Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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vendredi 15 mai 2020

∆∆∆ 2018, les 70 ans d’Israël : les bougies du désenchantement (4/4) : Etre israélien, telle est la question | France culture 30/04/2020



Le Sabra, le juif né en terre d’Israël, l’israélien, était au programme de Ben Gourion, le nouveau roi David pour les religieux, le père de la Nation pour les autres. Il devait incarner ce tout jeune pays. Qu’est-il devenu 70 ans après sa naissance, entre rêves contrariés et désillusions ?

La ville de Silwan
L’homme nouveau, le Sabra, le juif né en terre d’Israël, l’israélien, était au programme de Ben Gourion, le nouveau roi David pour les religieux, le père de la Nation pour les autres. 

Il devait incarner ce tout jeune pays, ses espoirs et ses promesses. Qu’est-il devenu 70 ans après sa naissance, entre rêves contrariés et désillusions ? 

Atomisé par la fin des avenirs radieux, l’israélien se cherche une définition dans les méandres de sa propre complexité.

"Imaginez un malade qui a deux options : la première, c'est de mettre un pansement sur la plaie ; et l'autre, c'est de subir une opération à l'hôpital sans savoir comment il en ressortira, peut-être qu'on lui coupera la jambe. La société israélienne est dans la même situation." Jonathan Berg

14 juillet 2011. Stav Shaffir plantait sa tente sur l'avenue Rothschild, la plus huppée de Tel Aviv pour protester contre la hausse considérable des loyers et l'impossibilité de se trouver un logement décent. Se faisant, elle était à l'origine d'un mouvement de contestation qui allait rassembler tous les pans d'une société jusqu'alors fortement divisée et clivée. De Haïfa au nord, à Beersheva au sud en passant par Afula, Modiin et Eilat, le mouvement que la jeune journaliste de 26 ans a initié s'est propagé comme une traînée de poudre. 

"Il y a beaucoup de lassitude par rapport au conflit, et la plupart des israéliens ne veulent plus en entendre parler. Ils veulent qu'on leur dise : "ok, on va chasser les terroristes, on va limiter le danger qui pèse sur vos vies, et vous, vivez une vie normale, consommez"." Jonathan Berg

Ce ras-le-bol social spontané soutenu par 87% de la population rassemblant pour la première fois toutes les composantes de la société israélienne – religieux et laïcs, jeunes et vieux, Juifs et Arabes, Ashkénazes et Séfarades, militants de droites et de gauche, étudiants et travailleurs pauvres, classe moyenne et population défavorisée – a semblé transcender les étiquettes politiques et les divisions traditionnelles en incarnant qu'une seule et unique chose : le peuple de la justice sociale ! Les Israéliens cessaient d’être exclusivement des Juifs. Ils devenaient des citoyens qui inventaient une nouvelle cohésion sociale. Quelques semaines après, on n’en parlait plus. Le citoyen avait repris sa vraie place, celle de celui qui est pour ou contre la colonisation. Derrière cette caricature c’est la question de l’identité sociale israélienne qui se pose.

"Ce qui est arrivé, surtout, c'est le changement démographique en Israël." Michel Bar-Zohar

Avec

Michel Adari, ancien cadre du Likoud
Yishai Sarid, avocat et romancier israélien
Nadav Lapid, réalisateur, scénariste, écrivain et critique littéraire israélien
Jonathan Berg, philosophe, université de Haifa (Israël)
Michel Bar-Zohar, historien israélien, ancien député travailliste des années 1990 à la Knesset
Roni Bar,journaliste politique
Oren Pasternak,ancien animateur du mouvement des tentes à Tel Aviv en 2012
Haggaï Matar, journaliste digital
Samuel Maoz, réalisateur israélien
Hanine Majadli, journaliste palestinienne
Avi Mograbi, réalisateur et acteur israélien
Keren Yédaya, cinéaste israélienne
David Grossman, écrivain
Shlomo Sand,historien israélien spécialisé dans l'histoire contemporaine

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