Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

Saisir des mots clefs à rechercher

vendredi 15 mai 2020

∆∆∆ 2018, les 70 ans d’Israël : les bougies du désenchantement (1/4) : Socialisme kibboutznik et vanité israélienne | France culture 27/04/2020



Symbole du sionisme socialiste et du collectivisme égalitaire, le kibboutz, fondé il y a plus d’un siècle par les pionniers juifs venus s’installer en Palestine, a été la marque de fabrique de l’Etat d’Israël.

Jérusalem
Symbole du sionisme socialiste et du collectivisme égalitaire, le kibboutz, fondé il y a plus d’un siècle par les pionniers juifs venus s’installer en Palestine, a été la marque de fabrique de l’Etat d’Israël. Une idée révolutionnaire promue par une société volontaire et coopérative qui a permis à cette jeune nation de se développer et à l’idéal israélien d’exister. Mais l’engouement qu’il a suscité n’est plus, balayé par les vents du libéralisme et d’une société mosaïque dans laquelle le mot « kvoutza », comprendre « groupe », semble ne plus avoir de sens.

"La Palestine juive était uniquement composée d'émigrés volontaires qui étaient venus surtout de Russie pour fuir les persécutions. Il y avait des tailleurs, des ingénieurs, des écrivains et tous ces gens n'avaient qu'un but : c'était faire ce noyau d'Israël."

Le kibboutz est sans doute « l’institution » la plus représentative de ce petit pays né il y a 70 ans. Fondé par des Ashkénazes venus d’Europe de l’Est, empreints de sionisme et d’idéal socialiste. C’est à chacun selon ses besoins mais surtout selon ses capacités. Une forme aboutie d’un communisme démocratique, pilier incontournable du jeune Etat. Et si son mode de fonctionnement a su attirer des centaines de milliers de gens originaires du monde entier désireux de vivre cette expérience collective où même les vêtements sont mis en commun, il porte en germe, dès ses débuts, toutes les contradictions qui vont profondément secouer la société israélienne dans son ensemble. 

L’arrivée massive des Sépharades et le libéralisme économique vont cependant avoir raison d’un mode de vie dénué de propriété privée et qui ne représente aujourd’hui que 3% de la société israélienne, soit 125 000 personnes réparties dans quelques 250 kibboutzim. Les vêtements de la marque ATA, ceux des pionniers, rendus célèbres pas David Ben Gourion, refont surface dans les quartiers chics et branchés de Tel Aviv. Toute une histoire.

"Israël est très très jeune. On essaye tout le temps de raconter notre histoire, de pleins de manières. On a du mal avec l'histoire récente." Monica Lavi




Avec :

Adi Etzion, artiste
Uri Weber, Kibboutzim
Monica Lavi, directrice  du Nachum Gutman art museum, Tel-Aviv, Israël
Françoise Coriat, professeur à l’université arabe de Jérusalem
avec la voix de Joseph Kessel en archive

Un documentaire d'Alain Lewkovicz, réalisé par Assia Khalid

Aucun commentaire:

Publier un commentaire