Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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vendredi 15 mai 2020

∆∆∆ 2018, les 70 ans d’Israël : les bougies du désenchantement (3/4) : Une terre trois fois sainte et la question palestinienne | France culture 29/04/2020



Consubstantielle à la création de l’Etat d’Israël, la difficile question palestinienne est même devenue une énigme irréductible. Pris en étaux entre la réalité contemporaine, l’Histoire, la mythologie, la rhétorique biblique et messianique les différents acteurs s’affrontent depuis 70 ans.

A Hébron
Consubstantielle à la création de l’Etat d’Israël, la difficile question palestinienne est même devenue une énigme irréductible. Pris en étaux entre la réalité contemporaine et immédiate, l’Histoire, la mythologie, la rhétorique biblique et messianique les différents acteurs s’affrontent depuis 70 ans, chacun jetant à la figure de l’autre son droit inaliénable à vivre sur ce petit espace proche-oriental que tous appellent Terre Sainte.

"En fait, nous devons affronter la question de la fascination qu'éprouvent les israéliens pour cette terre, mais aussi celle des palestiniens, les deux nations. A cause du traumatisme de l'exil juif et de l'holocauste, du traumatisme palestinien de 1948, les sentiments à l'égard de cette terre sont exacerbés." 

Au pouvoir depuis bientôt 20 ans, la droite israélienne n’a jamais fléchie sur la question des colonies. Du centre droit avec le Likoud aux extrémistes de droites laïcs ou religieux, ils ont depuis bien longtemps rompu avec cette droite nationaliste promotrice de paix qu’incarnait Menahem Begin. Depuis les accords d’Oslo, les faucons sont aux affaires tandis que les colonies ne cessent de croître. « A toi et à ta race après toi, je donnerai le pays où tu séjournes, tout le pays de Canaan, en possession à perpétuité, et je serai votre Dieu. » 

En faisant cette promesse à Abraham, celui dont on peut prononcer le nom ne se doutait sans doute pas des conséquences 5778 ans plus tard. Installés à Hébron en Cisjordanie, à Jérusalem-Est où à Silwan quartier majoritairement peuplé de Palestiniens, situé au sud-est de la cité de David, là où l’archéologie n’est pas simplement un sujet pour les archéologues, l’agence Elad (acronyme signifiant « la cité de David » en hébreu), a des rêves bibliques : révéler au monde l’antériorité de la présence juive à travers celle des Hébreux et mettre en place des programmes de « revitalisation résidentielle », expression pudique pour parler de colonisation par l’installation de familles juives. 

Avec

Chantal Abu Aisheh, responsable d’un centre culturel franco-palestinien à Hebron
Noam Arnon, rabbin et responsable d’une colonie au plein coeur d’Hebron et ses colons
David Elkubi, colon de Jérusalem Est
Yonathan Mizrahi, archéologue militant
Jonathan Berg, philosophe, université de Haifa (Israël)
Farh Abu Diaf, habitant palestinien de Jérusalem Est
Shlomo Sand,historien israélien spécialisé dans l'histoire contemporaine

Un documentaire d'Alain Lewkovicz, réalisé par Assia Khalid

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