Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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vendredi 15 mai 2020

∆∆∆ 2018, les 70 ans d’Israël : les bougies du désenchantement (2/4) : Exil, Shoah, guerres et syndromes post-traumatiques | France culture 28/04/2020



Présent dans l’inconscient collectif et la conscience nationale le traumatisme suinte. Il est le lot de tous, le fardeau qu’on se transmet de génération en génération, chaque fois un peu plus lourd.


Valse avec Bachir
Traumatisme. C’est en doute en Israël que ce terme prend toute sa signification. 

Présent dans l’inconscient collectif et la conscience nationale le traumatisme suinte. Et il est le lot de tous, le fardeau qu’on se transmet de génération en génération, chaque fois un peu plus lourd. De l’Exil biblique à Gaza en passant par la Shoah et toutes les guerres israélo-arabes, les Israéliens constituent un mille feuille de traumatismes et de tous leurs syndromes. Un cocktail explosif.

"A l'école par exemple, on a chaque année, le jour de l'Holocauste et le jour du souvenir. Pour des adolescents, ces journées sont très marquantes. A 17 ans, un officier vient à l'école et parle de l'importance de l'armée. Et tous les après-midi, tu vas t'entraîner pour l'armée." Yaniv Itskowicz

Il a « suffi » de quelques films comme Beaufort, Valse avec Bachir et Lebanon pour que toute une nation, et toute une génération se trouve enfin une thérapie. Une véritable analyse à l’échelle de toute un pays, un travail de mémoire qui n’avait jamais été possible, comme si la seule mémoire disponible, la seule valable était celle de la Shoah. La guerre que ces films nous montrent est celle du prix à payer pour vivre en Israël. Le prix du traumatisme dont souffrent tous les Israéliens, toutes générations confondues. Guerre après-guerre, opérations militaires après opérations militaires, attentats après attentats, Israël accumule et sédimente les traumatismes qu’on commence à peine à prendre en compte et à soigner. Les « héros » revenus du long exil de 2000 ans et des camps nazis pour bâtir l’Etat d’Israël sont adulés et célébrés tandis que la figure du combattant d’élite ne cesse de fasciner la psyché de toute une nation. Dans ce pays à l’instabilité permanente, les maladies liées aux syndromes post-traumatiques sont légions. 

"C'est après cette première guerre du Liban qu'on a commencé à parler de syndrome post-traumatique. Avant, n faisait en sorte que cette question ne soit pas audible au sein de la société." Zohava Salomon





Avec  

Yishai Sari, écrivain
Nadav Lapid, réalisateur
Zahava Solomon, psychologue spécialiste des syndromes post-traumatique
Yaniv Itskowicz,écrivain
Samuel Maoz,réalisateur israélien
Ariel Schweitzer, critique de cinéma et spécialiste du cinéma israélien
Yaron Elder, ancien militaire et fondateur d’une association de victimes de syndromes post-traumatique
Avi Mograbi, réalisateur et acteur israélien
David Grossman, écrivain

Un documentaire de Alain Lewkovicz, réalisé par Assia Khalid

Filmographie

Foxtrot ; Lebanon - Samuel Maoz
Valse avec Bachir  - Ari Folman
Beaufort  - Joseph Cedar
Le policier  ; L'institutrice  - Nadav Lapid
Entre les frontières ; Dans un jardin, je suis entré  - Avi Mograbi
Mon trésor ; Loin de mon père ; Jaffa  - Keren Yédaya

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