bill Dunn] a maintenant une cinquantaine de moutons et une dizaine de vaches, dont certaines m’appartiennent. Nous avons aussi un cochon que nous n’allons pas tarder à transformer en bacon. […] Nous avons maintenant un bon petit jardin. Bien sûr, il est en partie revenu à l’état sauvage parce que je ne peux pas beaucoup y travailler, mais j’ai l’espoir de faire retourner la terre cet hiver par un ouvrier irlandais et, même cette année, nous avons eu pas mal de fleurs et des tas de fraises. Richard semble s’intéresser à la ferme et aux travaux agricoles, il m’aide au jardin et est parfois très utile. J’aimerais bien qu’il soit fermier quand il sera grand, en fait je ne serais pas surpris que tous ceux qui parviendront à survivre soient obligés de le devenir, mais je ne vais certainement pas le forcer.

J’ignore quand je vais me rendre à Londres. Je dois d’abord terminer ce livre, et je n’ai pas envie d’être à Londres juste avant Noël. J’ai pensé venir en janvier, mais je dois attendre d’être suffisamment en forme pour voyager. J’ai un peu perdu le contact avec ce qui se passe, en partie parce que la pile de ma radio est très faible, mais tout a l’air assez sombre. Je ne crois pas personnellement qu’une guerre totale et meurtrière puisse survenir aujourd’hui, seulement des « incidents » comme nous en avions tout le temps l’habitude entre la Russie et le Japon, mais je suppose que la guerre atomique est à présent une certitude dans les prochaines années. […]

Un aigle survole le champ devant la maison. Ils viennent toujours ici quand il y a du vent."

George Orwell, Une vie en lettres, correspondance, 1903-1950, Agone, Banc d’essais, traduction Bernard Hoepffner, 2014. Lettre à David Astor du 9 octobre 1948, pp. 536-538.

Lectures

- George Orwell, Le quai de Wigan, 1937, Champ libre, 1982, traduction Michel Pétris, chap. IX, pp. 166-167.
- George Orwell, Hommage à la Catalogne, Éditions Champ libre, 1938, 1982 pp. 111-112
- George Orwell, Une vie en lettres, correspondance, 1903-1950, Agone, Banc d’essais, traduction Bernard Hoepffner, 2014. Lettre à David Astor du 9 octobre 1948, pp. 536-538.

Références musicales

- Granados Enrique, Danza espanõla n°5
- Eno, Pitch to voltage
- Dirty threes, Some summers they drop like flies
- Lee Dorsey, Working in the coal mine
- Pink Floyd, Sheep

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