Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

vendredi 22 mai 2020

Brésil : le funeste déni de Bolsonaro | France culture 20/05/2020



Direction le Brésil : Incompétence, aveuglement ou indifférence ? comment comprendre l'attitude jusqu’au boutiste de Bolsonaro dans cette crise ? En révélant la faiblesse du système sanitaire et des politiques publiques le virus ne risque-t-il pas d’aggraver les inégalités et la pauvreté ?


Un graffiti de l'artiste brésilien Airz Ocrespo
dans son studio à Rio
Le 25 mars dernier, alors que le virus faisait déjà des ravages aux quatre coins de la planète, le président brésilien soutenait qu’il s’agissait là d’une « petite grippette » et demandait aux états et aux municipalités de lever leurs mesures de confinement…

Depuis, le bilan sanitaire s’est bien aggravé avec plus de 250.000 cas avérés et près de 17.000 décès.

Pourtant, ni ce funeste bilan (très probablement en dessous de la réalité), ni la démission de son ministre de la santé (dimanche dernier), ni la saturation des services funéraires de la capitale Sao Paulo, ni le désarroi du maire de Manaus en Amazonie appelant à l’aide internationale  ne semblent convaincre Jair Bolsonaro de la dangerosité du Coronavirus et de la nécessité d’agir pour le contenir.

Mais ce déni n’est pas sans provoquer la colère d’une frange de la société brésilienne et une partie de la classe politique qui demande sa démission ou sa destitution.

Alors : la « simple grippette » pourrait-elle sceller le sort politique de Jair Bolsonaro ? D’ailleurs comment comprendre ce déni du président brésilien ?

Et qu’en est-il de la situation sur place dans un pays où les inégalités sont criantes et où toute une partie de la population reste à la marge du développement ?

Habitants des favelas, populations autochtones d’Amazonie, nous essaieront de comprendre comment ces brésiliens traversent cette crise majeure…

"Il y a quatre facteurs qui expliquent la logique jusqu’au boutiste de Bolsonaro : il maintient une réthorique complotiste et anti système qu'il développe depuis son élection.  Il est aussi très lié aux milieux évangéliques, anti scientistes, avec cette idée que c’est Dieu qui décidera. Si Bolsonaro veut avoir une chance d’être ré élu c’est à la condition que l’économie reparte, donc incompatible avec le confinement. Enfin il représente un certain Brésil inégalitaire où il y a un discours des élites qui dit que les plus faible doivent mourir." Juliette Dumont

"Je ne vois pas les militaires faire le coup d force, ils n’y ont pas intérêts, ils sont déjà bien en place dans les institutions. Un auto coup d’Etat serait très compliqué à mettre en oeuvre dans un grand pays comme le Brésil. Cette volonté d’aller vers la dictature est très minoritaire dans l’opinion publique." Olivier Dabène

Extraits sonores

- Jair Bolsonaro lors d'une allocution télévisée le 24 mars dernier évoque l'idée d'un "retour à la normalité" (BFM The Guardian, 24 mars 2020)
- Le juge Moro à propos de sa démission réaction de Jair Bolsonaro (France 24, 24 avril 2020)
- Jair Bolsonaro devant le palais présidentiel (à 14") "C'est une pure manifestation de démocratie, je suis très honoré. Le gouvernement fédéral a donné tout son soutien aux gens contaminés par le virus, et on espère bientôt venir à bout de ce problème." (France 24, 17 mai 2020)
- Témoignages d'un médecin urgentiste  et d'une habitante de la favela de Paraisopolis à Sao Paolo ainsi que de Robson Da Silva, aide-soignant, qui s'inquiète pour les habitants de la favelas de Paraisopolis dont il fait partis (France 24, reportage de Fanny Lothaire, Louise Raulais, Anne-Laure Desarnauts et Augusta Lunardi, 15 mai 2020)
- L’appel à l’aide du chef Raoni Metuktire pour aider son peuple à faire face à l’épidémie (Le Figaro, 28 avril 2020)

Extraits musicaux

- « Massa » de Dandara (Label : Tropical Twista records)
- « Brasil Saudade » de Mauricio tiré de l’album Café com Canções (autoproduit)

Une émission préparée par Mélanie Chalandon. 

INTERVENANTS
  • Juliette Dumont, historienne, maîtresse de conférences à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (université Paris-III-Sorbonne nouvelle)
  • Olivier Dabène, professeur des Universités en science politique à Sciences-Po Paris, président de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes
  • Livia Kalil, Coordinatrice du Pôle Brésil de l’Institut des Amériques, et doctorante en Science Politique (Université Sorbonne Nouvelle) et l’Université de Sao Paulo (USP).
  • François Michel Le Tourneau, Géographe, directeur de recherche au CNRS, École normale supérieure – PSL.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire