Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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mercredi 20 mai 2020

Boris Cyrulnik : "On a oublié qu'on appartenait au monde vivant" | France Inter 26 avril 2020 via notre F LB



Faisons le point avec lui sur ce que cette pandémie et surtout ce confinement bouleverse dans nos vies, nos vies personnelles, mais aussi notre vie en société.

Boris Cyrulnik
Un grand témoin est avec nous : le neuropsychiatre Boris Cyrulnik : il nous dira, lui qui est tellement attaché au concept de résilience si le contexte actuel s’y prête et à quelles conditions.

On parlera notamment de la façon dont on aborde les choses aux différents âges de la vie, pour les enfants, pour les plus âgés, les plus fragiles.

Quel regard porte-t-il sur cette pandémie, et ce qu’elle représente pour les soignants, pour les malades, pour leur famille ? Quelles sont les conséquences psychologiques de ce confinement ?

Le dernier livre de Boris Cyrulnik est "La nuit, j'écrirai des soleils" (éditions Odile Jacob)

On sera aussi en ligne avec Laura Bedu, directrice d’un EHPAD de Saint Tropez dans lequel le personnel s’est confiné nuit et jour avec les résidents pendant deux semaines.

Egalement au sommaire de cette émission, des paroles d'enfants recueillies par Sébastien Baer, un reportage de Claire Chaudière sur l'addiction à l'alcool en période de confinement, un autre lors d'un anniversaire d'un résident dans un EHPAD.

Et la rubrique "Confinés mais pas résignés", avec le "Carnet des solutions" de Philippe Bertrand. Il a interviewé Fatima Mostefaoui, une habitante des quartiers Nord de Marseille qui avec son association des femmes des quartiers populaires "Avec nous" a lancé l’opération : Partage ton wifi, donne ton code à tes voisins afin d’assurer la continuité pédagogique.

Extraits de l'entretien

"Se confiner, c'est être enfermé, prisonnier... Or, quand on isole quelqu'un sensoriellement alors qu’il ne le souhaite pas, cela restreint la stimulation de son cerveau. Si cela dure  longtemps cela provoque des angoisses et des décompensations psychologiques. Trop longtemps, le cerveau s’altère."

S’il n’y a pas « d’autre », le cerveau s’éteint. On le voit sur les photographies en neuro-imagerie maintenant.

"Lorsqu’on est confinés à plusieurs dans un tout petit espace, au contraire, il y a une hyper stimulation et on n'arrive pas à traiter toutes les informations. Le rythme naturel se casse complètement. Dans les deux cas, trop seul ou trop nombreux dans un appartement trop petit, on n'est pas bien."

"L’isolement est très agressif pour les personnes âgées. Elles peuvent se laisser mourir de solitude. On appelle cela le syndrome de glissement. On parle de une mort naturelle alors qu’il s’agit d’une mort par carence affective".

"On a oublié qu'on appartenait au monde vivant : on partage la planète avec les animaux. Si on enferme les animaux, si on fait de la surpopulation dans les élevages, on crée les conditions de fabrication de virus. Ensuite les avions et les autres moyens de transport font le reste. Bref, si on massacre le monde vivant, on partira avec lui". 

"Après les situations de catastrophes ou de chaos le danger arrive souvent de quelqu'un qui dit : « J'ai la solution, votez pour moi » Et ce sont des dictateurs que les gens sont prêts à croire. Mais généralement, c'est une escroquerie politique. La bonne solution serait d’attacher de l'importance à « l'être ensemble » et au groupe pour lequel on fait des efforts et on renonce à certaines choses. La solidarité est un précieux facteur de résilience, mais c’est aussi un sacré défi."

>>> L'intégralité des échanges scriptés sont à retrouver ici pour ce que le confinement et la pandémie bouleverse dans nos vies (enfants, seniors, héros...) et là pour sa vision de l'après confinement

Les invités

Boris CyrulnikNeuropsychiatre et ethnologue

Programmation musicale
  • Louis chedid
Les références
  • La nuit, j’écrirai des soleils écrit par Boris Cyrulnik(Éditions Odile Jacob)
L'équipe
  • Irène MénahemAttachée de production
  • Virginie RouzicChargée de programme
  • Olivia FerrandiJournaliste

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