Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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samedi 25 avril 2020

∆∆∆ Philosophie de l'épidémie : La panique est-elle cinématographiquement transmissible ? | France culture 23/09/2014



Le succès grandissant du cinéma d’horreur épidémique, de sa viralité, conduit à s’interroger sur les causes ou les raisons qui poussent les spectateurs à regarder ce genre de films. L’horreur est l’émotion qui saisit celui qui en vient à douter de lui-même, devant sa possible dissolution.

"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002.
Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus
qui transforme les humains en êtres
assoiffés de violence
Pourquoi les films tels que 28 Days Later, Contagion, L'armée des 12 singes, Dernier train pour Busan... connaissent-ils un tel succès. Réponse simple : ce sont peut-être de bons films, mais surtout, les amateurs du genre sont prêts à supporter l’horreur pour voir et savoir ce qui les horrifie dans l’idée d’épidémie. 

La menace épidémique contraint à fuir et à embrasser le scepticisme

Les films d’horreur épidémique constituent les variations et les révisions d’une histoire qui met en scène des individus que la menace épidémique contraint à fuir et à embrasser le scepticisme. La conscience de notre identité face au changement, change, bouge, disparaît, est dissolue. L'horreur est de ne plus être ce que que nous croyons que nous étions. L’issue trouvée par le fugitif est d’être fidèle à lui-même.

>>> Radioscopie de la peur - une histoire du film d'horreur

Radioscopie de la peur - une histoire du film d'horreur

Mais la menace épidémique est une certitude qui n’offre que l’incertitude : le scepticisme qu’elle induit s’étend en effet jusqu’à la connaissance de soi. L’horreur est l’émotion qui saisit celui qui en vient à douter de lui-même et de sa propre sincérité lorsque la contamination menace. Les films d’horreur épidémique peuvent contaminer les spectateurs de leur scepticisme, mais ils peuvent aussi révéler un moyen de le dépasser.

>>> The Thing : une phénoménologie de l'horreur

Par Adèle Van Reeth
Réalisation : Nicolas Berger
Lectures : Anouk Grinberg
- Vincent Martin and his Bahamians, Zombie jamboree
  • The Walking Dead Original Soundtrack
  • *- * Ezio Bosso, De la peure *- * William Sheller, Oh ! j’y cours tout seul
Lectures:

Stanley Cavell , *Les voix de la raison * (Seuil)
  • Ludwig Wittgenstein , Le cahier bleu et le cahier brun  (Gallimard)
  • Descartes ,* Discours de la méthode *
Extraits:

*- 28 days later * de Danny Boyle (2002)
- Invasion of the body snatchers  de Don Siegel (1956)
  • Panic in the year 0  de Ray Milland (1962)
  • 28 weeks later , film de Juan Carlos Fresnadillo (2007)
  • Interview de Georges Romero dans On aura tout vu  (France Inter 20 juin 2008)
Information complémentaire:

Hugo Clémot dirige actuellement un ouvrage collectif intitulé Enseigner la philosophie avec le cinéma , qui devrait paraître aux éditions "Les contemporains favoris" en décembre 2014.

Hugo Clémot
professeur agrégé de philosophie en lycée, et chercheur associé au laboratoire « Philosophies contemporaines » de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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